Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n°0

Le criminel de guerre Wesley Clark témoigne à La Haye
John Catalinotto

Le mensonge, la nausée et les sanctions
Michel Raimbaud

Lettre ouverte au ministre belge des Affaires étrangères
Père Daniel Maes, Communauté du Monastère de Mar Yakub à Qâra, Syrie

USA et Otan évincent l’Ue en crise
Manlio Dinucci

Illégalité du déploiement des armes nucléaires americaines en Europe
Pierre Piérart

Guerres sans fin
Droit international contre droit du plus fort

Diana Johnstone

Les bases nucléaires de l'OTAN en Europe
Pierre Piérart

HIROSHIMA ET LE TRAITÉ DE NON PROLIFÉRATION
Pierre Piérart

Lettre au Général Jones, commandant du SHAPE, pour réclamer le retrait des armes nucléaires des pays de l'OTAN

Mordechaï Vanunu prisonnier d'opinion

L'OTAN et l'Afrique du Nord
Rashid Khashana

OTAN : Vers une expansion planétaire
Michel Collon

OTAN : au service de qui et pour quels objectifs ?
Valérie Peclow

L' Europe de la défense aux lendemains du sommet de Prague
Jean-Sylvestre Mongrenier

Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne
Pol De Vos

Occupations militaires - La prostitution érigée en système
Richard Poulin

Les minutes les plus longues de ma vie...
Michel Collon

Les États-Unis à la conquête de l'Eurasie et du monde
Jean-Marie Chauvier

Le Tribunal Pénal de La Haye de moins en moins crédible
Edward Herman

Bush et l'OTAN

Les nouveaux rôles probables de l’Otan dans les futurs scénarios impérialistes : Comment arrêter l’Otan ?
George Havatzas

50 juristes et avocats de 12 pays lancent un appel contre l’imposition d’un conseil juridique à Slobodan Milosevic

Solidarité avec Hiroshima et Nagasaki
Pierre Piérart

Parodie de procès Milosevic : Déclaration du Comité grec pour la Détente internationale et pour la Paix (EEDYE)

Contre ces lois-là, la Loi Internationale (et Milosevic) n’ont pas l’ombre d’une chance
Stephen Gowans

Une lettre ouverte de Christopher Black, président du Comité légal de l’ICDSM
Christopher Black

L'ancien premier ministre soviétique : « Je n'irai pas témoigner à La Hague dans les circonstances actuelles»
Nikolai Ryzhkov

Refus de participer au 'procès' en tant que témoin de Léonide G. Ivachov

L’ICTY et la décimation de la Yougoslavie – Une histoire de famille
Ian Johnson

Milosevic au TPI : Celui qui doit se taire
Vladimir Caller, Georges Berghezan, Jean Bricmont, Hernn Valverde

Tribunal international ou «Chambre étoilée»?
British Helsinki Human Rights Group

Milosevic se voit refuser le droit universel d'assurer sa propre défense
Sara Flounders

Lettre d'un groupe de témoins des Etats-Unis au président Slobodan Milosevic

La défense de la patrie est-elle un acte criminel ?
Pr. Kosta Cavoski

Ramsey Clark : Le 'tribunal' saborde ses dernières prétentions à la légalité
Ramsey Clark

Le Tribunal Penal International de La Haye : Deux ans d'efforts coûteux pour aboutir a un constat d'échec
Nico Varkevisser

Justice et propagande : L'échec du procès Milosevic

Deux ans de procès Milosevic : fiasco à La Haye ?

La Haye a remplacé la jurisprudence de la paix établie à Nuremberg par une licence à l'Occident de tuer.
John Laughland

Laissez Milosevic se représenter lui-même
John Laughland

Interview de Mordechai Vanunu à la BBC du 24 Octobre 2004

Murmures nucléaires à l'ombre des canons

Vanunu : « J'ai fait ce devais faire »
Baudouin Loos

Nikolaï Ryjkov défend Milosevic et dénonce l'OTAN

La reculade du Tribunal pénal international
Louis Magnin.

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971
Olivier Corten, Eric David, Pierre Klein, Jean Salmon

L’OTAN et la constitution européenne nuisent gravement à la Paix

Deuxième bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total. (Du 6 août 2004 au 28 février 2005)
Pierre Piérart

Premier bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total.

Le chef de la mission de contrôle de l'Union Européenne au Kosovo dément toutes les affirmations de Carla Del Ponte
Compte rendu rédigé par Andy Wilcoxson

La Constitution et la Guerre
Diana Johnstone

Campagne « Mayors for Peace »
Pierre Piérart et Henri Firket

Traité constitutionnel européen : Un traité peut en cacher un autre

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (I)
Pierre Piérart

« Si demain, il faut à nouveau manifester pour la paix, j’irai à nouveau. Dans quel état reviendrai-je ? »
Michel Collon

« La future défense européenne est un livre ouvert pour les États-Unis »
Entretien avec le Général Henri Paris, président de la Fédération des officiers de réserve républica

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki se précisait malgré l’écroulement de l’Allemagne nazie. (1e partie)
Pierre Piérart.

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (2e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (3e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (4e partie)
Pierre Piérart

Pianosa, le mystère du bateau de l’OTAN
Gianvito Lo Vecchio

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (5e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans ….. Hiroshima, après Alamogordo qui préparait Nagasaki.
Pierre Piérart

D'Hiroshima à Bagdad
Joëlle Penochet

Pourquoi le bombardement de Nagasaki ?
Pierre Piérart

Milosevic à La Haye : plus c'est intéressant, moins on en parle
Diana Johnstone

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (6e partie).
Pierre Piérart

Un témoignage accablant pour l'accusation
D'après les comptes rendus de Andy WILCOXSON

Armes nucléaires : une parodie politique se transforme en poursuites judiciaires.

Karel De Gucht démis de ses fonctions : Déclaration publiée par le comité intérimaire le 24 novembre 2005

Intervention sur la « perception de l'OTAN par la société civile »
Arnaud Ghys, CNAPD

L'Afghanistan et son «processus démocratique»
Latif Pedram

Guerre nucléaire contre l'Iran
Michel Chossudovsky

Une nouvelle OTAN pour un nouvel ordre mondial ?
Hans Lammerant et Fabien Rondal

Bientôt la prison pour la dénonciatrice du premier crime de guerre en Yougoslavie ?
Georges Berghezan

Deux minutes, une vie
Michel Collon

Le grand jeu des bases militaires en terre européenne
Manlio Dinucci

Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux – 4e Forum social européen

La désinformation en ex-Yougoslavie et au Kosovo
Jean Toschi

Kosovo : une nécessaire décentralisation
Frédéric Saillot

Europarlement • Aide au pacifisme condamnée
Pol De Vos

Feodossia: partenariat et politicaillerie
Viktor Litovkine, commentateur militaire de RIA Novosti

A propos de la réunion des parlementaires en commission sur les prochains sommets de l'OTAN (réunion du 6 juin 2006).
Claudine Pôlet

Mordechaï Vanunu condamné pour avoir pris la parole

Massacres discrets dans l'Afghanistan libéré
Roland Marounek

Interventions militaire et humanitaire?
Ludo De Brabander et Georges Spriet (Vrede), Pol De Vos (StopUSA)

Pétition: Pas de F-16 belges en Afghanistan!

Le Kosovo : une colonie de l’Otan dans le Nouvel Ordre Mondial
Diana Johnstone

Le Canada dans la guerre d’occupation en Afghanistan
Collectif Échec à la guerre

La Belgique dans la guerre en Afghanistan : L'opération de désinformation des ministres De Crem - De Gucht
Roland Marounek

Pourquoi les arguments de De Gucht et De Crem ne tiennent pas la route
Vrede, Intal, UCOS...

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Marcel Poznanski pour le CSO
Marcel Poznanski

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Roland Marounek pour StopUSA
Roland Marounek

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Pierre Merveilleux pour Europe for Peace
Gilles Desmet, Parti Humaniste

De Munich au Kosovo
John Laughland

Les roses fanées de la révolution géorgienne
John Laughland

Non au bouclier antimissile !
Patrice Salzenstein

Des Tchèques mobilisés contre le bouclier antimissile U.S.
Patrice Salzenstein

9 Questions sur la Déclaration de Coopération entre les secrétariats de l'ONU et de l'OTAN
Transnational Foundation for Peace and Future Research

L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN ne répond pas aux objectifs de la communauté internationale
Karl Müller

L'accord entre les Secrétariats de l'ONU et de l'Otan viole la Charte des Nations Unies
Alfred de Zayas, fonctionnaire de l’ONU à la retraite

Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN
Manlio Dinucci (Il Manifesto)

L’Otan, gardien militaire de la sécurité d’approvisionnement énergétique des pays membres

Le cercle vicieux otanien de la violence
Diana Johnstone

La criminalisation du mouvement de la paix à Strasbourg est inacceptable
Pieter Terlinck

A Strasbourg des dizaines de milliers de citoyens du monde ont osé dire leur opposition à l'Otan
Claudine Pôlet

Une grande mobilisation le 4 avril pour dire « NON à la Guerre, NON à l’OTAN » dans un contexte de répression policière et de tension.
Collectif anti Otan de Strasbourg

Pour un bilan nuancé du Contre-Sommet de Strasbourg
Roland Marounek

Mais que fait donc la Bundeswehr dans l'Hindoukouch ?
Jürgen Rose

Franz Weber : Pour un tribunal de la conscience humaine

L’Iran, la Corée du Nord… et les autres.
Henri Firket

Trafics d’organes : Vers la fin de l’impunité au Kosovo ?
Georges Berghezan

Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye
Domenico Losurdo

La Libye : Est-ce qu'on nous refait le coup du Kosovo ?
Diana Johnstone

« Femmes pour la Paix » et pas « Femmes pour la guerre »
Anne Morelli

Terrorisme nucléaire
Michel Wautelet

Sept points sur la Libye
Domenico Losurdo

L’OTAN dans sa guerre des menteurs et des lâches
Mohamed Bouhamidi

200 intellectuels Africains contre l'Otan

L’OTAN et la montée en puissance des médias sociaux
Roland Marounek

Dix ans de guerre de l'information en Afghanistan
IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques

Message du Président du Venezuela, Hugo Chávez Frías devant l'Assemblée Générale des Nations Unies.

La conclusion barbare d’une guerre colonialiste barbare.
Domenico Losurdo

Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole
Domenico Losurdo

L'oppression de Kadhafi
Stephen Gowans

Manœuvres de guerre OTAN contre l'Iran
Manlio Dinucci

En Libye, la fin de 42 ans de...
Stephen Gowans

On voit les États-Unis partout...
Stephen Gowans

Syrie : Comment on transforme un homme en un être monstrueux
Mouna Alno-Nakhal

Que se passe-t-il en Syrie ?
Domenico Losurdo

Transcription de l'interview de Françoise Wallemacq de retour de Syrie

Lettre ouverte sur les plans de l'OTAN de défense antimissile et sur le risque accru d'une guerre nucléaire
David Krieger

Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie
Domenico Losurdo

Course à la guerre par procuration contre la Syrie
M. K. Bhadrakumar

Al-Qaeda’s Air Force
Stephen Gowans

Les USA gardent un oeil sur la Syrie, et tissent leur toile dans le Golfe
M K Bhadrakumar

Une intervention humanitaire en Syrie, il y a 150 ans
Pascal Herren, doctorant en droit à l

Fabrice à Waterloo : L’Occident humanitaire et la Syrie
Diana Johnstone

Un autre regard sur la Syrie
Bahar Kimyongür

Yougoslavie : Quand on prend l’avenir pour le passé - Raisons pour lire : Quand "Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves", de Fabrice Garniron
Diana Johnstone

1. Matins de Roses
Marie-Ange Patrizio

2. Matin de lumière

3. La volière de Mar Yakub
Marie-Ange Patrizio

4. « Les gens qui ont un livre »
Marie-Ange Patrizio

5. Les gardiens
Histoires du siège de Qâra, et de quelques unes de ses conséquences

Marie-Ange Patrizio

6. Damas des étoiles
Marie-Ange Patrizio

7. Damas à bâtons rompus
Marie-Ange Patrizio

8. Au coeur de la Syrie, Générosité
Marie-Ange Patrizio

Flotte USA avec 1.000 missiles en Méditerranée
Manlio Dinucci

L’Otan a déjà voté, avant nous
Manlio Dinucci

Paquet bombe nucléaire en provenance des USA
Manlio Dinucci

Israël, 200 armes nucléaires pointées sur l’Iran
Manlio Dinucci

Pour l’Italie, nouveau gouvernement, même “allié privilégié”
Manlio Dinucci

“Souveraineté” vis à vis de Bruxelles, pas de Washington
Manlio Dinucci

Derrière la parade du 2 juin
Manlio Dinucci

Néocolonialisme et “crise des migrants”
Manlio Dinucci

Circuit de mort dans la “Méditerranée élargie”
Manlio Dinucci

L’Otan expansible et toujours plus coûteuse s’élargit sur l’Europe
Manlio Dinucci

La réponse guerrière à la négociation
Manlio Dinucci

L’establishment USA derrière le Sommet de Helsinki
Manlio Dinucci

Ponts écroulés et ponts bombardés
Manlio Dinucci

En Toscane la plus grande poudrière USA
Manlio Dinucci

Une Italie souverainiste sans souveraineté
Manlio Dinucci

La stratégie de diabolisation de la Russie
Manlio Dinucci

L’armée d’insectes du Pentagone
Manlio Dinucci

Articles de la Charte des Nations Unies et du Traité de l'OTAN violés par l'agression contre la Yougoslavie

Annexe B des Accords de Rambouillet

Accords secrets de 1971 entre la Belgique et les USA

Réunion du Comité des plans de défense et du groupe des plans nucléaires, Bruxelles le 12 juin 2003 : Communiqué final

Extension de la zone d'intervention OTAN : Communiqué de l'OTAN

Allocution prononcée par M. Jaap de Hoop Scheffer devant la Commission parlementaire pour les Affaires étrangères
Jaap de Hoop Scheffer

Jaap de Hoop Scheffer : « Un nouvel OTAN est nécessaire »

La force de réaction de l'OTAN : Au centre de la transformation de l'OTAN

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971

Réunion ministérielle du Conseil de l'Atlantique Nord de Madrid - Communiqué final

Discussions à la Chambre belge sur le projet de loi portant assentiment à l'adhésion des nouveaux membres à l'OTAN

Declaration du sommet de Prague sur l'Irak

Traité de Maastricht : Dispositions concernant une politique étrangère et de sécurité commune

Projet de Constitution Européenne et OTAN

Exerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo:The inadequacy of human rights protection mechanisms
Marek Nowicki

Excerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo: The situation of non-Albanian communities in Kosovo

Statut juridique de l'aéroport de Chièvres.
Demande d'explications au Ministre de la Défense

Rôle de la base aérienne de Florennes dans l'OTAN

Votes à l'ONU sur le Désarmement

Directive politique globale entérinée par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors du sommet de Riga

Demande d'explications de M. Josy Dubié au ministre de la Défense sur «l'accroissement de la présence militaire belge en Afghanistan»

Déclaration du Sommet de Bucarest

Non-prolifération, contrôle des armements et désarmement
Note de Karel De Gucht

Ministère de la défense belge : Note d’Orientation Politique
Pieter De Crem

Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN
Jaap de Hoop Scheffer - Ban Ki-Moon

Adresse de Tzipi Livni au Symposium OTAN-Israël, Herzliya

Discours à l'Assemblée générale des Nations unies: «Nous avons peur»
Paul-Henri Spaak

The Continuing Relevance of NATO’s Nuclear Deterrence Strategy in an Uncertain World
Guy B. Roberts, Deputy Assistant Secretary General for WMD Policy at NATO

Déclaration du Sommet de Strasbourg-Kehl

Extraits du Concept Stratégique de l'Alliance de 1999 sur les armes nucléaires

Opérations en zone urbaine en l’an 2020 - Synthèse

De la bonne coopération entre l'Otan et les ONG
Anders Fogh Rasmussen

Une Otan sans armes nucléaires
Lt Col. Michael J. Byrne, Com. Douglas L. Edson, Lt Col Andrea L. Hlosek

Traitement inhumain de personnes et trafic illicite d’organes humains au Kosovo
Commission des questions juridiques et des droits de l’homme

Annexe au rapport de Dick Marty : Carte des centres de détention du nord de l’Albanie

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE : Proposition de résolution concernant la situation en Libye

Mémorandum de la CNAPD dans le cadre du sommet de l’OTAN à Varsovie

Contribution du Comité Surveillance OTAN au Forum Social Européen

Bertrand Russell Peace Foundation, Conférence de Bruxelles les 26 et 27 juin 2003

Après Madrid, Bruxelles ?

Soutien à la Conférence de Paris sur l'Irak du CSO

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki : Communiqué

Bush Not Welcome

Lever toutes les restrictions à la liberté de Mordechai Vanunu

Contribution du CSO à la Conférence sur les bases militaires dans le monde

LAS BASES MILITARES : UN ASPECTO DE LA ESTRATEGIA GLOBAL DE LA OTAN

Militar bases: An aspect of the NATO strategy

Lettre de protestation du CSO au Ministre des Affaires Étrangères face aux poursuites judiciaires d'un militant de Bombspotting

Message pour la commémoration du 61e anniversaire du lancement de la bombe atomique nord américaine sur Hiroshima et Nagasaki

Mise au point concernant l’essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

Pourquoi tant de discrétion des négociateurs pour un futur gouvernement sur la politique extérieure et de défense de la Belgique ?

Lettre à l'ambassade de la Répblique tchèque en soutien à la manifestation contre les bases US

Pour un retrait immediat et inconditionnel des troupes belges d’Afghanistan !

L’Otan en Géorgie... sans attendre la Géorgie dans l’Otan ?

Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

SORTIR D'AFGHANISTAN MAINTENANT !

Décès de Pierre Piérart

Réponse au communiqué de la CNAPD annonçant son retrait de la conférence sur l’Iran
Comité Surveillance Otan

UN NON SANS EQUIVOQUE A TOUTE INTERVENTION DE L’OTAN EN LIBYE !

Libye, Iraq, Afghanistan : non à la guerre !
Non à toute participation belge !

La Belgique est entrée en guerre contre la Libye ! Stoppons l’escalade !

Non à la reconnaissance du Conseil national de Transition Libyen
Pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces militaires belges engagées en Libye

Ne laissons pas l’Otan nous entraîner dans une nouvelle guerre froide !

L'OTAN a besoin de l'Irak !
Tom Lantos

Thomas Fiedman : plaidoyer que l'Irak, l'Egypte et Israël deviennent membres de l'OTAN...
Thomas L. Friedman

Garder un œuil sur l'ours russe
William Safire

Poutine : L'OTAN n'est plus une organisation hostile...

Aznar : « L'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban »

Contenir l'Iran : Accueillir Israël dans l'OTAN
Ronald D. Asmus

CONTRE-SOMMET DE L'OTAN: RESISTANBUL 2004

D'anciens officiers de l'armée grèque parlent

Initiative against the NATO summit in Istanbul
Committees Against Occupation

Initiative contre le sommet de l'OTAN à Istanbul
Comités Contre l'Occupati

Appel de Resistanbul 2004

Des dizaines de milliers de signatures contre l'OTAN envoyées à Ankara
Comités Contre l'Occupation

Contribution à la conférence Anti-Otan d'Istanbul
Roland Marounek

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki - Communiqué

Appel pour le Kosovo

Intervention à l'ONU du Maire d’Hiroshima lors de la Conférence sur la révision du TNP

Déclaration

Forum Social Européen de Londres : Appel de l'Assemblée des mouvements sociaux

Declaration

IRAK : CONTRE L'ESCALADE
Jean Bricmont

Rapport d'enquête sur la population rom au Kosovo et Metohija suite aux événements survenus du 17 au 21 mars 2004
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

Projet de création a Kosovska-Mitrovica d’un bureau et d’un organisme de défense des droits des Roms
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

APPEL À L'ACTION de l'ASSEMBLÉE CONTRE LA GUERRE
Forum social mondial 2005, Porto Alegre, Brésil

Plate-forme pour les actions de protestation contre la venue de Bush en Belgique

Le maire d’Hiroshima appelle à participer à la marche pour abolir les armes nucléaires
For Mother Earth

International Conference against Foreign Military Bases
FINAL DECLARATION

Conférence internationale contre les bases militaires étrangères
Déclaration finale

Report on the International Conference against Foreign Military Bases

Non à la guerre contre l'Iran
Prise de position de la plate-forme anti-guerre

Appel pour éviter une guerre nucléaire en Iran

Appel de la Plateforme anti-guerre

Paix au Moyen Orient: maintenant!
Texte de plateforme des mouvements pour la paix

Appel de Stuttgart

Forum Social Européen de Malmö : Appel à rejoindre la mobilisation contre l’Otan d’avril 2009

Appel de la World Afghan Professional Organization contre la guerre en Afghanistan

Des organisations de paix réagissent à l'expansion de la mission belge en Afghanistan
Vrede, Intal, CNAPD, CSO et MIR-IRG.

Déclaration du Comité International Non à la Guerre - Non à l'Otan

Évaluation des actions par le Comité International de Coordination
Arielle Denis et Reiner Braun

Contre-Sommet de Strasbourg du 2 au 5 avril 2009. - Évaluation des participants de Belgique

Déclaration du Conseil mondial de la paix et du Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du sommet de l'OTAN de Lisbonne
World Peace Concil

Communiqué de presse : « Freeze for peace in Afghanistan »
La Plate-forme Afghanistan

Communiqué de la CNAPD à propos de l’invitation à la conférence – table-ronde de ce vendredi 17 décembre « L’Iran dans la visière de l’Ouest ».

Carte Blanche : La menace nucléaire, d'Hiroshima à … Tihange

Appel à la résistance et à la protestation contre Petersberg II
No To Nato

Appel
Pas de nouvelle guerre au Moyen Orient

Commémoration du 67ème anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

Lettre ouverte à l'occasion de l'intervention de Jamie Shea au Festival des Libertés

Camp de Pozega : «Nous n'avons besoin de rien, seulement de la liberté»

Leposavic : Visite aux réfugiés roms

Tentative d'intimidation ?

Les États-Unis et le crime organisé

A la rencontre des Croates et des Roms

La KFOR nous photographie et nous empeche de photographier

Ceux d'en haut

Prizren dévastée

Le plus sinistre ghetto du Kosovo

Entretien avec Gušani Skender, Leposavic

Entretien avec Oliver Ivanovic, Mitrovica

Entretien avec Sava Janjic, Visoki Decani

Entretien avec Marek Nowicki, Pristina

Entretien avec Momcilo Trajkovic, Caglavica

Aveux tardifs

Le calvaire des Roms au Kosovo
Marie-Pierre Lahaye

Invisibles et indésirables : les nouveaux réfugiés du Kosovo
Georges Berghezan

Faillite de l'ONU et de l'OTAN au Kosovo
Philippe Scheller

Kosovo, essai en plein champ de l'impérialisme guerrier
Manuel Grandjean

Notre film annonçait ce drame, pourquoi n’avons-nous pas été entendus?
Interview de Vanessa Stojilkovic

Rompre 5 ans de silence
Philippe Scheller

Nettoyage ethnique au Kosovo : Un voyage pour rompre cinq ans de silence
Georges Berghezan

ROMS D’EX-YOUGOSLAVIE (KOSOVO ET METOHIA) :
PEUPLE EN DANGER !

Avec la drogue, les jeunes du Kosovo oublient leurs préjugés ethniques
Tanja Matic et Tanja-Marija Vujisic

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message de la COLUPA
Présenté par Pierre Debbaut

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Intervention de Sortir du Nucléaire
Louis Verheyden

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Inetrvention du Mouvement Chrétien pour la Paix
Carla Goffi

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message du CSO
Marcel Poznanski


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Une Otan sans armes nucléaires

Imaginez une opération militaire où les forces aériennes italiennes, sous pavillon Otan, utiliseraient leurs avions de combat à double-usage pour charger et lancer des bombes nucléaires tactiques américaines, en défense d'un pays membre de l'Alliance Atlantique. Non, vous ne pouvez probablement pas l'imaginer, et les planificateurs de l'Otan non plus. Ce genre de scénario a pu être plausible en 1980, mais il n'est pas pertinent 30 ans plus tard. Alors pourquoi est-ce que les États-Unis continuent d'entreposer des armes nucléaires tactiques sur le sol européen ? Pourquoi est-ce que l'Otan continue à maintenir son architecture nucléaire qui date de la Guerre Froide , pourquoi continue-t-elle à maintenir des politiques archaïques?

L'Otan devrait à présent uniquement tirer profit des récents développement du Traité sur la réduction des armes stratégiques (START), et revoir complètement sa propre politique nucléaire en retirant les armes nucléaires tactiques du sol européen, en adoptant une posture "nuclear weapons-free" [exempt d'armes nucléaires], et en se transformant en leader mondial de la non-prolifération et du désarmement nucléaire. Depuis la chute du mur de Berlin, l'Otan s'est battue pour conserver sa raison d'être dans l'environnement géostratégique changeant du XXIe siècle. Dans le cadre qui avait établi l'Alliance en 1949, l 'Otan a travaillé dur pour demeurer la première organisation mondiale de stabilisation et de sécurité : elle a accueilli les pays de l'ancien Pacte de Varsovie, elle a transformé quasi toutes ses organisations militaire pour répondre en temps de paix aux nouvelles menaces de l'ère post-Guerre Froide, et elle a étendu la capacité de ses missions en menant des opérations "hors-zone", dans des parties du monde qui n'avaient jamais été envisagées par ses fondateurs. Et pourtant, le chapitre des armes nucléaires reste inchangé par rapport aux politiques et procédures de la guerre froide.

La position actuelle de l'Otan sur les force nucléaires

En 1949, l'Otan a été créé dans le but d'être une sécurité collective pour lutter contre l'agression soviétique en Europe. En vertu de l'article V de la Charte de l'Otan, chaque membre de l'Alliance s'est engagé à partager les risques et responsabilités en même temps qu'il bénéficiait des avantages de la sécurité collective, y compris la dissuasion nucléaire. En tant que seule puissance nucléaire dans les premiers jours de l'Alliance, les États-Unis ont offert à l'Europe occidentale cette dissuasion nucléaire alors que la menace soviétique augmentait. Afin de dissuader les alliés de développer leurs propres programmes d'armement nucléaire, et d'assurer aux membres de l'Otan qu'ils étaient protégés par le parapluie nucléaire américain, les États-Unis ont lancé le programme de «partage du nucléaire» de l'Otan, qui a conduit au déploiement d'armes nucléaires tactiques sur le sol européen.

Depuis lors, les armes nucléaires américaines en Europe ont été étiquetées «  lien politique et militaire essentiel entre les membres européens et nord-américains de l'Alliance . »

Le concept de partage du nucléaire qui a entraîné le déploiement d'armes nucléaires tactiques américaines sur le territoire des pays européens a été le résultat de plus d'une décennie d'accords secrets sur le nucléaire négociés entre les États-Unis et chaque pays de l'Otan. Ces accords nucléaires de l'Otan consistent généralement à la possibilité de stocker des armes nucléaires américaines dans des installations nationales des pays hôtes, et/ou à l'intégration de ces armes dans les plates-formes de lancement du pays hôte, tels les avions dits à "double-usage", c'est-à-dire pouvant porter des bombes conventionnelles et nucléaires.

  • Stockage des armes nucléaires américaines sur le site du pays hôte européen pour emploi par le pays hôte
  • Stockage des armes nucléaires américaines sur le site du pays hôte européen pour emploi par une «tierce partie»
  • Partage de l'information nucléaire
  • Accords techniques entre militaires pour le déploiement et l'utilisation des armes nucléaires

Dans la dernière décennie, la discussion et la politique de l'Otan sur le sujet du partage nucléaire sont passés de l'emploi opérationnel en vertu de l'article V, à une discussion de nature politique. Les politiques nucléaires de l'Otan aujourd'hui, sont considérés par certains comme un pilier des relations de sécurité transatlantiques, et pourtant il n'y a pas eu de débat sérieux au sein de l'Alliance sur le rôle des armes nucléaires depuis 20 ans. L'actuel Concept Stratégique de l'Otan, rédigé en 1999, presque 10 ans après la fin de la guerre froide, précise que «  l'Otan maintiendra, au niveau minimum compatible avec l'environnement de sécurité existant, des forces substratégiques adéquates basées en Europe, qui assureront une liaison essentielle avec les forces nucléaires stratégiques, renforçant ainsi le lien transatlantique . »(5) Bien que la raison d'être fondamentale de l'Otan - défendre les membres de l'agression soviétique - se soit évaporée, l'Otan a maintenu ses programmes d'armes nucléaires depuis la fin de la guerre froide.

Pourquoi l'Otan devrait être une organisation sans armes nucléaires

A l'aube des années 2010, alors que l'Otan s'engage dans le projet d'un nouveau Concept Stratégique, le véritable pilier de la défense collective, c'est la garantie de sécurité collective, claire et incontestée, énoncée dans l'article V, et non un programme d'armes nucléaires tactiques qui est le reflet d'une époque révolue, centrée sur la dissuasion contre une Union Soviétique hautement militarisée qui n'existe plus. La Russie , quels que soient ses défauts, ses luttes politiques et ses crises d'identité, n'est pas l'Union soviétique. Elle a abandonné l'idéologie communiste, a adopté une économie de marché libre (même si elle est sans doute imparfaite), a réduit son personnel militaire de plus de 75% et son budget militaire est passé de plus de 15% à environ 2,5% du PIB. Lors d'un récent Séminaire sur le Concept Stratégique de l'Otan, la Secrétaire d'État Clinton a déclaré: «  La Russie doit relever des défis à sa sécurité, mais l'Otan n'est pas l'un d'entre eux. Nous voulons une relation de coopération Otan-Russie qui produise des résultats concrets et amène l'Otan et la Russie à se rapprocher . » Ce changement fondamental dans l'environnement stratégique européen soulève la question de savoir pourquoi l'Otan continue à maintenir une politique qui est clairement un vestige de la guerre froide.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles la transformer en une organisation sans armes nucléaires a du sens pour l'Otan.

  • Du point de vue diplomatique , les armes nucléaires sont un des nombreux moyens de se défendre - aujourd'hui, ils ne sont pas l'essence de la sécurité de l'Otan. Le coeur de la sécurité de l'Otan est tiré de l'article V, qui assure l'unité de ses membres pour contrer les menaces. La Secrétaire d'État Clinton a également insisté sur ce point, affirmant: «  je tiens à réaffirmer aussi fortement que je peux l'engagement des États-Unis à honorer l'article 5 du traité de l'Otan. Aucun allié - ou adversaire - ne devrait jamais remettre en question notre détermination sur ce point. Il est le fondement de l'Alliance et une obligation que le temps n'érodera pas . » En outre, retirer les armes US d'Europe permettrait de sortir de l'impasse sur les efforts de contrôle des armements entre les États-Unis et la Russie en ce qui concerne les armes nucléaires tactiques en Europe. Une déclaration politique forte de l'Otan selon laquelle elle renoncerait à ces armes, aurait un formidable effet de levier diplomatique pour engager la Russie , par l'intermédiaire du Conseil Otan-Russie, à réciproquer et à réduire son arsenal d'armes nucléaires tactiques, en particulier celles déployées dans l'Ouest de la Russie. Cela donnerait également de la consistance à l'affirmation de l'Otan que l'Alliance, et son expansion, ne constitue pas une menace pour Moscou. De plus, la défense anti-missile, celle sur laquelle l'Otan met l'accent et qui devrait comprendre la Russie comme un partenaire, refléterait alors plus fidèlement l'environnement de sécurité européen en mutation. [ si je comprends bien, cela ferait mieux passer le 'Bouclier anti-missile' - RM ]
  • Du point de vue de dispositif de forces , éliminer les armes nucléaires tactiques du sol européen et adopter une politique d'une « Otan sans armement nucléaire » ne restreindrait pas les puissances nucléaires de l'Alliance (États-Unis, Royaume-Uni et France) de choisir d'employer une riposte nucléaire à l'attaque d'un membre de l'Alliance que ce soit par des armes conventionnelles, ou par une arme de destruction massive (AMD). Les armes nucléaires des membres de l'Alliance qui en disposent, continueront à fournir une force de dissuasion nucléaire à l'ensemble de l'Alliance via les protections prévues dans l'article V auquel chaque État membre a souscrit. Ce cadre d'emploi des capacités nationales en dehors de l'architecture de contrôle et de commandement de l'Otan, a été réalisé avec succès avec l'ISAF en Afghanistan. De cette manière, dans les cas où il n'était pas possible pour l'Otan de parvenir à un consensus, les Forces d'opérations spéciales des nations participantes ont mené des opérations militaires dans lesquelles le contrôle opérationnel était resté avec leurs chaînes de commandement nationales ou de la coalition.
  • Du point de vue de la stratégie de communication , le programme de partage nucléaire de l'Otan est incompatible avec les efforts diplomatiques dans le monde contre la prolifération des armes nucléaires. D'une part, les dirigeants occidentaux font campagne pour assurer que d'autres nations ne développent pas leurs propres programmes nucléaires, et de l'autre, à travers de la politique actuelle de l'Otan, ces mêmes dirigeants acceptent de partager des armes nucléaires avec des Etats non nucléaires de l'Alliance. De partenaires cruciaux pour le partage nucléaire (Belgique, Allemagne, Italie et Pays-Bas) sont des signataires engagés du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qui ont peu d'intérêt pour bâtir leur propre programme nucléaire. En intégrant des opérations nucléaires dans les forces militaire de leur nation (par le biais de ce programme de partage nucléaire), ils se comportent d'une manière qui est en contradiction avec le TNP, et qui est généralement en déphasage avec leur opinion publique. Cela sape la crédibilité de l'Otan dans les initiatives pour la non-prolifération et le désarmement.
  • Du point de vue militaire , l'Otan a transformé ses opérations de telle sorte que l'utilisation des armes nucléaires tactiques est devenue obsolète. Les planificateurs stratégiques de l'Otan n'envisagent pas un environnement géo-stratégique où les armes nucléaires tactiques seraient utilisées, les planificateurs opérationnels de l'Otan ne visent plus un pays en particulier, et les armes de frappe conventionnelles modernes peuvent réaliser les mêmes effets militaires que les armes nucléaires. Des nations telles que la Pologne et la Suède ont plaidé pour la réduction des armes nucléaires tactiques en Europe, les qualifiant de « dangereux restes d'un passé dangereux » qui ne devraient pas avoir sa place dans l'Europe de demain. Carl Bildt, ministre des Affaires étrangères de Suède et Radek Sikorski, ministre des Affaires étrangères de Pologne soulignent le fait que l'utilité tactique de telles armes a clairement diminué, étant donné les progrès de la technologie des autres types d'armement au cours du temps..
  • Du point de vue économique , le maintien de compétence nucléaire est coûteux ; elle exige du personnel spécialement entraîné pour leur sécurité, de la logistique et des infrastructures. Si l'environnement opérationnel a fait que l'emploi des armes nucléaires tactiques européennes est hautement improbable, alors il est contraire à la bonne gestion de ressources nationales limitées de conserver ces programmes. Alors que les nations européennes sont confrontées à la charge de la modernisation de leurs forces aériennes vieillissantes, certains préfèrent l'acquisition d'avions moins coûteux qui n'ont pas la double capacité conventionnelle/nucléaire. Par exemple, l'Allemagne envisage de remplacer ses avions de chasse Tornado par l'Euro-Fighter, qui n'est pas capable d'employer des armes nucléaires tactiques. Les nations européennes du "partage nucléaire" continuent à donner une faible priorité à cette mission, contribuant à la dégradation de cette capacité. Un changement dans la politique de l'Otan donnerait une cohérence à ce problème et préviendrait une détérioration fortuite de la posture nucléaire. À ce rythme, la fenêtre diplomatique pour utiliser l'élimination de ces armes comme moyen de pression dans les négociations avec la Russie sur le contrôle des armes, est en train de se refermer rapidement.
  • Un autre aspect économique de cette question est le "coût d'opportunité". Les États-Unis ont fait pression sur les alliés européens pendant des années pour qu'ils consacrent leurs budgets de défense toujours plus serrés, à des capacités qui puissent contribuer aux missions de Réaction Rapide de l'Otan. Le Secrétaire à la Défense Robert Gates a exhorté les alliés de l'Otan de profiter du processus de révision du Concept Stratégique pour s'attaquer à ces lacunes. «  Pendant de nombreuses années, par exemple, nous avons été conscients que l'Otan a besoin de d'avantage d'avions de transport, et de d'avantage d'hélicoptères de tous types, et pourtant nous n'avons toujours pas ces capacités ... et leur absence a une incidence directe sur les opérations en Afghanistan . » En outre, il plaide pour que l'Otan acquière d'avantage d'avion de ravitaillement en vol, et d'avantage d'avions de surveillance, pour une utilisation immédiate dans la mission actuelle en Afghanistan. Étant donné que les budgets européens de défense sont en baisse constante depuis 20 ans et qu'il est peu probable qu'ils augmentent, il est essentiel que leurs budgets de défense soient axé sur l'amélioration des capacités qui répondent le mieux aux menaces actuelles, plutôt que de procéder à une mise à jour coûteuse d'avions à double capacité.
  • Enfin, la sécurisation des armes nucléaires américaines dans les installations de stockage européenne présente des risques. Selon une étude de l'US Air Force en 2008, la plupart des sites de stockage des armes nucléaires US en Europe ne répondent pas aux standards de sécurité du département de la Défense. Cela est particulièrement inquiétant en raison des menaces terroristes, beaucoup d'entre elles opérant à partir des villes européennes. Un exemple terrible et récent, est comment la Base aérienne de Kleine Brogel en Belgique était sur la liste des cibles de Nizar Trabelsi, un extrémiste musulman ayant des liens avec Al Qaeda. Stocker des armes nucléaires dans ces pays crée des cibles attirantes pour les terroristes. Au lieu de promouvoir la paix. ces systèmes d'armes constituent un risque pour la sécurité.

Les arguments en défaveur du retrait des armes nucléaires

L'argument le plus fréquemment avancé contre la suppression des armes nucléaires tactiques en Europe est que la perte des ces armes dans la composition des forces de l'Otan émousserait de manière significative les capacités de dissuasion de l'Alliance. Ce sentiment trouve un écho particulier chez certains des plus récents membres de l'Otan, qui continuent à considérer la Russie comme une menace à leur sécurité nationale. Avec les capacités conventionnelles des États-Unis étirées jusqu'à leurs limites par deux guerres régionales, argumentent-ils, une dissuasion crédible à une potentielle agression russe ne peut être obtenue que par la menace d'une riposte nucléaire. Ils soulignent que la présence d'armes nucléaires tactiques sur le continent et leur intégration dans la structure des forces de l'Otan donne une preuve tangible de l'engagement de l'Alliance à la sécurité mutuelle. En corollaire, ces pays avancent que, dans le but de garder le soutien du public pour les contributions nationales aux opérations hors zone l'Otan, telles que l'ISAF, leurs gouvernements doivent être en mesure de démontrer que leurs propres problèmes de sécurité interne sont bien rencontrés.

Afin de résoudre cette question et d'apaiser les inquiétudes des nouveaux Etats membres au sujet de leurs garanties de sécurité, une Otan sans armes nucléaires devrait démontrer de manière visible un engagement crédible à l'article 5. Les mots sont importants, mais les actions parlent plus fort qu'eux. Fondamentalement, un plus grand niveau d'engagement avec ces partenaires serait une partie du chemin vers l'apaisement de leurs inquiétudes concernant le retrait des armes nucléaires tactiques de boîte à outils de l'Otan. Une façon de faire ça, c'est une planification de la sécurité régionale d'avantage intégrée, et des exercices militaires avec ces partenaires particulièrement inquiets par la menace russes. Mais nous ne devons pas non plus risquer une escalade de la tension avec la Russie par ces activités de coopération. Toute accroissement de la posture défensive à la frontière orientale de l'Otan doit être couplée avec des mesures pour renforcer la confiance entre l'Alliance et la Russie. [...]

Un autre argument pour le maintien des armes nucléaires au sein de l'Otan concerne la menace de la nucléarisation du Moyen-Orient, qui mettrait l'Europe face à une région voisine où chaque conflit conventionnel amènerait avec elle le spectre d'une escalade nucléaire. Sans la présence d'armes nucléaires sur le continent européen et d'un accord sur le partage nucléaire, cette insécurité inhérente amènerait les Etats européens à mettre en question la garantie de sécurité "virtuelle" du parapluie US. Même s'il est vrai qu'une Otan sans armes nucléaires pourrait inquiéter certains États membres, comme indiqué plus haut, peut-on vraiment dire que la présence des bombes nucléaires vieillissantes, transportées par des avions à double capacité européens vieillissants, limités en portée et capacité de pénétration de l'espace aérien ennemi, est tellement plus rassurant? De même, une posture nucléaire aussi anémique fournit-elle vraiment un effet dissuasif significatif pour la poursuite du programme nucléaire iranien? La réponse aux deux questions est certainement non.

Cela signifie que si une Otan nucléarisée devait être une dissuasion crédible aux ambitions nucléaires de l'Iran, un investissement considérable dans la modernisation de cette capacité serait indispensable, et la conséquence involontaire de cela serait probablement une nouvelle course aux armements nucléaires avec la Russie. La volonté politique nécessaire pour s'embarquer dans un tel effort risqué n'existe tout simplement pas. La meilleure alternative serait de canaliser les inquiétudes sur la nucléarisation du Moyen-Orient dans un programme de défense antimissile, un thème repris par la secrétaire d'État Clinton. La défense antimissile, selon elle, ferait de l'Europe un lieu plus sûr, «  et cette sécurité pourrait s'étendre à la Russie si la Russie décidait de coopérer avec nous. Cela offre une occasion extraordinaire [pour l'Otan et la Russie ] de travailler ensemble à la construction de notre sécurité mutuelle au 21e siècle  »

Une Otan sans armes nucléaires

Vingt ans après la chute du rideau de fer, alors qu'il se transforme en ce début de 21e siècle, le moment est venu pour l'Otan de jouer un rôle de leadership dans la non-prolifération des armes nucléaires. L'Otan est prête, comme aucune autre organisation, pour mener le monde vers l'objectif de se débarrasser des armes nucléaires. Les gouvernements d'Europe occidentale ont mené de plus en plus d'efforts pour le contrôle des armements, la non-prolifération et le désarmement nucléaire dans la politique de l'Alliance. En tant que première alliance militaire de la Communauté Internationale [rien que ça ], l'Otan a une crédibilité et une influence politique que ne possède aucun autre pays ou organisation de sécurité ; mais pour vraiment faire la différence dans le débat de la non-prolifération nucléaire, l'Otan doit engager la communauté internationale, pas seulement parler de non-prolifération nucléaire, mais joindre le geste à la parole. Une Otan sans armes nucléaires nécessitera un certain nombre de mesures audacieuses de la part du QG de l'Otan à Bruxelles et de l'état-major du SHAPE, ainsi que des pays de l'Alliance qui ont l'arme nucléaire (États-Unis, Royaume-Uni et France) et de ceux concernés par le 'partage nucléaire'. Ces mesures incluent les points suivants:

  1. L'Otan doit s'imposer comme une alliance militaire et politique qui mène uniquement des opérations militaires conventionnelles. Il faut un plan stratégique de communication bien articulé [...] pour rassurer les membres de l'Alliance, en particulier les anciens membres du Pacte de Varsovie, qu'une Otan sans armes nucléaire ne diminue en rien les vrais piliers de l'Alliance, les quatorze articles du traité et en particulier, la défense collective telle qu'elle est énoncée dans l'article 5.
  2. Le Nuclear Planning Group [Groupe des plans nucléaires] au siège de l'Otan à Bruxelles devrait être dissout.
  3. La "Nuclear Operations Branch" du SHAPE devrait être dissoute. Tous les documents sur la planification nucléaire de l'Otan devraient être remis aux membres de l'Alliance qui possèdent l'arme nucléaire, et les ensembles qui doivent être conservés par les planificateurs du SHAPE peuvent être remis aux planificateurs des forces conventionnelles.
  4. L'Otan devrait mettre en place un nouveau " Groupe pour la non prolifération des armes atomiques et pour le désarmement nucléaire " à Bruxelles, groupe qui mènerait les efforts de politique internationale pour réduire le nombre de têtes nucléaires et travaillerait avec les pays possédant l'arme nucléaire dans leurs efforts pour démanteler leurs arsenaux nucléaires. En tant qu'alliance militaire qui s'est volontairement défaite de ses armes nucléaires, l'Otan apporterait une voix crédible pour unir ses forces avec celles de l'ONU, de la Fédération des scientifiques américains, de Greenpeace, et de nombreuses autres organisations qui ont travaillé pour atteindre l'objectif d'un monde exempt d'armes nucléaires. Une Otan sans armes nucléaires serait la première étape substantielle pour atteindre ce noble objectif.
  5. Les États-Unis devraient supprimer toutes leurs armes nucléaires tactiques du territoire européen. Les pays avec des avions à double usage ne devraient plus entraîner et équiper leurs forces aériennes pour des missions de largage de bombes nucléaires, réduisant de manière significative le temps et le coût que chacun de ces pays sont en train de dépenser.
  6. L'Otan devrait codifier son futur rôle en tant qu'organisation sans armes nucléaires, et en tant que leader dans la non-prolifération et le désarmement nucléaire en adoptant ces politiques dans le Concept Stratégique et dans d'autres politiques stratégiques de l'Otan.

Une l'Otan sans arme nucléaire n'entraîne pas, à court terme, l'adhésion au pacifisme idéalisée du mouvement abolitionniste nucléaire. Tout en préconisant la réduction du rôle des armes nucléaires dans la stratégie de sécurité nationale américaine, et exhortant les autres à faire de même, le président Obama a également déclaré que «  tant que ces armes existent, les Etats-Unis maintiendront un arsenal sûr et efficace pour dissuader tout adversaire, et garantir cette défense à nos alliés . » Alors que l'Otan en tant qu'alliance militaire sera sans armes nucléaires, la capacité nucléaire restera au sein de la structure des forces de trois membres de l'Alliance - la Grande-Bretagne , la France et les États-Unis - et pourra être amené à être utilisée comme mission unilatérale si les nécessités militaires l'exigent.

La révision en 2010 du Concept de Sécurité de l'Otan est une bonne opportunité pour aborder ces options. Mettre en œuvre les mesures discutées dans ce document montrerait au monde que les États nucléaires prennent leurs responsabilités de désarmement nucléaire au sérieux, en redonnant de la crédibilité aux signataires du TNP qui participent au Programme de partage nucléaire de l'Otan. En tant qu'unique organisation internationale à désavouer les armes nucléaires dans sa charte, l'Otan gagnerait beaucoup sur le terrain moral, et deviendrait un acteur clé pour la non-prolifération et le désarmement. En outre, ce changement de politique, plus que toute autre initiative de transformation de l'Otan, démontrerait la capacité de l'Alliance de continuer à se réinventer, à partir d'une posture statique de guerre froide à une organisation de sécurité agile sensibles à un large éventail de défis internationaux en matière stratégique.

Conclusion

Au cours de la dernière décennie, l'Otan a travaillé à se redéfinir au-delà de son héritage de la guerre froide, en transformant l'Alliance pour faire face au nouveau monde post 9 / 11. Avec de nouveaux défis à affronter, tels que la défense antimissile, la sécurité énergétique, et la défense des infrastructures clés (notamment informatiques), l'Alliance doit être capable de recentrer ses efforts. Ses membres ont besoin d'investir dans une modernisation militaire qui s'adresse au nouvel environnement stratégique, et non à celui fondé sur des calculs de l'ère de la Guerre Froide. Le retrait des armes nucléaires tactiques vieillissantes en Europe, qui sont les derniers symboles archaïques de la guerre froide, fournirait à l'Otan l'occasion de montrer de manière audacieuse une nouvelle vision de la sécurité transatlantique. En retirant physiquement ces armes des inventaires de l'Otan et en articulant une politique exempte d'armes nucléaires, l'Alliance fera progresser une nouvelle vision qui est conforme aux points de vues de ses membres sur la non-prolifération et qui démontre clairement la nature défensive non menaçante du pacte de sécurité mutuelle de l'Otan. Un tel changement de politique de l'Otan lui permettrait de devenir un symbole international pour le désarmement nucléaire et de donnerait corps à ses assurances qu'il ne présente pas une menace intrinsèque pour la Russie , ouvrant la voie à des relations plus constructives avec le plus grand et le plus important en terme stratégique de ses voisins

Lt Col. Michael J. Byrne, Com. Douglas L. Edson, Lt Col Andrea L. Hlosek

Source : http://www.unc.edu/depts/diplomat/item/2010/0406/comm/byrneetal_natonuke.html