Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n°0

Le criminel de guerre Wesley Clark témoigne à La Haye
John Catalinotto

Le mensonge, la nausée et les sanctions
Michel Raimbaud

Lettre ouverte au ministre belge des Affaires étrangères
Père Daniel Maes, Communauté du Monastère de Mar Yakub à Qâra, Syrie

USA et Otan évincent l’Ue en crise
Manlio Dinucci

Illégalité du déploiement des armes nucléaires americaines en Europe
Pierre Piérart

Guerres sans fin
Droit international contre droit du plus fort

Diana Johnstone

Les bases nucléaires de l'OTAN en Europe
Pierre Piérart

HIROSHIMA ET LE TRAITÉ DE NON PROLIFÉRATION
Pierre Piérart

Lettre au Général Jones, commandant du SHAPE, pour réclamer le retrait des armes nucléaires des pays de l'OTAN

Mordechaï Vanunu prisonnier d'opinion

L'OTAN et l'Afrique du Nord
Rashid Khashana

OTAN : Vers une expansion planétaire
Michel Collon

OTAN : au service de qui et pour quels objectifs ?
Valérie Peclow

L' Europe de la défense aux lendemains du sommet de Prague
Jean-Sylvestre Mongrenier

Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne
Pol De Vos

Occupations militaires - La prostitution érigée en système
Richard Poulin

Les minutes les plus longues de ma vie...
Michel Collon

Les États-Unis à la conquête de l'Eurasie et du monde
Jean-Marie Chauvier

Le Tribunal Pénal de La Haye de moins en moins crédible
Edward Herman

Bush et l'OTAN

Les nouveaux rôles probables de l’Otan dans les futurs scénarios impérialistes : Comment arrêter l’Otan ?
George Havatzas

50 juristes et avocats de 12 pays lancent un appel contre l’imposition d’un conseil juridique à Slobodan Milosevic

Solidarité avec Hiroshima et Nagasaki
Pierre Piérart

Parodie de procès Milosevic : Déclaration du Comité grec pour la Détente internationale et pour la Paix (EEDYE)

Contre ces lois-là, la Loi Internationale (et Milosevic) n’ont pas l’ombre d’une chance
Stephen Gowans

Une lettre ouverte de Christopher Black, président du Comité légal de l’ICDSM
Christopher Black

L'ancien premier ministre soviétique : « Je n'irai pas témoigner à La Hague dans les circonstances actuelles»
Nikolai Ryzhkov

Refus de participer au 'procès' en tant que témoin de Léonide G. Ivachov

L’ICTY et la décimation de la Yougoslavie – Une histoire de famille
Ian Johnson

Milosevic au TPI : Celui qui doit se taire
Vladimir Caller, Georges Berghezan, Jean Bricmont, Hernn Valverde

Tribunal international ou «Chambre étoilée»?
British Helsinki Human Rights Group

Milosevic se voit refuser le droit universel d'assurer sa propre défense
Sara Flounders

Lettre d'un groupe de témoins des Etats-Unis au président Slobodan Milosevic

La défense de la patrie est-elle un acte criminel ?
Pr. Kosta Cavoski

Ramsey Clark : Le 'tribunal' saborde ses dernières prétentions à la légalité
Ramsey Clark

Le Tribunal Penal International de La Haye : Deux ans d'efforts coûteux pour aboutir a un constat d'échec
Nico Varkevisser

Justice et propagande : L'échec du procès Milosevic

Deux ans de procès Milosevic : fiasco à La Haye ?

La Haye a remplacé la jurisprudence de la paix établie à Nuremberg par une licence à l'Occident de tuer.
John Laughland

Laissez Milosevic se représenter lui-même
John Laughland

Interview de Mordechai Vanunu à la BBC du 24 Octobre 2004

Murmures nucléaires à l'ombre des canons

Vanunu : « J'ai fait ce devais faire »
Baudouin Loos

Nikolaï Ryjkov défend Milosevic et dénonce l'OTAN

La reculade du Tribunal pénal international
Louis Magnin.

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971
Olivier Corten, Eric David, Pierre Klein, Jean Salmon

L’OTAN et la constitution européenne nuisent gravement à la Paix

Deuxième bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total. (Du 6 août 2004 au 28 février 2005)
Pierre Piérart

Premier bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total.

Le chef de la mission de contrôle de l'Union Européenne au Kosovo dément toutes les affirmations de Carla Del Ponte
Compte rendu rédigé par Andy Wilcoxson

La Constitution et la Guerre
Diana Johnstone

Campagne « Mayors for Peace »
Pierre Piérart et Henri Firket

Traité constitutionnel européen : Un traité peut en cacher un autre

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (I)
Pierre Piérart

« Si demain, il faut à nouveau manifester pour la paix, j’irai à nouveau. Dans quel état reviendrai-je ? »
Michel Collon

« La future défense européenne est un livre ouvert pour les États-Unis »
Entretien avec le Général Henri Paris, président de la Fédération des officiers de réserve républica

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki se précisait malgré l’écroulement de l’Allemagne nazie. (1e partie)
Pierre Piérart.

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (2e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (3e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (4e partie)
Pierre Piérart

Pianosa, le mystère du bateau de l’OTAN
Gianvito Lo Vecchio

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (5e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans ….. Hiroshima, après Alamogordo qui préparait Nagasaki.
Pierre Piérart

D'Hiroshima à Bagdad
Joëlle Penochet

Pourquoi le bombardement de Nagasaki ?
Pierre Piérart

Milosevic à La Haye : plus c'est intéressant, moins on en parle
Diana Johnstone

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (6e partie).
Pierre Piérart

Un témoignage accablant pour l'accusation
D'après les comptes rendus de Andy WILCOXSON

Armes nucléaires : une parodie politique se transforme en poursuites judiciaires.

Karel De Gucht démis de ses fonctions : Déclaration publiée par le comité intérimaire le 24 novembre 2005

Intervention sur la « perception de l'OTAN par la société civile »
Arnaud Ghys, CNAPD

L'Afghanistan et son «processus démocratique»
Latif Pedram

Guerre nucléaire contre l'Iran
Michel Chossudovsky

Une nouvelle OTAN pour un nouvel ordre mondial ?
Hans Lammerant et Fabien Rondal

Bientôt la prison pour la dénonciatrice du premier crime de guerre en Yougoslavie ?
Georges Berghezan

Deux minutes, une vie
Michel Collon

Le grand jeu des bases militaires en terre européenne
Manlio Dinucci

Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux – 4e Forum social européen

La désinformation en ex-Yougoslavie et au Kosovo
Jean Toschi

Kosovo : une nécessaire décentralisation
Frédéric Saillot

Europarlement • Aide au pacifisme condamnée
Pol De Vos

Feodossia: partenariat et politicaillerie
Viktor Litovkine, commentateur militaire de RIA Novosti

A propos de la réunion des parlementaires en commission sur les prochains sommets de l'OTAN (réunion du 6 juin 2006).
Claudine Pôlet

Mordechaï Vanunu condamné pour avoir pris la parole

Massacres discrets dans l'Afghanistan libéré
Roland Marounek

Interventions militaire et humanitaire?
Ludo De Brabander et Georges Spriet (Vrede), Pol De Vos (StopUSA)

Pétition: Pas de F-16 belges en Afghanistan!

Le Kosovo : une colonie de l’Otan dans le Nouvel Ordre Mondial
Diana Johnstone

Le Canada dans la guerre d’occupation en Afghanistan
Collectif Échec à la guerre

La Belgique dans la guerre en Afghanistan : L'opération de désinformation des ministres De Crem - De Gucht
Roland Marounek

Pourquoi les arguments de De Gucht et De Crem ne tiennent pas la route
Vrede, Intal, UCOS...

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Marcel Poznanski pour le CSO
Marcel Poznanski

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Roland Marounek pour StopUSA
Roland Marounek

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Pierre Merveilleux pour Europe for Peace
Gilles Desmet, Parti Humaniste

De Munich au Kosovo
John Laughland

Les roses fanées de la révolution géorgienne
John Laughland

Non au bouclier antimissile !
Patrice Salzenstein

Des Tchèques mobilisés contre le bouclier antimissile U.S.
Patrice Salzenstein

9 Questions sur la Déclaration de Coopération entre les secrétariats de l'ONU et de l'OTAN
Transnational Foundation for Peace and Future Research

L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN ne répond pas aux objectifs de la communauté internationale
Karl Müller

L'accord entre les Secrétariats de l'ONU et de l'Otan viole la Charte des Nations Unies
Alfred de Zayas, fonctionnaire de l’ONU à la retraite

Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN
Manlio Dinucci (Il Manifesto)

L’Otan, gardien militaire de la sécurité d’approvisionnement énergétique des pays membres

Le cercle vicieux otanien de la violence
Diana Johnstone

La criminalisation du mouvement de la paix à Strasbourg est inacceptable
Pieter Terlinck

A Strasbourg des dizaines de milliers de citoyens du monde ont osé dire leur opposition à l'Otan
Claudine Pôlet

Une grande mobilisation le 4 avril pour dire « NON à la Guerre, NON à l’OTAN » dans un contexte de répression policière et de tension.
Collectif anti Otan de Strasbourg

Pour un bilan nuancé du Contre-Sommet de Strasbourg
Roland Marounek

Mais que fait donc la Bundeswehr dans l'Hindoukouch ?
Jürgen Rose

Franz Weber : Pour un tribunal de la conscience humaine

L’Iran, la Corée du Nord… et les autres.
Henri Firket

Trafics d’organes : Vers la fin de l’impunité au Kosovo ?
Georges Berghezan

Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye
Domenico Losurdo

La Libye : Est-ce qu'on nous refait le coup du Kosovo ?
Diana Johnstone

« Femmes pour la Paix » et pas « Femmes pour la guerre »
Anne Morelli

Terrorisme nucléaire
Michel Wautelet

Sept points sur la Libye
Domenico Losurdo

L’OTAN dans sa guerre des menteurs et des lâches
Mohamed Bouhamidi

200 intellectuels Africains contre l'Otan

L’OTAN et la montée en puissance des médias sociaux
Roland Marounek

Dix ans de guerre de l'information en Afghanistan
IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques

Message du Président du Venezuela, Hugo Chávez Frías devant l'Assemblée Générale des Nations Unies.

La conclusion barbare d’une guerre colonialiste barbare.
Domenico Losurdo

Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole
Domenico Losurdo

L'oppression de Kadhafi
Stephen Gowans

Manœuvres de guerre OTAN contre l'Iran
Manlio Dinucci

En Libye, la fin de 42 ans de...
Stephen Gowans

On voit les États-Unis partout...
Stephen Gowans

Syrie : Comment on transforme un homme en un être monstrueux
Mouna Alno-Nakhal

Que se passe-t-il en Syrie ?
Domenico Losurdo

Transcription de l'interview de Françoise Wallemacq de retour de Syrie

Lettre ouverte sur les plans de l'OTAN de défense antimissile et sur le risque accru d'une guerre nucléaire
David Krieger

Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie
Domenico Losurdo

Course à la guerre par procuration contre la Syrie
M. K. Bhadrakumar

Al-Qaeda’s Air Force
Stephen Gowans

Les USA gardent un oeil sur la Syrie, et tissent leur toile dans le Golfe
M K Bhadrakumar

Une intervention humanitaire en Syrie, il y a 150 ans
Pascal Herren, doctorant en droit à l

Fabrice à Waterloo : L’Occident humanitaire et la Syrie
Diana Johnstone

Un autre regard sur la Syrie
Bahar Kimyongür

Yougoslavie : Quand on prend l’avenir pour le passé - Raisons pour lire : Quand "Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves", de Fabrice Garniron
Diana Johnstone

1. Matins de Roses
Marie-Ange Patrizio

2. Matin de lumière

3. La volière de Mar Yakub
Marie-Ange Patrizio

4. « Les gens qui ont un livre »
Marie-Ange Patrizio

5. Les gardiens
Histoires du siège de Qâra, et de quelques unes de ses conséquences

Marie-Ange Patrizio

6. Damas des étoiles
Marie-Ange Patrizio

7. Damas à bâtons rompus
Marie-Ange Patrizio

8. Au coeur de la Syrie, Générosité
Marie-Ange Patrizio

Flotte USA avec 1.000 missiles en Méditerranée
Manlio Dinucci

L’Otan a déjà voté, avant nous
Manlio Dinucci

Paquet bombe nucléaire en provenance des USA
Manlio Dinucci

Israël, 200 armes nucléaires pointées sur l’Iran
Manlio Dinucci

Pour l’Italie, nouveau gouvernement, même “allié privilégié”
Manlio Dinucci

“Souveraineté” vis à vis de Bruxelles, pas de Washington
Manlio Dinucci

Derrière la parade du 2 juin
Manlio Dinucci

Néocolonialisme et “crise des migrants”
Manlio Dinucci

Circuit de mort dans la “Méditerranée élargie”
Manlio Dinucci

L’Otan expansible et toujours plus coûteuse s’élargit sur l’Europe
Manlio Dinucci

La réponse guerrière à la négociation
Manlio Dinucci

L’establishment USA derrière le Sommet de Helsinki
Manlio Dinucci

Ponts écroulés et ponts bombardés
Manlio Dinucci

En Toscane la plus grande poudrière USA
Manlio Dinucci

Une Italie souverainiste sans souveraineté
Manlio Dinucci

La stratégie de diabolisation de la Russie
Manlio Dinucci

L’armée d’insectes du Pentagone
Manlio Dinucci

Articles de la Charte des Nations Unies et du Traité de l'OTAN violés par l'agression contre la Yougoslavie

Annexe B des Accords de Rambouillet

Accords secrets de 1971 entre la Belgique et les USA

Réunion du Comité des plans de défense et du groupe des plans nucléaires, Bruxelles le 12 juin 2003 : Communiqué final

Extension de la zone d'intervention OTAN : Communiqué de l'OTAN

Allocution prononcée par M. Jaap de Hoop Scheffer devant la Commission parlementaire pour les Affaires étrangères
Jaap de Hoop Scheffer

Jaap de Hoop Scheffer : « Un nouvel OTAN est nécessaire »

La force de réaction de l'OTAN : Au centre de la transformation de l'OTAN

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971

Réunion ministérielle du Conseil de l'Atlantique Nord de Madrid - Communiqué final

Discussions à la Chambre belge sur le projet de loi portant assentiment à l'adhésion des nouveaux membres à l'OTAN

Declaration du sommet de Prague sur l'Irak

Traité de Maastricht : Dispositions concernant une politique étrangère et de sécurité commune

Projet de Constitution Européenne et OTAN

Exerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo:The inadequacy of human rights protection mechanisms
Marek Nowicki

Excerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo: The situation of non-Albanian communities in Kosovo

Statut juridique de l'aéroport de Chièvres.
Demande d'explications au Ministre de la Défense

Rôle de la base aérienne de Florennes dans l'OTAN

Votes à l'ONU sur le Désarmement

Directive politique globale entérinée par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors du sommet de Riga

Demande d'explications de M. Josy Dubié au ministre de la Défense sur «l'accroissement de la présence militaire belge en Afghanistan»

Déclaration du Sommet de Bucarest

Non-prolifération, contrôle des armements et désarmement
Note de Karel De Gucht

Ministère de la défense belge : Note d’Orientation Politique
Pieter De Crem

Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN
Jaap de Hoop Scheffer - Ban Ki-Moon

Adresse de Tzipi Livni au Symposium OTAN-Israël, Herzliya

Discours à l'Assemblée générale des Nations unies: «Nous avons peur»
Paul-Henri Spaak

The Continuing Relevance of NATO’s Nuclear Deterrence Strategy in an Uncertain World
Guy B. Roberts, Deputy Assistant Secretary General for WMD Policy at NATO

Déclaration du Sommet de Strasbourg-Kehl

Extraits du Concept Stratégique de l'Alliance de 1999 sur les armes nucléaires

Opérations en zone urbaine en l’an 2020 - Synthèse

De la bonne coopération entre l'Otan et les ONG
Anders Fogh Rasmussen

Une Otan sans armes nucléaires
Lt Col. Michael J. Byrne, Com. Douglas L. Edson, Lt Col Andrea L. Hlosek

Traitement inhumain de personnes et trafic illicite d’organes humains au Kosovo
Commission des questions juridiques et des droits de l’homme

Annexe au rapport de Dick Marty : Carte des centres de détention du nord de l’Albanie

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE : Proposition de résolution concernant la situation en Libye

Mémorandum de la CNAPD dans le cadre du sommet de l’OTAN à Varsovie

Contribution du Comité Surveillance OTAN au Forum Social Européen

Bertrand Russell Peace Foundation, Conférence de Bruxelles les 26 et 27 juin 2003

Après Madrid, Bruxelles ?

Soutien à la Conférence de Paris sur l'Irak du CSO

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki : Communiqué

Bush Not Welcome

Lever toutes les restrictions à la liberté de Mordechai Vanunu

Contribution du CSO à la Conférence sur les bases militaires dans le monde

LAS BASES MILITARES : UN ASPECTO DE LA ESTRATEGIA GLOBAL DE LA OTAN

Militar bases: An aspect of the NATO strategy

Lettre de protestation du CSO au Ministre des Affaires Étrangères face aux poursuites judiciaires d'un militant de Bombspotting

Message pour la commémoration du 61e anniversaire du lancement de la bombe atomique nord américaine sur Hiroshima et Nagasaki

Mise au point concernant l’essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

Pourquoi tant de discrétion des négociateurs pour un futur gouvernement sur la politique extérieure et de défense de la Belgique ?

Lettre à l'ambassade de la Répblique tchèque en soutien à la manifestation contre les bases US

Pour un retrait immediat et inconditionnel des troupes belges d’Afghanistan !

L’Otan en Géorgie... sans attendre la Géorgie dans l’Otan ?

Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

SORTIR D'AFGHANISTAN MAINTENANT !

Décès de Pierre Piérart

Réponse au communiqué de la CNAPD annonçant son retrait de la conférence sur l’Iran
Comité Surveillance Otan

UN NON SANS EQUIVOQUE A TOUTE INTERVENTION DE L’OTAN EN LIBYE !

Libye, Iraq, Afghanistan : non à la guerre !
Non à toute participation belge !

La Belgique est entrée en guerre contre la Libye ! Stoppons l’escalade !

Non à la reconnaissance du Conseil national de Transition Libyen
Pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces militaires belges engagées en Libye

Ne laissons pas l’Otan nous entraîner dans une nouvelle guerre froide !

L'OTAN a besoin de l'Irak !
Tom Lantos

Thomas Fiedman : plaidoyer que l'Irak, l'Egypte et Israël deviennent membres de l'OTAN...
Thomas L. Friedman

Garder un œuil sur l'ours russe
William Safire

Poutine : L'OTAN n'est plus une organisation hostile...

Aznar : « L'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban »

Contenir l'Iran : Accueillir Israël dans l'OTAN
Ronald D. Asmus

CONTRE-SOMMET DE L'OTAN: RESISTANBUL 2004

D'anciens officiers de l'armée grèque parlent

Initiative against the NATO summit in Istanbul
Committees Against Occupation

Initiative contre le sommet de l'OTAN à Istanbul
Comités Contre l'Occupati

Appel de Resistanbul 2004

Des dizaines de milliers de signatures contre l'OTAN envoyées à Ankara
Comités Contre l'Occupation

Contribution à la conférence Anti-Otan d'Istanbul
Roland Marounek

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki - Communiqué

Appel pour le Kosovo

Intervention à l'ONU du Maire d’Hiroshima lors de la Conférence sur la révision du TNP

Déclaration

Forum Social Européen de Londres : Appel de l'Assemblée des mouvements sociaux

Declaration

IRAK : CONTRE L'ESCALADE
Jean Bricmont

Rapport d'enquête sur la population rom au Kosovo et Metohija suite aux événements survenus du 17 au 21 mars 2004
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

Projet de création a Kosovska-Mitrovica d’un bureau et d’un organisme de défense des droits des Roms
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

APPEL À L'ACTION de l'ASSEMBLÉE CONTRE LA GUERRE
Forum social mondial 2005, Porto Alegre, Brésil

Plate-forme pour les actions de protestation contre la venue de Bush en Belgique

Le maire d’Hiroshima appelle à participer à la marche pour abolir les armes nucléaires
For Mother Earth

International Conference against Foreign Military Bases
FINAL DECLARATION

Conférence internationale contre les bases militaires étrangères
Déclaration finale

Report on the International Conference against Foreign Military Bases

Non à la guerre contre l'Iran
Prise de position de la plate-forme anti-guerre

Appel pour éviter une guerre nucléaire en Iran

Appel de la Plateforme anti-guerre

Paix au Moyen Orient: maintenant!
Texte de plateforme des mouvements pour la paix

Appel de Stuttgart

Forum Social Européen de Malmö : Appel à rejoindre la mobilisation contre l’Otan d’avril 2009

Appel de la World Afghan Professional Organization contre la guerre en Afghanistan

Des organisations de paix réagissent à l'expansion de la mission belge en Afghanistan
Vrede, Intal, CNAPD, CSO et MIR-IRG.

Déclaration du Comité International Non à la Guerre - Non à l'Otan

Évaluation des actions par le Comité International de Coordination
Arielle Denis et Reiner Braun

Contre-Sommet de Strasbourg du 2 au 5 avril 2009. - Évaluation des participants de Belgique

Déclaration du Conseil mondial de la paix et du Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du sommet de l'OTAN de Lisbonne
World Peace Concil

Communiqué de presse : « Freeze for peace in Afghanistan »
La Plate-forme Afghanistan

Communiqué de la CNAPD à propos de l’invitation à la conférence – table-ronde de ce vendredi 17 décembre « L’Iran dans la visière de l’Ouest ».

Carte Blanche : La menace nucléaire, d'Hiroshima à … Tihange

Appel à la résistance et à la protestation contre Petersberg II
No To Nato

Appel
Pas de nouvelle guerre au Moyen Orient

Commémoration du 67ème anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

Lettre ouverte à l'occasion de l'intervention de Jamie Shea au Festival des Libertés

Camp de Pozega : «Nous n'avons besoin de rien, seulement de la liberté»

Leposavic : Visite aux réfugiés roms

Tentative d'intimidation ?

Les États-Unis et le crime organisé

A la rencontre des Croates et des Roms

La KFOR nous photographie et nous empeche de photographier

Ceux d'en haut

Prizren dévastée

Le plus sinistre ghetto du Kosovo

Entretien avec Gušani Skender, Leposavic

Entretien avec Oliver Ivanovic, Mitrovica

Entretien avec Sava Janjic, Visoki Decani

Entretien avec Marek Nowicki, Pristina

Entretien avec Momcilo Trajkovic, Caglavica

Aveux tardifs

Le calvaire des Roms au Kosovo
Marie-Pierre Lahaye

Invisibles et indésirables : les nouveaux réfugiés du Kosovo
Georges Berghezan

Faillite de l'ONU et de l'OTAN au Kosovo
Philippe Scheller

Kosovo, essai en plein champ de l'impérialisme guerrier
Manuel Grandjean

Notre film annonçait ce drame, pourquoi n’avons-nous pas été entendus?
Interview de Vanessa Stojilkovic

Rompre 5 ans de silence
Philippe Scheller

Nettoyage ethnique au Kosovo : Un voyage pour rompre cinq ans de silence
Georges Berghezan

ROMS D’EX-YOUGOSLAVIE (KOSOVO ET METOHIA) :
PEUPLE EN DANGER !

Avec la drogue, les jeunes du Kosovo oublient leurs préjugés ethniques
Tanja Matic et Tanja-Marija Vujisic

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message de la COLUPA
Présenté par Pierre Debbaut

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Intervention de Sortir du Nucléaire
Louis Verheyden

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Inetrvention du Mouvement Chrétien pour la Paix
Carla Goffi

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message du CSO
Marcel Poznanski


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6. Damas des étoiles

Je reprends la rédaction de ce récit après avoir regardé sur France2  « le 13h15  : Vivre à Damas »[1] en me pinçant deux ou trois fois au cours de l’émission pour vérifier que je ne rêvais pas. France2 a bien envoyé des reporters faire un documentaire montrant des bribes de la vie à Damas telle qu’on la voit, en effet, quand on s’y rend[2]. Incroyable. Et (bonne) surprise, quand Zeina la jeune lycéenne et violoniste interviewée dans le reportage arrive chez elle : c’est Claudia T. qui lui ouvre la porte : nous l’avons rencontrée lundi 12 octobre (voir ci-dessous).

Je ne rêve pas. Comme disait l’autre, « ça n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Il fallait bien que nos médias pour tenter de nuancer l’énormité de leurs mensonges antérieurs commencent aussi à nous montrer le contraire de ce qu’ils nous ont ressassé depuis bientôt 5 ans. Zeina au journaliste qui lui demande si elle n’a pas peur en sachant que la guerre est si proche, à 10 Km : « mais non… l’Armée est ici, ils nous protègent ! ». Eh oui, l’Armée arabe syrienne sous le commandement du Président Bashar al-Assad protège la population ; on ne vous l’avait pas dit, on vous a même dit le contraire. Si vous l’avez cru, reprenez toute la logique de vos raisonnements en commençant par le postulat de base en vigueur ici : « Assad est un dictateur » ; tout le reste en découle. Ou bien France2 ment cette fois aussi, en allant interviewer des « propagandistes du régime » ?

   Dimanche matin 11 octobre, nous allons quitter le monastère et Qâra. Nous n’aurons pas eu le temps d’aller voir ce qui reste des fresques médiévales, ni Notre-Dame du Lait (dont nous a parlé le père de Brahim, historien de sa ville) à l’église des Saints Serge et Bacchus (du Père Georges[3]). Ce matin nous avons bavardé une dernière fois de la situation en Syrie avec le Père Daniel et les deux jeunes Frères (les parents de David, au téléphone depuis l’Ohio juste avant notre départ : « We love Poutine» !). Ils nous montrent quelques produits distribués à la population par l’UNFPA :

(Photo Dominique de France)

Pas les mêmes remontants que ce qu’on fournit à ceux d’en face. On n’aura pas eu le temps non plus de bavarder avec certaines religieuses ou novices, discrètes, souriantes, accueillantes dont Claire-Marie dans cette maison est l’autre mère, « qui sourit et pardonne » comme dit le cantique, et n’arrête pas de travailler.

    Avant de partir, photos de la communauté (avec Brahim et Abu Georges), Claire-Marie entonne la version de La Marseillaise qu’elle a écrite pour la situation syrienne actuelle.

(Photo Dominique de France)

 C’est à nouveau Georges qui va nous conduire jusqu’à la « pension de famille bon marché » recommandée par Claire-Marie : « un cousin de Brahim y travaille, vous serez bien et ça n’est pas cher ». En confiance, nous n’avons même pas réservé.

   Nous partons vers 14h, la route est assez dégagée, peu de barrages, toujours la même consigne : aux contrôles pas de photos, parler le moins possible, surtout français, pour ne pas compliquer les choses, passeports à portée de main. Nous n’aurons aucun problème pour franchir ces barrages, parfois assez lentement quand il y a du monde. Dans la voiture de Georges, un gros chapelet est suspendu au rétroviseur intérieur. On n’est pas dans le « Califat » ; quand même, ça me semble osé… Le pare-brise a quelques impacts : non, pas de balles. Mais on ne remplace pas aussi facilement que chez nous ; tant que ça tient.

On longe encore les montagnes, toujours pelées, en apercevant toutefois des plantations sur les collines, le reboisement est en cours. La route est quasiment droite, de temps en temps un peu de relief, ça monte et ça redescend, des bandes de béton rétrécissent la chaussée aux abords des barrages. Le trajet est rapide, sans encombre. Inconsciemment nous avons appliqué la consigne même en dehors des barrages, on ne parle quasiment pas ! Peut-être parce que nous voulons, chacune, profiter au maximum de ce que nous entrevoyons depuis la voiture. En approchant de Damas, sur le bord de la route des panneaux pour « rejoindre l’armée », jeune soldate au second  plan.

Panneau : « Rejoignez l’armée, l’armée c’est nous tous, hommes et femmes »

  Nous allons quitter la M5 et obliquer à droite pour contourner Douma ; détour d’environ 3/4 d’heure, par une sorte de bretelle qui rejoint rapidement une autre grande route revenant vers le Mont Qassioun. Là les barrages sont très rapprochés : et sur des remblais de part et d’autre de la route, « casemates en béton, sacs de sable, soldats postés avec des fusils mitrailleurs. C’est là que j’ai le plus ressenti l’atmosphère de guerre » m’écrit Dominique.

  L’ennemi est proche, installé à Douma, banlieue nord-ouest de Damas que l’aviation syrienne, contrairement à ce qui a été dit ici, ne bombarde pas aveuglément[4], sinon la situation serait réglée depuis longtemps. Mais il y a des civils, familles qui n’ont pas pu partir, ou associées aux terroristes ou otages. C’est de là notamment que les groupes armés bombardent certains quartiers de Damas à portée de leurs missiles et obus de mortiers. Tous les jours à certaines périodes sans qu’on n’en dise rien en Europe : pendant des mois, quasiment tous les jours quelques morts et dizaines de blessés. Armes lourdes amenées par des tunnels souterrains ; certains assez larges pour acheminer le matériel de guerre par camions. Construits bien avant la crise, à l’instigation de personnages haut placés dans l’exécutif pour conduire de tels chantiers discrètement et de façon efficiente, sans difficultés, pas à la pelle et à la pioche. En vue d’un coup d’état à leur profit. Bien sûr il y a eu des félons, au plus haut niveau, dans l'entourage y compris familial du président Hafez al-Assad[5]. Il y en a sans doute encore : pas facile de faire le ménage en temps de guerre.

  L’espace s’élargit et tout d’un coup -j’ai voyagé devant pour cette arrivée- « on est à Damas !». En 2011 je n’étais pas arrivée par cette route du Mont Qassioun : d’ici on domine une ville qui paraît immense. Il fait beau, le temps est très clair, doux, la vue splendide, on descend tranquillement : Georges -qui a été silencieux pendant tout le trajet- nous désigne surplombant la route un édifice officiel assez récent, où sont reçues les personnalités étrangères importantes. Il a dû percevoir notre émotion et il y participe : un geste et quelques mots, ça suffit pour qu’on sente sa fierté de nous montrer cette ville qui est arrivée à résister, à tenir debout.

   Surprenante et belle aussi, pour moi, cette présence du Qassioun dont je réalise que le panorama m’est devenu familier en quatre ans d’informations -vidéos, photos- recherchées presque quotidiennement sur la situation à Damas : comme si je revenais dans un lieu connu alors que je n’y suis restée que trois jours en novembre 2011.

(Photo Dominique de France)

En entrant dans les faubourgs modernes de la ville je reconnais quelques sites : pas endommagés, pas détruits. Des arbres et de la verdure, bien entretenus dans ces quartiers : rien n’indique une guerre, et surtout pas une guerre civile.

(Photo Dominique de France)

Le trafic est moins dense qu’il y a quatre ans. Mais peu à peu en pénétrant dans la ville, on est ralenti par les nombreux barrages sécuritaires qui, malgré la tranquillité apparente, rappellent la réalité : état de siège. Dans lequel les habitants vont et viennent, se prêtent aux contrôles militaires. Matériellement les barrages sont vraiment de bric et de broc, mais les contrôles sérieux. En apparence l’ambiance est banale chez les passants : évidemment, ça fait presque cinq ans qu’ils doivent vivre avec la guerre. Ou partir. Pas de tension palpable par des étrangers, en tous cas. Mais la circulation est moins affolée, moins de klaxons et de voitures qui se forcent le passage. Le danger a-t-il fait retomber les fausses urgences et rappelé quelques règles de la conduite (généralement sans ceinture : la loi avait été votée quelques mois avant le début de la crise, personne ne la fait appliquer depuis) ? L’état de nombreuses voitures -et taxis !- par contre, est pitoyable… Quelques files -jamais très longues- qui attendent aux stations service. Et les photos des soldats martyrs aux barrages où ils ont été tués.

Welcome Souria, toujours, quand les militaires examinent nos passeports aux contrôles. Et parfois quelques mots, après la surprise de voir des touristes Françaises. Le sérieux de la situation ne fait pas forcément perdre le sens de la courtoisie et de l’humour. On est bien à Damas ; et on y sera bien, à Damas.

  La pension de famille recommandée est dans Bab Touma, le coeur historique de la ville, où  nous arrivons assez rapidement. Je reconnais la vieille Porte, debout, on prend la rue par laquelle j’étais arrivée il y a quatre ans, Georges tourne dans la ruelle à droite et s’arrête : devant l’hôtel où notre groupe avait été logé en novembre 2011 ?!

  En fait de « pension de famille bon marché » : Hôtel ***** (cinq). Elle est comme ça, notre Soeur Claire-Marie, elle fait confiance, la Providence… De toutes façons on décharge les bagages, Georges doit repartir au plus vite, il a toute la route à refaire en sens inverse avant la nuit. Inutile de vous rapporter ici et maintenant la série de questions, discussions entre nous puis négociations à la réception pour savoir ce qui nous attendait financièrement. Sans aucun doute, pour moi, le moment de plus grande inquiétude de tout notre séjour en Syrie ! Et petit aperçu fugace du lot quotidien de la majorité des Syriens au fur et à mesure que leur pays a été plongé dans la crise et attaqué par l’embargo occidental, arme de destruction massive illégale, et contraire aux plus élémentaires droits de l’homme.

 Bref : la guerre ayant changé beaucoup de choses, et en particulier évidemment la fréquentation de l’hôtellerie de luxe, donc ses prix, notre inquiétude retombe assez vite[6]. Pour le confort et la qualité du service, je savais que ce serait parfait.

  Dans le fond Claire-Marie avait raison. Nous allons rester, non seulement cette nuit mais, tous comptes faits rapidement le soir même, toute la semaine : chouchoutées par le personnel, dont certains -ceux qui servent le petit déjeuner le matin- me disent « vous êtes venue en 2011, non ? » : il faut dire qu’il y a eu peu d’étrangers ces quatre dernières années.

  On est chez nous.

(Photo Dominique de France)

Et nous aurons des chambres au rez-de-chaussée, donnant sur les patios avec le chuchotement agréable des petites fontaines, ça calme entre deux bombardements. Au demeurant assez espacés, n’exagérons rien : ça n’est pas ça qui nous a pas empêchées de dormir… Ni de sortir seules le soir pour aller manger dans les restaurants populaires (donnés, pour nous) du quartier ; où il faut parfois attendre qu’une table se libère. Les Damascènes viennent manger, fêter le premier anniversaire du petit bébé, regarder la télé, jouer aux cartes…

(Photo Dominique de France)

Dans les ruelles on sort son téléphone portable car l’éclairage public est réduit, éventuellement à rien du tout. Aucune inquiétude pour circuler, même en pleine nuit (on n’est pas en France), le quartier est tranquille et on ne risque même pas de glisser sur les trottoirs : il n’y a pas, ou plus, de chien dans les rues (qui sont propres, rien à voir avec certaines de nos villes).

Des chats, oui :

(Photo Dominique de France)

vrais chats de gouttière qui inspectent les poubelles utilisées par les cantonniers (combinaison orange type guantanamo) qu’on voit vaquer à leur travail tout le long de la journée. Les chats ne sont pas insensibles à nos appels en français mais gardent leurs distances. Sauf dans le patio d’une maison privée où nous sommes entrées, un jour, pour admirer l’architecture : où la minette de la maison s’est laissée caresser puis tout d’un coup a fait volte face et m’a mordue : félin félon !? Ou affranchi : « la main que tu ne peux pas mordre embrasse-la, et prie pour qu’elle s’en aille »[7].

  Voilà pour « brosser le background », comme disait Saramago. Dans les rues principales de Bab Touma il y a toujours les mêmes petits commerces, épiceries avec leurs cageots de fruits et légumes exposés sur le trottoir, et négoces où on trouve de tout. Par exemple des pantoufles 5 étoiles made in SAR, 3 euros, strass et cuir véritable :

Mais pas de t-shirt avec le portrait du Président Assad que je voulais ramener à mon petit-fils, je m’y suis prise trop tard, il aurait fallu aller dans un autre quartier[8] : le « culte de la personnalité » serait-il en perte de vitesse ?! Pas dans les vitrines du quartier,

ni dans les ruelles où les vieux s’installent pour la journée :

Si vous ne voulez pas aller au restaurant, les nombreuses dînettes proposent à toute heure petits pains, sandwichs, feuilletés, pizzas syriens etc. tout frais (et tout chauds) pour quelques dizaines de centimes d’euros. Le verre de jus de grenade fait sous vos yeux, quelques centimes d’euros. Et Welcome Souria à la place de « vous n’avez pas la monnaie ?! ».

 J’oubliais. Comme partout dans Damas, à chacune des portes historiques par lesquelles on entre dans le quartier de Bab Touma, il y a des  postes de contrôles, méticuleux, pour les voitures et pour les piétons : d’un côté, des militaires, de l’autre -pour les femmes qui préfèreraient- femmes soldates ou des comités de défense populaire : on ouvre ses sacs en passant. Les filles sont jeunes, en treillis, tête nue, souvent maquillées ; un jour une des « contrôleuses » avait un tatouage –rien de patriotique- dans le cou, et joli noeud « panthère » dans les cheveux : rigolote et énergique ! Et accueillante, j’aurais bien fait la photo.

  Le dimanche soir nous retrouvons Thierry Meyssan et «Serge M.» comme ils disent dans L’Express : plaisir des retrouvailles mais pas le temps de s’attarder, nous avons rendez-vous avec un des principaux conseillers du Président (son épouse est venue avec lui) dans un restaurant en ville, où les gens de la tablée voisine les salueront familièrement. Pour venir nous avons pris un taxi à la Porte de Bab Touma, stationnement à peu près rangé en file ; prudemment  renseignées sur le tarif à la réception de l’hôtel, Rafqa demande le prix de la course en montant dans la voiture : « ce que vous voulez »... Nous continuons à nous appliquer notre consigne : pas de conversation en français dans la voiture. Pour rentrer vers 1 heure du matin, avec la bonne humeur de la soirée, nous ferons ce qu’on nous avait recommandé de ne pas faire, héler un taxi qui passe : retour tranquille et en donnant la même somme sans rien demander cette fois, 400 LS (1,50 euros environ). Dernières centaines de mètres à pied dans les ruelles, sous les étoiles qu’on voit mieux sans éclairage urbain.

  Avant de venir j’avais demandé à Thierry s’il pouvait nous aider à rencontrer des gens travaillant dans le domaine de la santé ou de la santé mentale. Nous devions parler des rencontres dans la semaine, mais plusieurs choses sont incertaines à cause de… tout un tas de raisons. Elles n’auront finalement pas lieu, pas cette fois du moins. Mais l’épouse du conseiller avec qui nous avons bavardé amicalement - est-ce la situation de crise qui peut faire rapidement tomber les barrières mondaines, ou les qualités des gens rencontrés- me dit en nous quittant « il y a beaucoup de travail, avec les familles des martyrs, avec les enfants mutilés, traumatisés, on est démuni ». De nombreux professionnels (pas seulement industriels et artisans d’art : des praticiens, thérapeutes, médecins, universitaires) ont fui la crise, pas à pied par les Balkans. Nous parlerons plus loin de l’obtention des visas.

  Le lendemain matin nous avons rendez-vous dans un centre pour « enfants handicapés » : deux sections, autistes et malentendants[9]. Nous sommes reçues par Claudia Touma (qu’on aperçoit dans « Vivre à Damas ») qui dirige le centre. Présentation mutuelle de nos expériences, puis exposé précis de leurs méthodes et praxis, populations accueillies, moyens techniques et références théoriques. La discussion est très intéressante, ouverte et approfondie, avec les points communs et les différences d’approches théoriques et pratiques. On fait ensuite une visite des deux sections. Je suis surprise immédiatement par la présence des familles qu’on croise dans les lieux de « récréation » de l’institution : pas n’importe où mais pas tenues à l’écart des praticiens et des enfants. On en reparle ensuite, à la fin de notre visite : la famille a une place centrale dans la société syrienne. On revient sur le temps accordé pour la réflexion quotidienne après les séances tenues : prise de notes requise à chaque praticien tous les soirs. Sur la fréquence des réunions pluridisciplinaires et bilans pour évaluer le travail mis en oeuvre : rien à voir avec ce que j’ai connu en France, centres (dits) pilotes ou pas. Le centre est en lien direct avec l’université et d’autres lieux de formation, y compris -maintenant- à l’étranger, par skype : la recherche et la formation sont présentes dans la praxis quotidienne. Et si je vous dis que la directrice connaît -vraiment- chaque enfant qu’elle croise, et que tous ces enfants que nous avons croisés, dans les deux sections, sont venus spontanément vers elle avec entrain, je complète notre impression. Elle remplace régulièrement des gens absents : pas pour garder les gosses, pour travailler avec eux. Cette institution donne l’impression d’être en travail, allant devenant, comme disait Dolto.

  Dans le bureau où nous revenons boire du thé, je vois la photo de l’inauguration du centre en 2006 par la femme du Président, Asma al-Assad. Sans aucun doute toutes les institutions syriennes (s’il y en a d’autres) n’ont-elles pas les mêmes moyens financiers et humains ; mais on peut avoir ces moyens-là et pas la dynamique d’ouverture et de recherche qui semble être à l’oeuvre ici.

 De fil en aiguille Claudia T. nous dit qu’elle dirige la chorale d’enfants du Père Elias Zahlaoui, à Notre-Dame de Damas.

m-a : Vous connaissez le Père Zahlaoui ?! - oui, vous voulez le voir ? téléphone au Père Elias, rendez-vous demain après-midi. Thierry qui est venu visiter le centre avec nous viendra aussi, il ne l’a jamais rencontré.

 La chorale : 10 concerts prévus en France en mars 2016, enfants de 8 à 15 ans, toutes obédiences chrétiennes, répertoire pas seulement syrien (dont chants traditionnels). On parle musique ; et musique en Syrie. « A cause de la crise, des musiciens sont partis : un chef d’orchestre [qu’on voit dans « Vivre à Damas »] a décidé d’embaucher des jeunes pour les remplacer, il est allé au Conservatoire, a écouté, et a choisi des musiciennes. Que des filles, c’est un orchestre de femmes ! ». Je découvrirai en regardant le documentaire de France2 qu’une fille de Claudia, Zeina, fait elle-même partie des musiciennes (violoniste) qui jouent maintenant dans cet orchestre. Toute cette famille est musicienne. J’avais apporté en Syrie le petit harmonica avec lequel j’ai travaillé pendant des années -en particulier- avec les sujets autistes ; on est sur un terrain commun.

  A propos de cet orchestre et de la chorale Claudia nous dit : « c'est pour la continuité de la culture et ça soutient la résistance ». Tout ça rapidement, de parenthèse en parenthèse, on aurait envie de suivre tous ces fils qui se présentent mais on a conscience de la charge de travail de nos hôtes : à leur poste, et dans leurs activités annexes, et leur famille. Le tout, depuis presque cinq ans, en essayant de passer entre les explosions.

  Ceux que nous rencontrons en Syrie sont vraiment en vie, c’est-à-dire conscients, lucides. Quand la mort et le malheur surgissent beaucoup plus fréquemment et moins raisonnablement qu’on ne s’y attend, on finit par être obligé d’aller chercher ce qu’est l’intérêt de la vie et où on le trouve, avec et malgré l’adversité[10]. Epicure, enseigne dans « Vivre à Damas » le professeur de philosophie français retraité, revenu au lycée Charles de Gaulle. Oui, L’art d’être heureux par gros temps[11].

  Avec les espoirs : « les espoirs qui ont un destin à accomplir, qui est de naître les uns des autres, cela explique que malgré tant de déceptions ils n’aient pas encore disparu du monde »[12].

marie-ange patrizio,

Marseille, 18 décembre 2015

Merci encore à Dominique de France et Rafqa F., pour la mémoire des faits, et à Dora et Souha (réseau des amies syriennes) pour les précisions et traductions de dernière minute : Internet fonctionne bien avec la Syrie.

Photos libres de diffusion avec le texte et mention des auteurs (D. de France ou M-A Patrizio).

Post scriptum au 5ème épisode, pour corrections de quelques données erronées.

Reçu de Dora, Damas : « l’école primaire française à Mazzé n’a pas fermé, ma cousine y travaille ; elle est dirigée par un Syrien, et ce sont d’anciennes élèves qui enseignent maintenant ».

Et le lycée Charles de Gaulle avait non pas 2000 mais un millier d’élèves environ avant la crise et maintenant à peu près 300 ; il est dirigé par un ancien proviseur, Monsieur Leprêtre, retraité revenu travailler à Damas après que le ministère français des Affaires étrangères a fermé ou lâché ses institutions sur place. Proviseur-adjointe syrienne. Voir : http://lcdgdamas.org .

Nous regrettons de ne pas être allées rendre visite à ceux qui continuent à faire fonctionner le lycée : élèves, enseignants, administration et parents d’élèves.



[2] Sauf les premières images de rues complètement en ruines, désertes et sans nos reporters, que la rédaction aura fait ajouter au montage…

[3] Cf. épisode précédent : « Les gens qui ont un livre »

[4] Le 17 août 2015 ça n’est pas « un marché un dimanche matin » (information OSDH reprise par tous nos médias) qui a été bombardé mais un immeuble où se réunissaient des chefs terroristes ; dans le « massacre de la population civile » il y a eu 3 femmes… A Douma, ce sont les hommes qui font le marché pendant que les femmes creusent les tunnels par où elles vont chercher les armes ?

Sur lOSDH, voir : http://www.mondialisation.ca/lobservatoire-syrien-des-droits-de-lhomme-un-outil-de-propagande-de-la-presse-occidentale/5495827

[5] très confortablement installés par exemple à Paris, depuis longtemps.

[6] Pour les six nuits, grand « petit déjeuner » syrien compris, péréquation pour trois personnes dont une Syrienne, réparties dans deux chambres : l’équivalent de 225 euros, chacune.

[7] Le diton, que m’a envoyé ensuite mon amie Dora, Damascène de souche, est « musulman, souvent employé à l’égard des chrétiens ».

[8] « à Baramké, sur le "pont du président" qui traverse l’autostrade entre les hôtels Damas Rose et 4 Seasons, chez les vendeurs ambulants du côté opposé aux hôtels » m’a-t-on dit.

[10] C’est aussi ce qu’on peut apprendre en travaillant avec des personnes lourdement handicapées et/ou aliénées, ou autistes.

[11] Cf. Le bonheur, ou l’art d’être heureux par gros temps, Jean Salem (Bordas, Paris 2006)

[12] Les intermittences de la mort, José Saramago, Seuil, Paris 2008, p. 230.

Marie-Ange Patrizio
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