Lorsque les historiens du futur auront à identifier le moment où l'ère de l'après-guerre froide s'est transformée en nouvelle guerre froide, ils devront examiner de près cette semaine.
L'administration Obama pavoise après avoir réussi, enfin, à rallier les principaux alliés européens des Etats-Unis - Royaume-Uni, France, Allemagne et Italie - à sa stratégie concertée d'isoler la Russie de l'Europe et de lui imposer des sanctions douloureuses.
Obama aurait pu faire un exaltant discours style rideau de fer cette semaine - mais bon, il y a ces gâchis en Libye, en Irak, en Syrie, en Afghanistan, etc., et l'abominable massacre dans la bande de Gaza qui a gâché sa réputation, et, puis, n'oubliez pas, c'est un Nobel, il n'est pas censé lancer un cri de guerre.
Tout de même, la vidéo de la téléconférence d'Obama lundi avec ses homologues européens notifiant l'accord sur "les sanctions coordonnées contre la Russie" indique sans le moindre doute que l'ère de l'après-guerre (
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