Comité Surveillance OTAN
26 août 2024
Article repris de la newsletter de la CNAPD (juillet 2024) Ils ne s’en cachent pas : les partis engagés dans les négociations pour la formation d’un gouvernement fédéral sont (à l’exception peut-être de Vooruit) unis dans une même volonté de « faire des économies » et « d’assainir le budget de l’État ». Ils nous promettent une législature de rigueur voire d’austérité budgétaire.  Pourtant, à lire les programmes de la NV-A, du MR et des Engagés, il y a un poste budgétaire pour lequel les dépenses risquent malgré tout de continuer à grimper en flèche : les dépenses militaires. Cette augmentation se fera donc nécessairement au détriment d’autres services publics, pourtant essentiels pour assurer la sécurité quotidienne des citoyennes et des citoyens belges.  L’armée est loin d’être une « variable d’ajustement budgétaire » Les dépenses militaires de la Belgique grimpent en flèche sans (...)
1er octobre 2020
Très probablement d’ici à la fin de l’année 2020, les armes nucléaires seront interdites par le droit international. 84 États ont en effet signé le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) proposé à la signature par les Nations Unies le 20 septembre 2017. 45 États ont désormais terminé leur processus interne de ratification. Plus que 5 États et le Traité entrera en vigueur. Dans son accord de coalition, le gouvernement Michel s’était engagé à « continuer à soutenir toutes les initiatives internationales qui tendront à instaurer une interdiction […] des systèmes d’armes à portée indiscriminée [les armes qui visent tout le monde sans distinction, ndlr] ». Toutes ? Apparemment pas. La Belgique n’a jamais été présente dans les enceintes de discussion et d’élaboration du TIAN et refuse de le signer. Pour la pirouette, le gouvernement belge (et tous ceux des puissances nucléaires et des membres de l’OTAN) soutient l’idée que le nouveau Traité d’interdiction saperait la légitimité de (...)
3 mai 2020
Image parue sur le site www.cnapd.be – création Judith SaintesDans le portrait qu’elle faisait de Sophie Wilmès le samedi 21 mars dernier, la Libre Belgique nous apprenait que « de nombreuses photos de famille [ornaient] son bureau… aux côtés de la maquette d’un F-35, le chasseur ultramoderne et potentiellement doté du feu nucléaire acquis par la Belgique il y a deux ans ». A ce moment, le gouvernement Michel a conclu l’achat de 34 avions chasseurs-bombardiers pour une somme dépassant les 4 milliards d’euros. Sophie Wilmès était ministre du budget. C’est elle qui avait la charge du suivi de la trajectoire budgétaire extrêmement austère imposée par le gouvernement, dont l’épargne de 3,8 milliards d’euros sur les soins de santé sur l’ensemble de la législature. Une austérité qui n’a pas concerné les (...)
10 août 2019
Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer les bombardements atomiques des Etats-Unis sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945. Deux bombes qui ont fait 260.000 victimes directes et d’innombrables victimes indirectes. La douleur et l’indignation que nous ressentons au rappel de ces deux crimes – inhumains et pourtant le fait d’humains – doivent servir de moteur à l’action collective. Car aujourd’hui encore – ou aujourd’hui plus que jamais – à l’impossible (à l’impensable), des États se tiennent encore. Cette action collective doit se nourrir de l’indignation face à la destruction des différentes initiatives multilatérales pour le désarmement nucléaire, essentiellement du fait des velléités guerrières des Etats-Unis. Ainsi en est-il, évidemment, de l’accord nucléaire avec l’Iran ou du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires déclaré mort l’avant-veille de la commémoration du bombardement d’Hiroshima. Moins d’une semaine après, Lokheed Martin se voyait octroyer un (...)
6 février 2015
Alors que l'austérité budgétaire est érigée en orthodoxie politique, les partis de la majorité – rejoints par certains dans l'opposition –, s'activent pour remplacer les avions de chasse de l'armée belge. L'objectif ? Acheter 40 nouveaux chasseurs-bombardiers. Le coût ? 6 milliards d'euros1 ; sans compter les frais d'entretien qui s'élèveraient à 288 millions d'euros par an, soit la moitié du budget de la défense  ! Nos représentants politiques, qui s'échinent à trouver 11 milliards d'économie d'ici à 2018, seraient prêts à une telle dépense afin que la Belgique puisse « continuer à assumer ses responsabilités pour l'édification d'un monde plus stable et plus en paix » .  (...)
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