Je ne suis ni Palestinien, ni Libanais, ni Iranien; je ne connais pas l’arabe et je ne suis pas musulman. Mais j’ai vécu toute ma vie en Europe et aux États-Unis, et je sais que là, presque tout le monde, même ceux qui se disent « solidaires de la Palestine », dès qu’ils émettent une critique d’Israël ou de son gouvernement, commencent par « condamner » le Hamas, le Hezbollah ou le « régime des mollahs ». Je me propose d’expliquer pourquoi je n’adhère jamais à ces condamnations.
Non pas parce que je soutiendrais ces mouvements ou leurs méthodes; je trouve la rhétorique du soutien presqu’aussi vaine que celle de la condamnation. La seule position morale qui vaille, c’est à dire qui ne se réduit pas à du simple signalement de vertu, doit partir d’une analyse lucide de notre positon (à nous, Occidentaux) dans le monde et des rapports de force réels qui y règnent.
Ma position est très simple à décrire : les États-Unis mais aussi leur « alliés » européens sont en (
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