Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer les bombardements atomiques des Etats-Unis sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945. Deux bombes qui ont fait 260.000 victimes directes et d’innombrables victimes indirectes. La douleur et l’indignation que nous ressentons au rappel de ces deux crimes – inhumains et pourtant le fait d’humains – doivent servir de moteur à l’action collective. Car aujourd’hui encore – ou aujourd’hui plus que jamais – à l’impossible (à l’impensable), des États se tiennent encore.
Cette action collective doit se nourrir de l’indignation face à la destruction des différentes initiatives multilatérales pour le désarmement nucléaire, essentiellement du fait des velléités guerrières des Etats-Unis. Ainsi en est-il, évidemment, de l’accord nucléaire avec l’Iran ou du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires déclaré mort l’avant-veille de la commémoration du bombardement d’Hiroshima. Moins d’une semaine après, Lokheed Martin se voyait octroyer un (
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