Alerte Otan n° 99
2ème trimestre 2026
 
Tentative d'intimidation ?
Nous passons la matinée au monastère de Banjska, au nord de Mitrovica, au milieu d'une foule de milliers de Serbes venus pour assister à la cérémonie marquant le retour, après quelques siècles d'absence, de moines en ce lieu venant d'être reconstruit. Sont présents, outre une foule considérable par rapport au nombre de Serbes vivant dans la région, à peu près tous les leaders serbes du Kosovo, ainsi que le gratin de l'église orthodoxe serbe, dont le patriarche Pavle.

Nous passons la matinée au monastère de Banjska, au nord de Mitrovica, au milieu d'une foule de milliers de Serbes venus pour assister à la cérémonie marquant le retour, après quelques siècles d'absence, de moines en ce lieu venant d'être reconstruit. Sont présents, outre une foule considérable par rapport au nombre de Serbes vivant dans la région, à peu près tous les leaders serbes du Kosovo, ainsi que le gratin de l'église orthodoxe serbe, dont le patriarche Pavle.

En début d'après-midi, nous nous rendons sous escorte de la police de l'ONU, dans ce qui reste de la mahala rom de Mitrovica, située sur la rive sud de l' Ibar, la rivière divisant la ville entre secteurs serbe et albanais. L'escorte est justifiée par la présence parmi nous d'un Rom ayant passe la plus grande partie de sa vie dans ce quartier. Avant sa destruction totale lors de l'arrive des forces de l'OTAN et des extrémistes de l'UCK, la mahala comptait 7.000 habitant et était le plus grand quartier rom du Kosovo. Alors que nous venons d'entamer la visite, deux voitures bloquent la ruelle par laquelle nos véhicules et ceux de la police avaient accède à la mahala. Quelque peu paniques, les policiers appellent des renforts qui font dégager les véhicules indésirables. Mais la visite de la mahala est courte et nous rentrons au quartier nord de la ville.

A l'occasion d'une nouvelle visite (à pied et sans escorte) dans le sud de Mitrovica, nous avons encore le temps de jeter un oeil à l'église orthodoxe incendie en mars - et de la photographier malgré la tentative de soldats marocains de la KFOR (force internationale sous commandement OTAN) de nous en empêcher.

Nous partons ensuite dans la région de Pristina et trouvons un logement dans le petit village serbe de Laplje Selo, à quelques Km de Gracanica, petite ville peuplée de Serbes et de Roms et où se trouve, depuis 1999, le siège de église orthodoxe du Kosovo.

Remarques, critiques, commentaires
Aumonier Andre Decock - 7 mai 2026
Moi aussi, même en uniforme militaire belge, on m'a empeche de prendre des foto's. On m'a dit que j'avais besoin d'une permission du chef. Je pense que ce n'est pas d'intimidation, mais une mesure de sécurité.
- 7 mai 2026
Mon père,
La "tentative d'intimidation" supposée se rapporte, non au comportement de la KFOR devant l'église, mais à l'incident dans la mahala rom quand 2 véhicules ont tenté de bloquer les véhicules de la police de la MINUK qui transportaient notre équipe.
Quant à la KFOR qui interdit, à Mitrovica et ailleurs, de photographier les immeubles incendiés en mars (en particulier les églises et monastères serbes), nous avons le sentiment qu'il s'agit davantage d'une tentative d'empêcher la prise d'images de ces émeutes que d'une mesure de sécurité, bien inutile maintenant que ces immeubles ne sont plus que ruines. Nous pensons que de telles photos sont en effet des témoignages criants - et gênants - de l'échec de l'occupation occidentale, et de celle de la KFOR en particulier, ce qui explique pourquoi elle essaie d'en limiter la diffusion.
Georges - 7 mai 2026
Mon père,
La "tentative d'intimidation" supposée se rapporte, non au comportement de la KFOR devant l'église, mais à l'incident dans la mahala rom quand 2 véhicules ont tenté de bloquer les véhicules de la police de la MINUK qui transportaient notre équipe.
Quant à la KFOR qui interdit, à Mitrovica et ailleurs, de photographier les immeubles incendiés en mars (en particulier les églises et monastères serbes), nous avons le sentiment qu'il s'agit davantage d'une tentative d'empêcher la prise d'images de ces émeutes que d'une mesure de sécurité, bien inutile maintenant que ces immeubles ne sont plus que ruines. Nous pensons que de telles photos sont en effet des témoignages criants - et gênants - de l'échec de l'occupation occidentale, et de celle de la KFOR en particulier, ce qui explique pourquoi elle essaie d'en limiter la diffusion.
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