Vendredi 9 octobre, après-midi, des informations reçues de Damas vont nous faire écourter notre séjour au monastère, nous devrons partir dimanche. Je réalise que nous n’avons pas encore organisé certaines rencontres projetées avant de venir en Syrie, pour notre séjour à Qâra : enseignants du primaire qui sont restés à leur poste tout le long de la crise (sauf pendant l’occupation par les terroristes, en novembre 2013), atelier de tissage de tapis traditionnel en cours de lancement, et ceux qui travaillent dans la région avec les « déplacés » syriens, c’est-à-dire : les habitants qui sont venus se réfugier dans les zones contrôlées par le gouvernement, après avoir quitté leur foyer dans les zones menacées ou occupées par les groupes armés (Armée syrienne libre, Etat Islamique -Daesh-, Al Nosra et autres groupes terroristes formés ou reformés pendant les presque cinq années de crise en Syrie). Personne, inversement, ne nous a parlé de Syriens ayant (
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