Avant même la réunion convoquée pour le premier week-end de mars par la présidente de la Commission européenne pour discuter de la sécurité en Europe, le PDG du groupe allemand Rheinmetall, Armin Papperger, annonçait que son groupe envisageait la conversion de deux de ses usines de composants automobiles, qui fournissaient des pièces pour Golf et Audi, à la production d’armements en raison de la très forte demande. Allant plus loin, il annonçait également vouloir reprendre l’usine Volkswagen d’Osnabrück, menacée de fermeture, pour y produire des chars.
En fait, les perspectives d’affaires sont si bonnes dans le domaine de l’armement suite aux décisions de l’UE de tout faire pour militariser les économies européennes que, si les choses continuent à ce rythme, on risque d’avoir prochainement des missiles Porsche (de luxe, bien entendu...)1. Blague à part, on en est à se demander si l’ancienne ministre de la Défense du gouvernement Merkel et aujourd’hui présidente de la Commission (
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