Comité Surveillance OTAN
3 mai 2025
Depuis le 1er novembre, date de l’écroulement de l’auvent de la gare de Novi Sad, la Serbie est secouée par une vague inédite de manifestations, organisées pour la plupart par des étudiants soutenus par une partie du corps académiques et par les partis d’opposition, libérale comme nationaliste. Selon eux, cet accident – qui provoqua la mort de 16 personnes – est dû à la corruption qui aurait émaillé de récents travaux effectués dans cette gare de la seconde ville de Serbie. Aussi réclament-ils la publication de tous les documents concernant la rénovation de la gare, ainsi que : - l’annulation des charges à l’encontre des étudiants interpellés au cours de plus de cinq mois de manifestations, - l’arrestation de contre-manifestants ayant agressé des étudiants, - l’augmentation des fonds alloués aux universités et - une enquête sur une « arme sonique » qui aurait créé un mouvement de panique lors de la plus importante de ces manifestations, le 15 mars à Belgrade. Le président (...)
1er mai 2024
Le 24 mars 1999, quand débutait la campagne de frappes aériennes contre la République fédérale de Yougoslavie (RFY, composée de la Serbie et du Monténégro), l’OTAN brisait le fragile équilibre en vigueur depuis la fin de la guerre froide. En effet, par cette agression caractérisée contre un Etat qui ne les menaçait nullement, les puissances occidentales se sont affranchies des règles du droit international d’une double manière. D’une part, la « guerre du Kosovo » n’a pas été autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU, seule instance habilitée à autoriser une intervention armée extérieure. D’autre part, comme il apparut bientôt, le but de cette guerre, présentée comme « humanitaire », était d’amputer un Etat souverain d’une partie de son territoire, ce qui fut officialisé en 2008 par la proclamation d’indépendance du Kosovo, encouragée, voire organisée, par la plupart des puissances occidentales. Ce mois de mars 1999 connaissait également le premier élargissement de l’OTAN depuis 1982, avec (...)
1er octobre 2023
A l’instar des paysans du Larzac il y a un demi-siècle, une communauté d’éleveurs et d’agriculteurs monténégrins s’oppose à la création d’un camp militaire sur ses terres. Cependant, si les premiers n’avaient en face d’eux « que » l’armée française, les défenseurs de la Sinjajevina affrontent non seulement leur armée nationale mais aussi et surtout les puissantes forces de l’OTAN. Et avec succès, jusqu’à présent. Au bout d’une route rocailleuse et escarpée (20 km en 1ère vitesse !) à travers la Sinjajevina, au cœur du Monténégro, nous arrivons à l’église Ružica où la population locale y fête Saint Élie, le patron orthodoxe des bergers et éleveurs. Cette année, l’hôte d’honneur est l’évêque du Monténégro, Mgr Joanikije, venu pour des raisons pastorales, mais aussi en soutien à la lutte engagée (...)
Daily Telegraph (Nouvelle-Zélande)
26 mai 2022
L'Alliance occidentale a passé 78 jours à bombarder la Yougoslavie en 1999, contaminant la nation des Balkans avec au moins 15 tonnes de munitions à l'uranium appauvri (UA) hautement toxiques. Les avocats serbes ont déposé plusieurs poursuites contre l'OTAN, mais n'ont encore reçu aucune admission formelle d'actes répréhensibles de la part de l'Alliance pour ses actions. « L'OTAN a officiellement répondu aux poursuites intentées par les Serbes auprès de la Haute Cour de Belgrade concernant l'utilisation de munitions à l'UA par l’Alliance lors de la campagne de bombardements de 1999, réclamant l'immunité de poursuites », a déclaré Srdan Aleksic, un avocat représentant les victimes, à Sputnik Serbie. "Dans sa déclaration au tribunal, le bureau de liaison de l'OTAN en Serbie a indiqué que l'Alliance bénéficiait d'une immunité totale sous la juridiction serbe sur la base de l'accord de 2005 entre l'Alliance et l'Union d'États de Serbie-et-Monténégro ‘sur la participation au (...)
1er avril 2022
Belgrade, mars 1999 Le 24 mars dernier, les Serbes ont commémoré le 23e anniversaire du déclenchement de l’agression de l’Otan, avec cette année-ci, une ampleur toute particulière. Le pays doit en effet ressentir de manière particulièrement aigüe le contraste saisissant entre les discours d’aujourd’hui, dénonçant les crimes de guerre et la violation du Droit International, et ceux d’hier... Certains évoquent même aujourd’hui de traîner Poutine devant le Tribunal Pénal International, pour ‘crime d’agression’ ; en 1999, un responsable étatsunien déclarait « L’Otan est l’accusateur, le procureur,  le jury et l’exécuteur, car c’est l’Otan qui paie les factures du TPI. L’Otan ne se soumet pas au droit international, il et le droit international »[1] Le 24 mars 1999 les civils yougoslaves de sont réveillés au son des (...)
Interview de Samuel Legros, chargé de recherche et de plaidoyer à la CNAPD.
La Libre
18 août 2021
L’Otan, les États-Unis et l’Europe doivent-ils stopper leurs interventions militaires à l’étranger ? Oui, l’Occident doit arrêter mais sans pour autant stopper toute politique qui vise la stabilisation au niveau international. Les motifs officiels avancés par les chancelleries occidentales - la pacification, la défense des droits humains, la défense des droits des femmes… - alimentent dans une certaine mesure la fabrique du consentement pour accompagner en discours les interventions militaires. Mais les raisons réelles sont autres - géopolitiques, géostratégiques et géoéconomiques - et peu présentées ni débattues dans le débat national citoyen. Cette dissonance ne permet pas d’appréhender la plus-value des interventions militaires occidentales. Quelles plus-values voyez-vous à ces interventions ? Sur le terrain, elles s’avèrent toutes désastreuses. La débâcle en Afghanistan confirme qu’aucune intervention militaire ne fonctionne - ni n’est légitimée - au regard (...)
18 mai 2021
Le président tchèque  Miloš Zeman demande pardon à la Serbie pour les bombardements de l'OTAN Recevant le président de Serbie à Prague, son homologue tchèque, Miloš Zeman a présenté publiquement, ce 18 mai 2021, ses excuses pour le bombardement de la Serbie en 1999 : « Je demande pardon à la nation serbe. Nous avons parlé avec le Président (de Serbie, Aleksandar Vu?i?) de l'amitié traditionnelle tchéco-serbe, qui s'est manifestée, par exemple, en 1938, lorsque nous avons été trahis par nos alliés occidentaux, mais aussi en 1968, lorsque nous avons été trahis par nos alliés orientaux. On ne choisit pas. Dans les deux cas, le peuple serbe nous a exprimé son soutien. Et nous lui avons répondu en le bombardant. C'est pourquoi je voudrais profiter de cette occasion pour m'excuser d'avoir bombardé l'ex-Yougoslavie. Talleyrand dirait que, pire qu'un crime, c'était une erreur. Et je voudrais demander pardon à la (...)
20 septembre 2020
La Serbie et sa province sécessionniste du Kosovo ont signé, le 4 septembre à Washington, des accords essentiellement économiques, ouvrant la porte à des investissements des États-Unis, notamment pour restaurer les communications entre Belgrade et Pristina. L'invité-surprise de ces négociations a été Israël : les diplomates états-uniens ont réussi à faire signer aux frères ennemis balkaniques des accords garantissant la reconnaissance du Kosovo par Israël et le déplacement de l'ambassade serbe de Tel Aviv à Jérusalem. Au grand dam du peuple palestinien et du droit international !    Alors que le « dialogue » entre Belgrade et Pristina, entamé il y a plus d'une décennie sous le patronage de l'Union européenne, tarde à donner des résultats tangibles, Washington a mis le grand braquet pour arracher un accord au forceps, deux mois avant des élections qui s'annoncent incertaines pour le candidat Trump.    C'est ainsi qu'ont été convoqués, début septembre à Washington, le président (...)
Georges Berghezan et Roland Marounek
1er avril 2019
Il y a 20 ans, la guerre du Kosovo ouvrait la voie aux suivantes. La nuit du 24 au 25 mars 1999, l’OTAN commençait une campagne de bombardement au-dessus de ce qui restait de la Yougoslavie. Les frappes allaient durer 78 jours et conduire au démembrement final de ce pays. Après 20 ans, et bien d’autres bombes, quelles leçons tirer de cette première « guerre humanitaire » ?
25 mai 2017
Cet Appel a été présenté à Bruxelles, par Marko Milacic, responsable du Mouvement pour la Neutralité du Monténégro le 25 mai 2017, lors de la conférence du Contre-Sommet Otan
25 mai 2017
Aperçu de l'intervention à la conférence du Contre-sommet Otan
25 mai 2017
18 ans après les opérations militaires en ex-Yougoslavie, la Serbie a décidé de poursuivre les pays de la coalition menée par les Etats-Unis
1er octobre 2016
Le général américain Wesley Clark a connu son heure de gloire en 1999, lorsque lui a été confié le commandement des forces de l’OTAN bombardant la Serbie et sa province du Kosovo. Cette campagne de près de trois mois de frappes aériennes a détruit la majorité des infrastructures du pays et tué quelque 2.000 civils sous prétexte de prévenir un génocide qui s’est avéré aussi inexistant que les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein. À l’époque, l’agressivité de Clark avait même suscité l’insubordination de son adjoint, le général britannique Michael Jackson qui, juste après les bombardements, a refusé d’obéir à son ordre d’attaquer les troupes russes qui étaient arrivées les premières à l’aéroport de Pristina, capitale du Kosovo, lui rétorquant : « Je ne vais pas commencer la Troisième guerre mondiale pour vous ». Après la guerre, Clark a pris sa retraite militaire et s’est lancé dans la politique, devenant un membre influent du Parti démocrate, poussant à une politique (...)
31 août 2016
La réunion  de constitution de l'Alliance Pour la Neutralité du Monténégro, lancée par le mouvement de paix No to war – No to Nato, s'est tenue à Niksic ce 8 août 2016, en présence de 200 participants, représentant la société civile, le milieu politique et culturel et d'autres associations.  La réunion a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes des agressions de l'Otan dans notre pays et dans le monde. L'objectif principal du mouvement est la réalisation d'un referendum sur la situation militaire actuelle.  Le commun dénominateur de tous les membres de l' Alliance pour la neutralité du Monténégro est que le referendum doit porter sur la neutralité du pays et sur le respect de la volonté du peuple, contre la volonté du gouvernement du Monténégro, qui veut incorporer de force le Monténégro à l'Otan. Un soutien à (...)
Sputnik
20 février 2016
Des milliers de Serbes sont descendus samedi dans les rues de Belgrade pour protester contre la signature le 19 février par le président Tomislav Nikolic d'une loi validant l'accord de coopération avec l'Otan. ​Les manifestants ont défilé jusqu'à l'ambassade de Russie en Serbie. ​Certains d'entre eux brandissaient des drapeaux russes et des portraits du président russe Vladimir Poutine. Ils ont qualifié d'honteuse la décision du président Nikolic d'approuver l'accord avec l'Otan.  ​Les manifestants proposent de soumettre la question de la coopération avec l'Alliance à un référendum et se disent prêts à organiser des actions de protestation jusqu'à ce que le président du pays ne revienne sur sa décision concernant l'adhésion de la Serbie à l'Otan.  (...)
15 décembre 2015
L'OTAN a invité, le 2 décembre, le Monténégro à entamer des négociations d'adhésion à son organisation. Ainsi, probablement en 2018, après achèvement de ces pourparlers et ratification de l'accord conclu par les parlements nationaux, l'appartenance de ce petit pays balkanique à la plus grande alliance militaire de la planète sera effective. Si le Monténégro possède un port important sur l'Adriatique, il ne risque pas, en raison de sa taille et de sa population (650.000 habitants), de devenir un poids-lourd de l'organisation atlantiste. Mais ce nouvel élargissement, à un 29 ème membre, appelle diverses remarques et questions. Il faut d'abord noter que, en avalant le Monténégro, l'OTAN contrôlera tout le nord et le nord-est de la Méditerranée, de Gibraltar à la frontière syrienne : tous les (...)
Sputnik
25 septembre 2015
Trois activistes du mouvement "Alternative" de la ville monténégrine de Niksic projetaient de participer à des débats publics où le premier ministre monténégrin Milo Djukanovic devait parler de l'avenir nord-atlantique du pays, mais leurs plans ont été torpillés par les forces de l'ordre. Les policiers ont emmené les jeunes gens au poste de police, sous le prétexte d'établir leur identité. Un autre activiste a été forcé de quitter la salle où le premier ministre tenait un discours au motif qu'il n'avait pas de passeport, bien qu'il leur ait présenté son permis de conduire, considéré comme une carte d'identité en vertu de la législation locale. "Nous sommes venus ici pour discuter de l'intégration à l'OTAN" , a expliqué le dirigeant d'"Alternative" Vesko Pejak (...)
1er janvier 2015
Faites ce que je dis… mais ne faites pas ce que je fais : telle pourrait être la leçon à tirer des frasques de la mission « Etat de droit » EULEX au Kosovo, chargée d'enseigner aux indépendantistes kosovars les bonnes manières dans le domaine de la lutte contre la corruption, la criminalité et l'impunité, notamment en supervisant étroitement leur police et leur appareil judiciaire. L'affaire a commencé fin octobre quand le quotidien albanophone de Pristina, Koha Ditore , a publié des dossiers en provenance d'EULEX, indiquant des rapports étroits entre des responsables de la mission de l'Union européenne et les milieux mafieux et politiques kosovars, ainsi que des lettres de la procureure britannique, qui venait d'être suspendue de ses fonctions, accusant un juge d'EULEX d'avoir reçu un pot-de-vin pour classer un dossier criminel, la procureure en chef d'EULEX de l'avoir couvert et un autre procureur d'avoir bloqué une enquête interne à ce sujet. Ainsi, le juge italien, (...)
Le Grand Soir
1er juin 2013
Raisons pour lire : "Quand Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves", de Fabrice Garniron
Gojko Raicevic
11 mars 2013
Nous présentons ici l’exposé prononcé lors de la récente réunion du réseau international « No to Nato » par Gojko Raicevic, président du réseau monténégrin Ne u rat, ne u Nato, (« Non à la guerre, non à l’OTAN »). Ce réseau est un nouveau membre du réseau international, dont la réunion annuelle s’est tenue à Gand du 10 au 12 mars. Nous nous réjouissons d’autant plus de la venue de cette organisation que le Monténégro pourrait devenir, dès l’an prochain, le prochain nouveau membre de l’OTAN. Ceux qui comprennent le serbo-monténégrin peuvent consulter son site, www.neunato.net. Le Monténégro, ancienne république yougoslave, est le plus petit Etat slave, plus de deux fois plus petit que la Belgique et, avec 630 000 habitants, près de 20 fois moins peuplé. Le pays a proclamé son indépendance en 2006, après un référendum truqué soutenu par les centres du pouvoir d’Europe occidentale et des Etats-Unis. L’idée d’un (...)
15 mai 2012
Alors que la guerre du Kosovo est souvent désignée comme un modèle d'intervention occidentale et un précédent qu'il faudrait reproduire en Syrie, même sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, il nous a semblé opportun de revenir à la présence de l'OTAN dans cette province serbe ayant unilatéralement proclamé son indépendance. Nulle force de l'OTAN, parmi toutes celles déployées sur la surface du globe, n'a connu la longévité de celle du Kosovo. Depuis bientôt treize ans, la KFOR, pour « Force du Kosovo », occupe ce coin des Balkans, une région certes moins agitée que l'Afghanistan, mais où sa simple présence témoigne de la persistance des tensions laissées par les guerres d'ex-Yougoslavie, tensions que les interventions occidentales n'ont fait qu'aiguiser. Bien entendu, l'OTAN (...)
1er octobre 2011
L'intervention "humanitaire" de l'Otan en Libye épouse, dans les grandes lignes, le schéma de la guerre du Kosovo : information à sens unique, encensement des "bons", diabolisation des "méchants", récits invérifiables d'atrocités justifiant cette guerre auprès de nos populations occidentales. En Libye, l'Otan protège de bien curieuse façon les civils qui se trouvent "du mauvais côté", bombardés, dans des villes assiégées, privés d'eau, menacés d'un bain de sang s’ils ne se rendent pas – et aucun responsable politique, aucun grand média ne se demande de quelle sorte de protection de la population civile il s'agit là. Comme il y a 12 ans au Kosovo, la propagande tente de sensibiliser et désensibiliser l'opinion dans le bon sens. Si l'Otan est en Afghanistan, nous a-t-on bien répété, c'est (...)
1er octobre 2011
Après avoir examiné l’évolution des républiques du nord-ouest de l’ancienne fédération yougoslave, nous allons maintenant tenter d’évaluer l’intégration euro-atlantique des trois Etats méridionaux issus de la Yougoslavie : Macédoine, Monténégro et Serbie, sans oublier la province serbe du Kosovo, qui a unilatéralement proclamé son indépendance en 2008.
1er octobre 2011
Après la rupture de toute relation lors de la proclamation d'indépendance de Pristina, le "dialogue" entre représentants serbes et kosovars a débuté à Bruxelles en mars 2011, sous la conduite d'un "médiateur" européen et d'un "observateur" étatsunien. D'emblée, ces derniers ont refusé que les pourparlers abordent la question du statut du Kosovo, comme le demandait Belgrade, mais uniquement les problèmes concrets rencontrés par les citoyens du Kosovo. Un premier accord a été conclu en juillet, Belgrade acceptant la circulation de véhicules immatriculés par Pristina et remettant des copies des registres de naissance. Mais les négociations butaient sur la reconnaissance des cachets de douane. Depuis 2008, les rares marchandises exportées par le Kosovo ne portaient plus le cachet de la Mission de l'ONU déployée, (...)
30 juin 2011
Vingt ans après le début des guerres yougoslaves, où en sont les États issus de l’ancienne fédération socialiste, notamment au niveau de ce qu’il est convenu d’appeler leur « intégration euro-atlantique » ? Le 25 juin 1991, la Slovénie et la Croatie proclamaient unilatéralement leur indépendance, provoquant une riposte de l’Armée populaire yougoslave (JNA) qui tentait, dès le lendemain, de reprendre le contrôle des frontières extérieures de la fédération. Côté tant slovène que croate, des unités de défense territoriale et de police, ainsi que des milices acquises aux gouvernements nationalistes de ces deux républiques, ouvraient le feu sur les soldats de la JNA. En Slovénie, la guerre s’acheva (...)
3 avril 2011
Le 25 janvier, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté, à une forte majorité, le rapport du sénateur suisse, Dick Marty, consacré au trafic d’organes organisé, en 1999 et 2000, par de hauts responsables de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) aux dépens de civils kidnappés au Kosovo, essentiellement des Serbes. En outre, l’Assemblée a adopté une résolution demandant l’ouverture d’une enquête par des « instances judiciaires internationales », sans préciser lesquelles. Si la résolution du Conseil de l’Europe n’a pas de portée contraignante, l’émotion suscitée par le rapport de Marty dans les Balkans et d’autres pays européens rendent difficile une nouvelle mise sous le tapis d’une enquête sur ces allégations, trois ans après les révélations de l’ancienne procureure du Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte, et plus de dix ans après les faits(1). La mission « Etat de droit » EULEX de l’Union européenne (...)
19 décembre 2010
Le 16 décembre, la Commission des questions juridiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a approuvé le rapport sur le « Traitement inhumain des personnes et trafic illicite d’organes humains au Kosovo », qu’il avait commandé, en 2008, au sénateur suisse Dick Marty, rendu célèbre par un précédent rapport, concernant les prisons secrètes de la CIA en Europe. L’enquête du Conseil de l’Europe avait été diligentée après les révélations de Carla Del Ponte dans son livre, La Caccia, exposant l’enquête avortée du Tribunal de La Haye sur le trafic d’organes organisé par des dirigeants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) en 1999 et 2000. Les victimes, capturées ou kidnappées au Kosovo, étaient ensuite expédiées dans des centres de détention du nord de l’Albanie, où ils subissaient l’ablation de leurs organes vitaux, en particulier les reins, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les organes étaient ensuite revendus, transportés par avion et greffés sur de (...)
1er octobre 2010
Le 14 septembre, s’est tenu dans un grand hôtel du quartier Schuman (Bruxelles) un séminaire consacré à un nouveau rapport sur la Bosnie-Herzégovine, réalisé par la « méga-ONG » britannique, Saferworld, et sa petite sœur bosno-norvégienne, le Nansen Dialogue Centre Sarajevo. Basé sur une étude « de terrain » réalisée dans huit villes de Bosnie et d’Herzégovine, un tel rapport – intitulé The missing peace (« La paix manquante ») – était a priori le bienvenu, car l’intérêt médiatique pour ce pays a fortement baissé depuis la signature, il y a près de 15 ans, de l’accord de Dayton qui marqua la fin d’une guerre sanglante. Rappelons que cet accord consacra la division du (...)
5 avril 2010
Le coup le plus magistral de l’OTAN fut sans doute de survivre à la fin de la guerre froide pour s’imposer comme garant de la stabilité mondiale. Les guerres d’ex-Yougoslavie ont joué un rôle-clé dans cette mutation. Jusqu’à la fin de la guerre froide, l’OTAN a été une alliance essentiellement défensive, confinée à la défense extérieure, mais aussi intérieure, de ses États membres (16 en 1989). Le fameux article 5 de la charte de l'OTAN fixait des balises précises : « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en (...)
Claudine Pôlet et Georges Berghezan
2 janvier 2010
Kosovo : une « success story » pour qui ? A partir du 1er mars prochain, il n'y aura plus un seul soldat belge au Kosovo. La nouvelle a été officiellement annoncée mercredi midi par le général Charles-Henri Delcour, le patron de l'armée belge, qui effectuait sa traditionnelle « visite de Noël » à Mitrovica, où sont stationnés les 213 Belges de la KFOR, la force de l'Otan pour le Kosovo. La décision belge s'inscrit dans le cadre de la stratégie de l'Otan au Kosovo. Laquelle prévoit de ramener, à la fin janvier 2010, le nombre des militaires déployés de 12.600 à 10.000. « C’est une page qui se tourne, mais c’est aussi la fin d’une success-story », a déclaré le chef de la Défense (...)
10 octobre 2009
Extraits du Discours de Franz Weber prononcé lors de la réunion internationale, organisée par le Forum de Belgrade du 23 au 24 mars 2009 dans la capitale serbe, à l’occasion du dixième anniversaire de l’attaque criminelle de l’OTAN contre la Serbie. Depuis le sinistre soir du 23 mars, où l’ordre a été donné par le haut commandement de la superpuissance qu’est l’OTAN, de déclencher la guerre contre la petite Serbie, je n’ai cessé de dénoncer cette monstrueuse barbarie, de dénoncer l’apocalypse écologique et la destruction irréparable d’un patrimoine artistique et culturel. Le génocide qui fut perpétré et qui a transformé de grandes parties de la magnifique Serbie en champs de ruines, ce génocide ne s’est pas arrêté aux (...)
24 mars 2009
Le 24 mars 1999, les bombardiers de l’OTAN entamaient 78 jours de raids sanglants sur la République fédérale de Yougoslavie (RFY), y compris la province serbe du Kosovo en proie à des violences séparatistes depuis trois années. Si les bombes occidentales n’eurent que peu d’effet sur la capacité militaire de l’armée serbo-monténégrine – 13 tanks détruits, notamment -, elles s’avérèrent dévastatrices pour la population civile : ponts, écoles, usines, marchés, trains, convois de réfugiés, stations et émetteurs de radio-télévision, et même l’ambassade chinoise, furent particulièrement visés. Révoltés par ces attaques brutales qu’encensaient des médias intoxiqués par une vision manichéenne des conflits dans les Balkans, (...)
Mondialisation.ca
24 mars 2009
Discours de Franz Weber prononcé lors de la réunion internationale, organisée par le Forum de Belgrade du 23 au 24 mars 2009 dans la capitale serbe, à l’occasion du dixième anniversaire de l’attaque criminelle de l’OTAN contre la Serbie.
AO n°32
30 décembre 2008
Avec de nombreux mois de retard, la mission européenne EULEX a entamé, le 9 décembre, son déploiement au Kosovo. Paradoxalement, ce déploiement fait suite à une importante victoire diplomatique de la Serbie car, contrairement à ses buts initiaux, EULEX n’aura pas pour mandat d’encadrer le Kosovo indépendant, mais continuera à se baser sur des principes garantissant l’intégrité territoriale de la Serbie.
John Laughland
RIA Novosti / Eurasia
1er octobre 2008
Munich est donc souvent rappelé, en particulier dans les milieux néo-conservateurs étasuniens, pour justifier des guerres contemporaines qui, dit-on, sont elles aussi des ripostes à des agressions. Qu’il s’agît de la Yougoslavie de Slobodan Milosevic en 1999, de l’Irak de Saddam Hussein en 2003 ou de toute autre pays ou situation dans le monde, le mantra est qu’il ne faut pas répéter les erreurs de 1938.Etrange, donc, qu’à l’occasion du 70ème anniversaire de Munich, les puissances occidentales aient au contraire exactement répété cette erreur.
30 septembre 2008
Dessin de Tošo Borkovic, www.kosovocompromise.com Le 26 août, six mois à peine après la proclamation d’indépendance du Kosovo, la Russie reconnaissait les indépendances de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, territoires en état de sécession de la Géorgie depuis qu’elle a elle-même proclamé son indépendance de l’ex-URSS. Réponse du berger à la bergère ? En tout cas, les dirigeants des pays occidentaux et les commentateurs les plus diffusés n’ont pas hésité à (...)
19 mars 2008
La Belgique dans l'illégalité internationale La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force. Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo. Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit (...)
19 mars 2008
La majorité de la population du Kosovo veut cette indépendance. L’occident a joué adroitement de cela. Voilà un nouveau pays sur la carte, qui ne deviendra pas membre de l’ONU à bref délai et qui a peu d’atouts pour être réellement autonome : troupes de l’Otan, Administration américaine, débâcle économique. Du fait que la séparation ne s’est pas produite par un accord réciproque et a été imposée à la Serbie, on a créé un dangereux précédent et on ignore les résolutions existantes des Nations Unies. La Serbie a dû abandonner le contrôle de sa province du Kosovo en juin 1999, après 78 jours de bombardements par l’OTAN. Bien que cette guerre ait été menée en dépit des Nations Unies – le Conseil de (...)
19 mars 2008
Ce serait marquer trop de mépris pour les populations des Balkans que de parler de folklore à propos de la proclamation de l’ « indépendance » du Kossovo, eu égard aux souffrances endurées par tous les peuples de la région. Ce serait aussi ignorer l’histoire de populations si longtemps opprimées et qui continuent de l’être. Il faut comparer cette indépendance avec la notion de souveraineté. La souveraineté implique le respect des droits fondamentaux du peuple, ou des peuples dans les Etats multinationaux. Droits d’association et d’expression, libertés fondamentales, respect des minorités, justice, mais aussi droits sociaux. Or, jusqu’ici, les habitants de la province serbe ont vécu la guerre et l’occupation, ont aussi vécu de la guerre et se voient maintenus dans une économie de (...)
Counter Punch / Investig'action
18 février 2008
On se croirait dans le Meilleur des mondes. La machine de propagande occidentale a tourné à plein rendement pour célébrer le dernier miracle de l'Otan : la transformation du Kosovo serbe en Kosova albanais.
28 décembre 2007
Ainsi, en dépit du manque d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et les principaux Etats européens ont décidé d’octroyer un statut d’« indépendance supervisée » au Kosovo, province de Serbie, peuplée d’une majorité d’albanophones.
30 septembre 2007
Face à la menace de proclamation unilatérale de l’indépendance par les autorités albanaises du Kosovo, l’unité de façade de l’Union européenne est en train de s’effondrer. Entre l’indépendance promise par Washington et les menaces de veto russe, Bruxelles n’a pas trouvé de cap et son engagement dans les Balkans est remis en question.
30 septembre 2007
Comme dans la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, le sentiment prévalait en Serbie que l’adhésion à l’OTAN représentait une étape de l’« intégration euro-atlantique », un préalable d’une adhésion à l’UE, donc un pas vers la relative prospérité dont jouit l’ouest du continent. Evidemment, la Serbie a la particularité d’avoir subi, pendant près de dix ans, de sévères sanctions économiques de la part de l’Occident et d’avoir été bombardée pendant 78 jours par l’aviation de l’OTAN. Ces souvenirs sont encore vivaces dans la population. Néanmoins, depuis le renversement de Milosevic en 2000, les divers gouvernements successifs ont tous ardemment défendu l’adhésion à l’OTAN et à l’UE (...)
30 juin 2007
Trois ans après la mission d’enquête citoyenne organisée par le CSO au Kosovo, une « mission citoyenne d'information sur l'état des Droits de l'homme au Kosovo-Métochie » doit quitter Paris durant les premiers jours de juillet pour passer une semaine dans la province, en particulier dans les enclaves où survivent Serbes et autres minorités non-albanaises. Comme l’écrivent les organisateurs, regroupés au sein du Collectif Citoyen pour la Paix au Kosovo-Métochie (qui a organisé une manifestation à Paris le 18 mars), « ce voyage vise à sensibiliser l’opinion publique sur la vie des communautés dans cette province, et à vérifier si la résolution 1244 adoptée par le Conseil de Sécurité en 1999 est effectivement appliquée ». Rappelons que cette résolution, si elle place la province sous le contrôle de l’ONU et l’OTAN, n’en garantit pas moins la souveraineté serbe, ainsi que le respect des droits humains fondamentaux et le retour de tous les réfugiés. Or, après 8 ans (...)
18 mars 2007
Même si son document ne cite pas le mot « indépendance », c’est bien ce qui est offert par Ahtisaari : le Kosovo se verrait octroyer tous les attributs réservés aux Etats souverains[...] Jusqu’à présent, le processus s’est passé anicroche, ou presque.
Alerte OTAN n°22
28 juin 2006
Le CSO a organisé le 15 mai, en collaboration avec Vrede et le Mouvement chrétien pour la paix, une conférence consacrée au sort des minorités au Kosovo, territoire administré par l'ONU et occupé par des troupes sous commandement OTAN. Il s'agissait de faire le point sur la situation dans cette province de Serbie, alors que des pourparlers ont actuellement lieu à Vienne en vue de donner un semblant de légitimité à une indépendance d'ores et déjà décidée par les puissances occidentales. La conférence avait été conçue avant tout pour permettre à Marek Antoni Nowicki, ancien ombudsman international du Kosovo, de nous livrer son point de vue sur l'évolution du respect des droits humains, en particulier ceux des Serbes, des Roms et des multiples minorités vivant depuis des siècles dans ce territoire. Rappelons en effet que c'est au nom des droits de l'homme, de la multiethnicité et de la démocratie que les bombardiers de l'OTAN avaient pilonné pendant 78 jours la Serbie et le Monténégro en 1999 (...)
Jean Toschi
15 mai 2006
Exposé donné lors de la conférence à Bruxelles sur le Kosovo « Indépendant et multiethnique ? »
Frédéric Saillot
15 mai 2006
Exposé donné lors de la conférence sur le Kosovo: «Indépendant et multiethnique?»
28 avril 2006
25 juin 1991 : la Slovénie et la Croatie proclament unilatéralement leur indépendance, l’armée yougoslave se déploie aux frontières internationale du pays. Trois jours plus tard, dans le village de Holmec, à la frontière entre la Slovénie et l’Autriche, trois jeunes conscrits, attaqués par la police slovène qui a encerclé leur tank, agitent un drapeau blanc et se rendent. Ils sont froidement exécutés par les policiers, en présence d’un cameraman de la chaîne autrichienne ORF. Il s’agit du premier crime de guerre documenté des conflits qui ensanglanteront l’ex-Yougoslavie durant les 8 années suivantes.
31 mars 2006
Slobodan Milosevic est mort, alors que son procès entrait dans sa dernière ligne droite. Sans entrer dans la polémique entourant son décès, il est cependant clair que l’ancien président serait encore en vie si le Tribunal pénal international (TPI) sur l’ex-Yougoslavie n’avait pas rejeté sa demande d’être soigné à Moscou.
31 mars 2006
Lorsque, en octobre 1999, j’interrogeais l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies Javier Pérez de Cuellar en fonctions pendant la naissance de la crise balkanique à propos de l’inculpation qui venait d’être lancée contre le président yougoslave Milosevic, ce diplomate me répondit : « Si ce Tribunal s’intéressait vraiment à juger les responsables de la tragédie yougoslave, il devait plutôt interroger Hans-Dietrich Genscher ».
31 mars 2006
Tout le monde est très content. Évidemment, chacun affiche une mine grave, et déclare invariablement, en réprimant parfois à grand peine un sourire de satisfaction, qu'il "regrette qu'il soit mort avant d'avoir été jugé", "il regrette au nom des victimes qui attendaient justice", etc, etc. Même discours obligé dans pratiquement tous les médias, eux qui nous avaient si bien persuadé de l'évidence des crimes de Milosevic… "La mort de Milosevic, une tragédie pour les victimes, une catastrophe pour le TPI"
1er octobre 2005
Après des années de silence, le Kosovo revient quelque peu dans l’actualité des médias. En effet, les prochains mois et l’année 2006 risquent d’être déterminants pour l’avenir de cette province de Serbie, peuplée majoritairement d’Albanais, gérée par l’ONU et occupée militairement par l’OTAN depuis 1999.
30 septembre 2005
Le 18 juillet, Vuk Draskovic, ministre des Affaires étrangères de Serbie-Monténégro, et Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN, signaient un accord autorisant le transit des troupes de l’Alliance atlantique à travers la Serbie et le Monténégro. Garantissant également l’immunité des troupes face à toute poursuite judiciaire dans ce pays, cet accord sur les « lignes de communication » en rappelle étrangement un autre, rejeté par la partie serbe en février 1999 lors des pourparlers de Rambouillet. Ce refus, provoqué par l’intransigeance des Etats-Unis qui reconnurent avoir volontairement « placé la barre trop haut », fut utilisé comme casus belli par l’OTAN qui entama 78 jours de raids meurtriers et finit par s’emparer du Kosovo, pour en faire un haut lieu du nettoyage ethnique, du crime organisé et de la débâcle économique.
D'après les comptes rendus de Andy WILCOXSON
B. I. n° 102, septembre 2005
1er septembre 2005
Les dernières sessions avant l'interruption de l'été ont été consacrées à la fin du témoignage du général Bozidar Delic, ex-commandant de la 549e brigade motorisée de l'armée yougoslave basée à Prizren, responsable de la partie sud du Kosovo, le long de la frontière entre la Macédoine et l'Albanie.
Le Manifeste
30 août 2005
L'accusation, selon laquelle Milosevic serait coupable de tous les crimes commis au cours des guerres de désintégration de la Yougoslavie en tant que meneur d'une prétendue "entreprise criminelle collective" pour créer "la Grande Serbie", est en train de fondre encore plus rapidement que la glacière arctique. Le 25 août, le procureur adjoint Geoffrey Nice a dû admettre une évidence: que le Président Milosevic n'avait pas cherché à créer une "Grande Serbie".
30 août 2005
L'accusation, selon laquelle Milosevic serait coupable de tous les crimes commis au cours des guerres de désintégration de la Yougoslavie en tant que meneur d'une prétendue "entreprise criminelle collective" pour créer "la Grande Serbie", est en train de fondre encore plus rapidement que la glacière arctique. Le 25 août, le procureur adjoint Geoffrey Nice a dû admettre une évidence: que le Président Milosevic n'avait pas cherché à créer une "Grande Serbie".
Compte rendu rédigé par Andy Wilcoxson
B-I
1er avril 2005
«...Le témoin a expliqué combien l'avait préoccupé le fait que ses rapports sur la situation au Kosovo envoyés aux différentes capitales européennes ne se reflétaient pas dans les publications des gouvernements concernés. Il a déclaré que quand il avait pris ses fonctions de chef de la mission, ses collègues lui avaient dit qu'il y avait une contradiction permanente entre ce qui était rapporté aux gouvernements européens et ce que ces gouvernements disaient à leurs peuples...»
26 mars 2005
Suite aux dernières nouvelles en date du 23 mars 2005, nous étant parvenues depuis Kosovska-Mitrovica, la municipalité albanaise et ses politiciens ont pour projet de raser entièrement le quartier rom de la rue Fabricka afin de le réaménager avec diverses structures municipales. Les Roms habitaient ce quartier depuis plus de 4 siècles et même durant la seconde guerre mondiale, les Roms du Kosovo n’avaient vécu de tragédie aussi grave. Il est urgent, plus que jamais, aujourd’hui, de faire réagir la communauté internationale afin d’arrêter ces destructions envers ce peuple vulnérable.
26 mars 2005
Le « voyage pour rompre cinq ans de silence » organisé par le Comité Surveillance Otan et d’autres organisations a mis en évidence les conséquences désastreuses de la guerre contre la Yougoslavie menée par l’Otan. Le rapport de ce voyage vient de paraître. Voici un extrait de ses conclusions
Louis Magnin.
Balkans-Info
1er décembre 2004
La cour d'appel, présidée par le juge Theodor Meron, cherchant à se sortir du pétrin sans perdre la face, vient de rendre sa sentence au début novembre. Une sentence alambiquée qui reconnaît à la cour de première instance le droit à la décision qu'elle a prise, mais - point capital - qui en infirme la justification et l'opportunité.
RIA Novosti.
23 novembre 2004
800 000 mercenaires recrutés principalement dans les pays du Proche-Orient et formés en Albanie agissaient contre les autorités serbes du Kosovo à la fin des années 1990, a déclaré Nikolaï Ryjkov, membre du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) intervenant la veille devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) en témoin à décharge dans le procès Milosevic.
Contradictions
7 novembre 2004
Cinq ans après les bombardements de l'OTAN et l'instauration d'un protectorat international, le Kosovo fait l'objet d'une étrange amnésie médiatique, rarement troublée par des élections ou une vague de violences particulièrement sanglantes.
10 octobre 2004
Cinq mois après les émeutes du 17 mars 2004 et cinq ans après l'intervention militaire de l'OTAN, nous avons séjourné au Kosovo du 14 au 22 août, afin d'y observer les conditions dans lesquelles vivent les minorités. Nous avons constaté qu'en ce début de troisième millénaire s'y perpétuent de véritables ghettos, dans lesquels les minorités, dont les Roms 1, les Ashkalis 2, les Gorans 3 et les Serbes, vivent au-dessous du minimum acceptable en matière de droits de l'homme. Ces communautés ont disparu de villes comme Pristina (des 40.000 Serbes et Roms d'avant-guerre, il n'en reste plus un seul), Prizren (des 8.300 Serbes qui y résidaient avant la guerre, les quelques dizaines qui subsistaient (...)
Alerte OTAN n°15
10 octobre 2004
L'effondrement des charges contre Milosevic, la reconnaissance de leur inconsistance, mettrait en pleine lumière ce qui se cachait derrière, ce que les fervents croyant en l'histoire merveilleuse de l'Occident humanitaire refusent obstinément de voir, et qui se trouve pourtant sous leurs yeux . : de la Bosnie, du Kosovo, à l'Irak, on a d'un côté l'établissement durable de bases militaires US, et de l'autre l'imposition du libre-échange et de l'économie de marché. Et cela en suivant singulièrement les routes menant aux principales ressources énergétiques mondiales. Ainsi le résultat concret du Kosovo et des guerres de Yougoslavie précédentes, c'est d'une part un chapelet de bases militaires US en Bosnie, Croatie, Albanie, jusqu'à l'énorme base de Camp Bondsteel , et d'autre part le pillage colonial appelé 'libéralisation du marché'.
10 octobre 2004
Le jeudi 2 septembre, les juges du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), siégeant à La Haye, ont pris la décision d'empêcher l'ancien président Slobodan Milosevic d'assurer lui-même sa défense et lui ont imposé les « services » de deux avocats travaillant pour le compte dudit tribunal. Les juges ont motivé leur décision en invoquant l'état de santé de l'accusé. Il convient de noter que, dès son transfert à La Haye, le 28 juin 2001, et sans relâche jusqu'aujourd'hui, l'accusé a manifesté l'intention de se défendre lui-même face à une institution qu'il estime être illégale et qu'il considère comme une création purement politique. Se disant soucieux d'achever le procès d'ici un an, les juges ont pris la mesure d'interdire à l'ancien président élu de la Yougoslavie de se défendre lui-même comme il l'entendait. D'autres motivations semblent cependant affleurer : ainsi, l'avant-veille de la (...)
Vladimir Caller, Georges Berghezan, Jean Bricmont, Hernn Valverde
16 septembre 2004
Voilà que les raisons « humanitaires », qui avaient si efficacement servi à justifier le bombardement de la Yougoslavie en 1999, semblent toujours d’usage pour, cette fois, parachever la besogne en ordonnant le silence forcé de son ancien président. Ainsi, les juges du Tribunal pénal international de La Haye, faisant preuve d’une soudaine sollicitude pour l’état de santé de Slobodan Milosevic ont estimé qu’il est « trop malade pour assurer lui-même sa défense » et ont décidé de lui imposer les « services » de deux avocats, travaillant pour le compte dudit Tribunal.
15 septembre 2004
C’est avec beaucoup d’inquiétude et de colère que nous suivons les événements qui entourent le « procès » de l’ancien président de la RF de Yougoslavie, Slobodan Milosevic, « procès » qui se déroule au célèbre « Tribunal pénal international pour la Yougoslavie » (ICTY) et où les droits fondamentaux de l’accusé sont violés jour après jour, en même temps que tout sens des droits démocratiques et humains.
Stephen Gowans
15 septembre 2004
Il serait naïf de s’attendre à autre chose, là-bas, qu’à un verdict de culpabilité, dans l’affaire Milosevic, ne serait-ce que parce que le procès – organisé par les mêmes parties dont l’intérêt dans le démembrement de la Yougoslavie a finalement amené un président démocrate à lui faire la guerre au printemps 1999 – a servi un but clairement politique dès son commencement.
Christopher Black
14 septembre 2004
Les non-tribunaux connus en tant qu’ICTY ou son homologue (...) ont été institués, sont maintenus en place et contrôles principalement par les Etats-Unis, afin de diaboliser ceux qui résistant à leurs dictats, et ce, en vue de détruire la souveraineté de ces pays et, par implication, d’affecter la souveraineté de toutes les nations, hormis les Etats-Unis, et d’agir en tant que machines de propagande présentant des versions haussées des événements qui se sont déroulés dans ces pays, transformant sans exception les victimes de l’agression américaine en boucs émissaires et « criminels », et de masquer le rôle réel des Etats-Unis et de leurs alliés dans ces événements.
British Helsinki Human Rights Group
13 septembre 2004
Même en fonction des statuts dégoûtants de l'TPIY, le caractère unilatéral de cette décision d'imposer un conseil de défense (après avoir réduit le temps disponible au plaidoyer de l'accusé à environ la moitié du temps accordé à l'accusation) est une chose choquante. En allant à l' encontre de toutes les précédentes stipulations en la matière, la décision du tribunal est un pur exemple de pouvoir arbitraire. En tant que tel, l'TPIY a prouvé qu'il méprisait le pouvoir de la loi. Il suggère qu'obtenir un verdict est la préoccupation primordiale du tribunal et, étant donné que c'est l'accusation qui a réclamé qu'on impose un conseil à Monsieur Milosevic, il est difficile d'éviter la conclusion que la culpabilité à tout prix est devenue le principe directeur de ce tribunal.
12 septembre 2004
«Nous, soussignés, sommes outrés par la décision du tribunal de La Haye (ICTY) de vous imposer un conseil contre votre volonté et de vous priver de votre droit fondamental à vous défendre vous-même. Bien que nous ayons d’abord été d’accord de témoigner pour votre défense, dans ces conditions, nous ne pouvons ni ne voulons participer comme témoins dans de telles procédures.»
Sara Flounders
International Action Center
10 septembre 2004
L'éclatement de la Fédération yougoslave signifiait que les nombreuses industries de la Yougoslavie, y compris l'acier, les voitures, les produits pharmaceutiques, les usines chimiques, les chemins de fer, les mines, les raffineries et usines de transformation qui avaient été auparavant la propriété de toute la population ou des travailleurs de ces usines, ont été privatisées par la force. Ce sont des sociétés américaines, britanniques et allemandes qui les possèdent aujourd'hui. Les programmes sociaux, les fonds de pension, l'éducation gratuite et les soins de santé gratuits ont été atomisés. C'est l'histoire de ce crime d'occupation que le tribunal de l'Otan essaie aujourd'hui de passer sous silence en privant le président de la Yougoslavie, Milosevic, de son droit à présenter lui-même sa propre défense.
9 septembre 2004
«Dans le telles conditions, si mon témoignage en tant que témoins de la défense peut être utilisé contre Slobodan Milosevic et s’il ne sert ni l’objectivité ni l’adoption d’une réglementation juste, je refuse de prendre part au procès.»
Philippe Scheller
7 septembre 2004
Le 13 août 2004, douze personnes, originaires de Belgique, France, Suisse, États-Unis, repartis dans 4 véhicules quittent Belgrade. Ce groupe d’observateurs s’était fixé comme objectif de constater sur place, pendant une dizaine de jours, la réalité de l’épuration ethnique au Kosovo et les conditions de survie des populations minoritaires.
Nikolai Ryzhkov
7 septembre 2004
Déclaration Le Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie (ICTY) à La Haye a décidé illégalement d’imposer un conseiller à l’ancien président de la Yougoslavie, Slobodan Milosevic. Cela a été fait contre la volonté de Slobodan Milosevic qui, depuis plus de deux ans, assure lui-même sa propre défense. La décision de l’ICTY enfreint gravement ses propres statuts qui (article 21, paragraphe 4) garantit à tout accusé le droit d’assurer lui-même sa propre défense. C’est une norme généralement acceptée de la législation internationale et le fait que l’ICTY a commis une violation d’une telle gravité soulève les plus profonds ressentiments. Le conseiller désigné a le droit de préparer et d’examiner les témoins que lui-même, en tant qu’avocat, juge approprié de citer. En d’autres termes, toutes les décisions importantes de stratégie et de tactique de la défense seront prises, non pas par l’accusé, mais par l’avocat désigné par le tribunal et dont (...)
Ian Johnson
CDSM-UK
2 septembre 2004
C’est une histoire de famille, et il s’agit d’une grosse famille. Elle comprend les puissances de l’Otan qui ont bombardé la Yougoslavie et le tribunal de La Haye qui traîne en justice les victimes mêmes de ces bombardements.
Ramsey Clark
International Action Center
2 septembre 2004
La législation internationale stipule que toute personne accusée d’un délit quelconque a le droit de se représenter personnellement face au tribunal qui traite son cas. Slobodan Milosevic ne fait nullement exception à cette règle. La chambre de jugement du Tribunal criminel international pour l’ancienne Yougoslavie a sabordé ses dernières prétentions à la légalité en tentant de priver l’ancien président de la Yougoslavie de ce droit de l’homme fondamental.
Pr. Kosta Cavoski
Balkans-Info / Princip (Belgrade)
1er septembre 2004
D'une manière tout à fait inattendue pour une opinion non initiée, Caria del Ponte, le procureur du TPI de La Haye, a rendu public, le 20 octobre 2003, un acte d'accusation contre les généraux de l'armée yougoslave Nebojsa Pavkovic et Vladimir Lazarevic, ainsi que les généraux de la police yougoslave Sreten Lukic et Vlastimir Djordjevic. Cet acte d'accusation restera mémorable par la façon dont on a échafaudé le concept d'association criminelle, qui, outre les quatre généraux cités ci-dessus, englobe également les plus hauts responsables yougoslaves et serbes.
29 juillet 2004
Une lettre, signée par 50 éminents juristes, professeurs de droits et avocats criminels internationaux originaires de 12 pays, a été envoyée aujourd’hui au secrétaire général, au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale des Nations unies, de même qu’au Tribunal de La Haye, qui fonctionne sous les auspices de l’ONU. Les signataires déclarent que « l’imposition d’un conseil juridique telle qu’elle a été envisagée constitue une violation remarquable des droits juridiques internationalement reconnus et qu’elle ne servira qu’à aggraver la maladie de Monsieur Milosevic, laquelle risque de déboucher sur une issue fatale, et de jeter encore plus le discrédit sur ces façons de faire. »
John Laughland
The Spectator (GB)
10 juillet 2004
Lundi, durant quelques heures, les institutions des droits de l’homme, un peu partout dans le monde, ont été frappées de terreur. Slobodan Milosevic devait entamer la présentation de sa défense au Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie (TPIY), à La Haye, mais, en lieu et place, la discussion se concentra sur la santé fragile de l’ancien président, laquelle avait empiré suite aux rigueurs du procès. Lorsque le juge président, Patrick Robinson, déclara qu’un « réexamen radical » des débats serait désormais nécessaire, bien des âmes bien pensantes craignirent que leur pire cauchemar n’allât se réaliser – que le principal trophée de la communauté internationale dans sa croisade pour la moralité, n’allât pouvoir recouvrer la liberté, ne serait-ce que pour des raisons médicales.
Edward Herman
Balkans-Info
1er juillet 2004
De plus en plus de gens dénoncent la guerre à l'Irak. Inspirés par ce réveil de l'opinion publique, des observateurs plus consciencieux que d'autres commencent à comparer les mensonges qui ont servi à la déclencher à ceux qui ont justifié l'agression de la Yougoslavie. Un nombre croissant de livres et d'articles ouvre la voie à la logique de la vérité.Dans cette logique, le Tribunal pénal international de La Haye est enfin perçu pour ce qu'il est : un lave-linge destiné à blanchir les vainqueurs. Et son "clou", le procès de Milosevic : une parodie destinée à noircir un bouc émissaire. Voici le texte d'un chroniqueur américain important qui donne le ton de cette prise de conscience.
26 juin 2004
Il y a cinq ans, après 78 jours de bombardements sur la Serbie et le Monténégro, le Kosovo était confié à une administration de l’ONU, musclée par des dizaines de milliers de soldats de l’OTAN. Rapidement, quelque 800.000 réfugiés albanais regagnaient les villes et villages d’où ils avaient été expulsés quelques semaines plus tôt par des milices serbes, rendues furieuses par les bombes de l’OTAN. Mais leur retour coïncidait avec le début de l’exode des nombreuses minorités du Kosovo, victimes d’une campagne de terreur de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), sous l’œil bienveillant des soldats de l’Alliance atlantique et dans l’indifférence quasi-générale des médias occidentaux, pourtant tant émus par l’exode précédent.
Manuel Grandjean
24 mars 2004
Il y a cinq ans exactement, l'OTAN intervenait contre la Yougoslavie pour protéger les Albanais du Kosovo. Peu après le début des bombardements, nous écrivions ceci: «Kosovars et Serbes vivaient hostiles mais ensemble, on sait déjà qu'ils ne pourront plus vivre que séparés et dans la haine. Quelle que soit l'issue du conflit, le germe d'une possible déflagration future est déjà semé.» A l'évidence, l'embrasement antiserbe de la semaine dernière montre que la «guerre humanitaire» est une contradiction dans les termes et une absurdité dans les faits. Mais le bilan de l'opération «Force déterminée» dépasse de loin ce simple constat éthique.
Interview de Vanessa Stojilkovic
23 mars 2004
Assassinats, pogroms, maisons brûlées, églises détruites: tout ceci se trouvait déjà dans Les Damnés du Kosovo de Vanessa Stojilkovic et Michel Collon. Ce film documentaire (disponible en cassette, voir plus bas) dénonçait depuis deux ans la complicité de l’Otan et ses buts secrets. Les auteurs ont-ils eu raison trop tôt?
Nico Varkevisser
Balkans-Info / Targets
1er mars 2004
Rien n'a été prouvé contre Milosevic mais la parodie de justice montée par les Etats-Unis a des buts précis
Réseau Voltaire
20 février 2004
En 1998, le président yougoslave Slobodan Milosevic ne détenait pas d'« armes de destruction massives ». Selon Bill Clinton, il organisait le nettoyage ethnique du Kosovo. Prenant acte de l'incapacité de l'ONU à empêcher un nouveau génocide en Europe, l'OTAN déclara la première « guerre humanitaire » de l'Histoire. Après la victoire de l'Alliance atlantique, un tribunal pénal international fut chargé de condamner Milosevic, le nouvel Hitler. Mais à l'issue de deux ans d'audience, le procureur a dû admettre que le génocide de 500 000 Kosovars n'était qu'un artifice de propagande et ne parvient pas à démontrer l'existence d'un projet d'extermination.
Vreme - Le Courrier des Balkans
19 février 2004
Deux ans après le début du « procès du siècle », presque tous les acteurs sont toujours là, sauf le juge Richard May, malade, qui a jeté l’éponge. Pourtant, l’atmosphère n’est plus la même qu’au début. Autour de la salle d’audience, on note beaucoup de nervosité, et ceux qui prétendent tout savoir à l’avance sont de moins en moins nombreux.
Philippe Scheller
Liste de diffusion 'Damnés du Kosovo'
3 septembre 2003
Le vendredi 29 août 2003, le CICR avait invité les médias à un point de presse, destiné à présenter un rapport complet et précis sur la situation des personnes déplacées du Kosovo. Quelques Serbes, victimes de la guerre, accompagnés de sympathisants ont souhaité profiter de cet événement pour exprimer à la presse et aux médias leur indignation vis-à-vis du silence observé depuis plus de 4 ans sur cette question. En Serbie et au Monténégro, survivent, actuellement encore, 230 000 personnes chassées du Kosovo après l'entrée des forces de l'OTAN. Depuis juillet 1999, moins de 2% sont retournées dans leur foyer. En quatre ans, le Kosovo a connu 6 013 attaques contre des Serbes provoquant la mort de 1 021 d'entre eux.
Tanja Matic et Tanja-Marija Vujisic
IWPR - Courrier des Balkans
18 août 2003
Au Kosovo, seuls les toxicomanes et les trafiquants de drogue ignorent la barrière ethnique qui sépare Serbes et Albanais. Ainsi que l’explique un drogué, l’héroïne et ses consommateurs n’ont pas de nationalité. Trafic et consommation explosent dans le protectorat international.
Marie-Pierre Lahaye
B. I. Balkans-Infos N° 79
1er juillet 2003
Une jeune femme raconte son voyage dans l'enfer des non-Albanais
19 mai 2003
Dans un article consacré au très relatif "déclin du crime" au Kosovo, un ancien officier britannique se souvient comment les troupes de l'OTAN sont restées de marbre face au nettoyage ethnique de Serbes peu après la guerre de Bosnie.
Michel Collon et Roland Marounek
Alerte OTAN n°10
1er mai 2003
Aujourd’hui, il est devenu limpide pour la plupart des gens que les divers motifs invoqués pour envahir l’Irak étaient faux, et que c’étaient en tout premier lieu les intérêts économiques et géostratégiques qui étaient les raisons fondamentales de l’agression. Mais ce constat ne doit pas se limiter à cette guerre_ci. Il faut le dresser également pour "les guerres de la globalisation" précédentes, et à commencer par celle du Kosovo.
Alerte OTAN n°9
1er mars 2003
Il y a dix ans, alors qu’un nombre croissant de voix s’interrogeait sur l’utilité de son existence dans le monde d’après-guerre froide, l’OTAN trouvait une nouvelle raison d’être en s’immisçant dans les guerres d’ex-Yougoslavie et en bombardant les Serbes de Croatie et Bosnie. En 1999, elle fêtait son cinquantième anniversaire en recrutant trois nouveaux membres et en larguant pendant 78 jours bombes et missiles sur la Serbie et le Monténégro.
John Laughland
The Guardian
16 février 2002
À cause des fondations douteuses sur lesquelles il est établi, le TPI cherche à se présenter comme le successeur du tribunal international qui a jugé les leaders nazis à Nuremberg en 1946. Cependant, le tribunal de La Haye n'incorpore aucun des principes légaux établis et consolidés à Nuremberg. Au contraire, il contient le germe de leur complète destruction.
1er octobre 2001
Après la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, la Macédoine fait à son tour l’objet d’une mission de « maintien de la paix » dirigée par l’OTAN. Mais au lieu des bombardements des années ‘90, ce sont d’intenses pressions diplomatiques, militaires et économiques qui ont permis de vaincre les réticences du gouvernement de Skopje face à ce qui lui apparaît comme un premier pas vers une division du pays. Premier acte : depuis février, les territoires macédoniens peuplés en majorité d’Albanais tombent les uns après les autres sous la coupe d’insurgés se réclamant d’une « Armée de libération nationale », dont les initiales en albanais - UCK - sont identiques à celles de l’Armée de libération du Kosovo, officiellement dissoute depuis deux ans. Dans le sud de la Serbie, à proximité du Kosovo et de la Macédoine, les actions armées d’une autre excroissance de l’UCK avaient débuté peu après les bombardements de l’OTAN et s’étaient même intensifiées après le renversement de Milosevic. En Serbie, ce conflit (...)
Imagine
1er juillet 2001
Ils sont réfugiés, demandeurs d’asile en Belgique. Ils sont Roms, traités de « Tziganes » ou d’autres noms qu’ils perçoivent comme insultants. Ils sont venus du Kosovo, ayant fui cette province depuis qu’elle est gérée par l’ONU et l’OTAN.
1er février 2001
On pourrait épiloguer longuement sur le rôle joué par l’Occident dans la passation des pouvoirs qui s’est opérée à Belgrade durant les derniers mois du siècle passé. En asphyxiant la Serbie de sanctions économiques et autres, en la bombardant pendant 78 jours, puis en inondant de dollars et d’euros l’opposition à Milosevic, le bloc occidental a pesé de tout son poids dans l’accession mouvementée de Vojislav Kostunica à la présidence yougoslave et dans la victoire écrasante de l’ « Opposition démocratiques de Serbie » aux législatives de décembre. Certains en ont conclu que Belgrade allait rapidement rentrer dans le troupeau des dociles candidats à l’élargissement de l’OTAN ou de l’UE, tandis que d’autres imaginaient que le dernier obstacle à une ère de paix et de stabilité dans les Balkans était levé. Mais c’est mal connaître la région que de croire qu’un changement d’équipe gouvernementale suffit à infléchir radicalement le cours des événements. Plusieurs problèmes sont loin d’être (...)
30 novembre 2000
Des foules immenses dans les rues de Belgrade, aujourd'hui, comme dans celles de Prague hier, de Bucarest avant-hier ou encore de Managua bien plus loin. Ces foules avec drapeaux et fumées ont quelque chose des ballets d'ombres de la caverne de Platon, mais sont-elles toujours le témoignage d'un fond et un parcours démocratique ? Qu'y a-t-il derrière ces ombres  ? Slobodan Milosevic c’est fini, il s'en va, et les grands de ce monde - Clinton, Chirac, Allbright, Jospin - parlent du "triomphe de nos valeurs". Mais quelles valeurs ? Et quelles méthodes pour quel triomphe? Un regard rétrospectif nous conseillera peut-être plus de modestie. Au printemps 99, au plus fort des bombardements, quand ceux-ci visaient des objectifs civils tels que des lignes d'alimentation électrique, des réseaux d'approvisionnement d'essence, des ponts et voies de communication, le général de l'US Air Force Michael Short déclarait avec un remarquable franc-parler : "Je suis persuadé que si les gens n'ont pas de (...)
Alerte OTAN n°3
1er novembre 2000
«Nous avons découvert des charniers prouvant le génocide.» «L'OTAN est là pour protéger la population albanaise.» «L'OTAN ne poursuit que des buts humanitaires.» «L'OTAN intervient pour établir un Kosovo multiethnique.» «Nous tentons avec impartialité de calmer les passions.»
Alerte OTAN n°2
1er juin 2000
«Le but de l'Otan: rétablir la paix au Kosovo.» «Intransigeants, les Serbes ont refusé nos propositions de paix.» «C'est la faute à Milosevic. Nous voulons libérer les Yougoslaves.» «La police yougoslave a massacré des civils à Racak en janvier 99.» «Les Serbes pratiquaient la purification ethnique.» «Nos bombardements épargnent les civils.» «Nous menons une guerre "propre"» «C'est par erreur que l'Otan a bombardé un convoi de réfugiés albanais.» «C'est par erreur que l'Otan a bombardé un train arrivant sur un pont.» «C'est par erreur que l'Otan a bombardé l'ambassade chinoise.»
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