Erik Rydberg
15 août 2026
Nul n'ignore que l'Ukraine de Zelensky serait à soixante minutes d'une capitulation en rase campagne si elle n'était pas mue par le soutien financier, logistique, militaire et idéologique de l'Otan. Ni que l'Otan et ses membres les plus bellicistes enjoignent chacune et chacun en Europe à se préparer à la guerre.
Mais quelle guerre? Avec quels types de missiles? Peu relayés par les médias dominants, et pour cause, les récents propos du ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan invitent à un peu plus de réalisme. La situation, a-t-il déclaré à l'agence de presse gouvernementale turque Anadolu, « est dangereuse. De nombreux scénarios auparavant considérés comme impossibles sont finalement devenus réalité. L’éventualité d’un scénario extrême ne peut être exclue. »
Faut-il rappeler que la doctrine nucléaire russe, actualisée et officialisée en novembre 2024, stipule le recours aux armes nucléaires non seulement en réponse à une attaque nucléaire, mais aussi en cas de toute autre menace existentielle ? Le ministre Fidan ne s'en trouve que plus justifié pour, rapporte l'agence de presse, inviter « la communauté internationale à intervenir à tout prix et mettre fin à la guerre, car elle s'étend tant géographiquement que dans ses objectifs et ses méthodes ». Le réalisme mais plus encore la raison le demandent, en effet.