Aujourd’hui, l’Europe devrait avoir conscience de ce que l’OTAN est avant tout un reliquat encombrant de la guerre froide car l’OTAN conçoit la paix selon « si vis pacem para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre).
Cette conception entraîne d’ailleurs chez nous certains hommes politiques à plaider pour une Europe forte disposant de ses propres moyens intégrés de défense en mesure d’évaluer elle-même les risques pour sa sécurité. Cette vision otanienne versus la vision défense européenne ne règle absolument pas l’impérieuse nécessité de concevoir que notre sécurité commune, comme celle des autres peuples, repose avant tout sur l’obligation de réduire le risque de l’usage des armes de destruction massive, de plus en plus performantes et de plus en plus miniaturisées. Pour y arriver, mettons en avant la tout aussi impérieuse urgence de réhabiliter les instruments d’arbitrage internationaux reposant sur le droit international et la Déclaration universelle des droits humains afin (
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