Malgré les troubles et les difficultés économiques quotidiennes, le peuple syrien, dans sa majorité, semble toujours aussi décidé à ne pas céder aux chants des sirènes outre-Atlantique. Le 12 octobre 2011, soit plus de 7 mois après le début des pre-miers rassemblements contre le régime, près d’un million de personnes ont encore manifesté à Damas en soutien à Bachar Al Assad. « La mobilisation de mercredi a dépassé de loin celle de l’opposition qui manifeste presque chaque jour » reconnaît, contrarié, un correspondant de l’Associated Press. Ce pied de nez fondamental n’est pas sans agacer Paris, Londres, Tel-Aviv et Washington. Désormais, bien que l’appui de l’OTAN à la rébellion anti-kadhafiste ait coûté la vie à plus de 50.000 per-sonnes, et provoqué l’exode de milliers de Libyens et d’émigrés africains, une intervention militaire étrangère sous-traitée à des indigènes comme les collabos du CNT semble définitivement gagner les faveurs des stratèges américains pour la Syrie. En effet, Jeffrey Feltman, (
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