Comment l'Occident a choisi la guerre

NATO's War of Choice - The Sabotage of the Istanbul Negotiations

Glenn Diesen
24 février 2026

Le 24 février 2022, la Russie a envahi l'Ukraine. Après que l'accord de Minsk ait été saboté pendant sept ans, la Russie a décidé d'envahir et d'imposer la neutralité par la force.

Mais j'expliquerai dans cette vidéo comment les États-Unis et le Royaume-Uni ont saboté les négociations qui ont suivi à Istanbul en avril 2022, afin de créer une longue guerre dans laquelle ils pourraient utiliser les Ukrainiens pour combattre et affaiblir la Russie en tant que rival stratégique.

Je suis bien conscient que cet argument est considéré comme controversé, mais nous devrions également nous demander pourquoi il est considéré comme controversé. En effet, les États-Unis ont une stratégie hégémonique dans laquelle leur sécurité est basée sur l'idée d'une domination perpétuelle des États-Unis. L'expansion de l'OTAN est dans une large mesure un instrument pour atteindre cet objectif, et pour maintenir leur hégémonie, les États-Unis cherchent à affaiblir les centres de pouvoir rivaux, la Russie étant l'un d'entre eux. 

Pourquoi alors est-il difficile, voire controversé, d'affirmer que la stratégie étatsunienne vise à préserver la primauté mondiale, plutôt qu’une [force ?] internationale, dotée d'armes nucléaires qui cherche simplement à défendre la démocratie et la liberté des autres peuples ?

Je peux me tromper sur le fait que l'OTAN cherche à se battre jusqu'au dernier Ukrainien, mais examinons au moins la preuve du sabotage des accords d'Istanbul, lauqelle n'est pas autorisée dans les médias car elle tend à perturber le narratif de cette guerre. Mais ces preuves ne peuvent être réfutées, et pourtant elles ne font pas vraiment partie du discours.

Pour être très clair sur l'objectif de cette vidéo, il ne s'agit pas d'une déclaration de soutien à l'invasion, d'une tentative de légitimer ou même de suggérer que l'Ukraine n'a pas le droit de se défendre. L'objectif de cette vidéo est simplement d'étayer l'argument selon lequel il existe des preuves accablantes que les États-Unis et le Royaume-Uni ont saboté les négociations d'Istanbul afin d'utiliser les Ukrainiens comme proxies pour combattre la Russie. Il est important de comprendre pourquoi nous avons une guerre, pourquoi elle n'a pas pris fin depuis quatre ans et ce qu'il faut faire pour y mettre un terme.

Que s'est-il donc passé avant les pourparlers d'Istanbul ? Commençons par le commencement. Au lendemain de l'invasion de l'Ukraine par les Russes, le 25 février 2022, le président Zelensky avait déjà confirmé, je cite : « Aujourd’hui nous avons entendu de Moscou qu’ils voulaient toujours discuter. Ils veulent parler du statut de neutralité de l'Ukraine. Nous n'avons pas peur de parler du statut de neutralité. »

 Le lendemain, c'est-à-dire le deuxième jour après l'invasion, le 26 février 2022, Zelensky a réaffirmé sa volonté de négocier la neutralité de l'Ukraine. Il a déclaré, je cite, « si des pourparlers sont possibles, ils doivent avoir lieu.Si, à Moscou, ils disent qu'ils veulent tous les pourparlers, y compris sur le statut de neutralité, nous n'en avons pas peur. Nous pouvons également en parler.

Le jour suivant, le 27 février, c'est-à-dire le troisième jour après l'invasion, Moscou et Kiev ont annoncé qu'ils organiseraient des pourparlers de paix. Et ce, sans conditions préalables.

On pouvait donc s'attendre à une guerre extrêmement courte. Et c'est là que je veux en venir.

Si ma thèse est correcte, à savoir que l'objectif est d'utiliser l'Ukraine comme un proxy, vous ne voulez pas mettre fin à la guerre et restaurer la neutralité de l'Ukraine après avoir passé des années à construire une grande armée de proxy pour affaiblir un rival stratégique.

 Voyons donc ce qui s'est passé pendant ces mêmes jours du côté de l'OTAN. Le 25 février 2022, le premier jour après l'invasion russe, c'est-à-dire après que Zelensky ait accepté de discuter de la neutralité, le porte-parole étatsunien Ned Price annonce que Washington rejetait des pourparlers de paix sans conditions préalables, en insistant sur le fait que les États-Unis ne pourraient accepter la diplomatie qu'après que la Russie se soit retirée de l'Ukraine.

Selon les propres termes de Ned Price : « Nous voyons maintenant Moscou suggérer que la diplomatie se fait par la menace des armes ». Et il ajoute : « Si le président Poutine est sérieux au sujet de la diplomatie, il sait ce qu'il peut faire. Il doit immédiatement mettre fin à la campagne de bombardements contre les civils, ordonner le retrait de ses forces d'Ukraine et indiquer très clairement et sans ambiguïté au monde que Moscou est prêt à une désescalade. »

Le 26 février, c'est-à-dire le deuxième jour après l'invasion, le ministre britannique des forces armées, James Heapy, a écrit dans le Daily Telegraph, toujours le deuxième jour, à propos de Poutine, je cite : « Son échec doit être total. La souveraineté ukrainienne doit être rétablie et le peuple russe doit pouvoir constater le peu de cas qu'il fait de lui. En leur montrant cela, les jours de Poutine en tant que président seront certainement comptés, tout comme ceux de l'élite kleptocratique qui l'entoure. Il perdra le pouvoir et ne pourra pas choisir son successeur. » Dès le deuxième jour, nous avons donc constaté que l'objectif de la guerre était devenu un changement de régime.

Le 27 février, c'est-à-dire le troisième jour de l'invasion, le jour même où la Russie et l'Ukraine ont annoncé qu'elles engageraient des pourparlers de paix, l'UE a approuvé une aide militaire de 450 millions d'euros, ce qui a également réduit les incitations à négocier avec Moscou.

Le lendemain, le 28 février, le porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré, et je cite, « Les mesures que nous introduisons, et qu'une grande partie du monde introduit, visent à faire tomber le régime de Poutine. » Il s'agit donc bien d'un changement de régime.

En mars 2022, alors que les pourparlers entre les Ukrainiens et les Russes allaient commencer, on a demandé au porte-parole étatsunien Ed Price si les États-Unis soutiendraient le règlement négocié proposé par Zelensky, ce à quoi Price a répondu : « Il s'agit d'une guerre qui, à bien des égards, est plus grande que la Russie, est plus grande que l'Ukraine. Des principes sont en jeu et doivent être maintenus ». Il a poursuivi en suggérant qu'il s'agissait davantage de l'ordre mondial et des règles que l'Amérique devait respecter. Donc, encore une fois, l'objectif principal n'était pas de mettre fin à la guerre en Ukraine à la table des négociations.

Le secrétaire étatsunien à la défense, Lloyd Austin, a également souligné que l'objectif des États-Unis dans la guerre en Ukraine était d'affaiblir un rival stratégique, et il dit, je cite : « Nous voulons que la Russie soit affaiblie au point qu'elle ne puisse plus faire ce qu'elle a fait en envahissant l'Ukraine. La Russie a déjà perdu beaucoup de capacités militaires et beaucoup de troupes, très franchement. Et nous voulons qu'elle n'ait pas la capacité de reproduire très rapidement cette capacité. »

Leon Panetta, ancien directeur de la CIA, a tenu des propos encore plus directs en mars 2022 : « Nous sommes engagés dans un conflit. Il s'agit d'une guerre par procuration avec la Russie, que nous le disions ou non. Le moyen d'obtenir un effet de levier est d'aller franchement tuer des Russes. »

Pourtant, dans les médias, le narratif était toujours qu’il ne s’agissait que de la démocratie et de la souveraineté de l'Ukraine.

Cependant, de nouvelles preuves sont apparues le 22 mars 2022, lorsque Neil Ferguson a publié un article dans Bloomberg, citant des sources des gouvernements étatsunien et britannique. Et sa conclusion était que la préférence était désormais, je cite, que « le conflit soit étendu, et ainsi saigner Poutine à blanc. Car la seule fin de partie est désormais la fin du régime de Poutine. »

Nous constatons donc à maintes reprises, de la part de plusieurs pays occidentaux, en particulier les États-Unis et le Royaume-Uni, qu'il s'agit d'une occasion de procéder à un changement de régime à Moscou. Alors pourquoi se hâterait-on de mettre fin à la guerre ?

Mais pour bien enfoncer le clou, le 27 mars 2022, nous avons le président Zelensky lui-même, accordant une interview à The Economist. Dans cette interview, il dit, et c'est une citation directe : « Tout le monde a des intérêts différents. Il y a ceux qui, à l'Ouest, ne voient pas d'inconvénient à une longue guerre, car cela signifierait épuiser la Russie. Même si cela signifie la disparition de l'Ukraine et se fait au prix de vies ukrainiennes. »

Néanmoins, les Russes et les Ukrainiens se sont rencontrés à Istanbul pour négocier la fin de la guerre. De grands progrès ont été réalisés et un accord était même sur le point d'être conclu. Il a ensuite été saboté par les États-Unis et le Royaume-Uni, sabotage exécuté dans une large mesure par Boris Johnson, qui s'est rendu à Kiev et a dit aux Ukrainiens exactement que les États-Unis et le Royaume-Uni ne soutiendraient aucun accord de paix précoce.

Selon les médias ukrainiens, Boris Johnson s'est rendu à Kiev et a délivré le message suivant, et cela provient de Ukrainian Pravda : « La première chose est que Poutine est un criminel de guerre. Il faut faire pression sur lui, pas négocier avec lui. Deuxièmement, même si l'Ukraine est prête à signer un accord sur les garanties avec Poutine, le Royaume-Uni et les États-Unis ne le sont pas. »

Certains se sont donc demandé si cela s'était réellement produit, dans quelle mesure Boris Johnson souhaitait réellement que la guerre se poursuive. Nous pourrions examiner les propres commentaires de Boris Johnson. Par exemple, plus tard, en juin 2022, il a fait une déclaration dans un discours. Il a dit, je cite, « Ce n'est pas le moment de conclure un accord et d'encourager les Ukrainiens à conclure un accord pour une mauvaise paix ».

Au lieu de cela, Boris Johnson a plaidé pour ce qu'il a appelé l' « endurance stratégique », qui est un joli mot pour « une longue guerre ».

De même, en décembre 2022, Boris Johnson a publié une tribune dans le Wall Street Journal, s'opposant à toute négociation. Il a déclaré, je cite, « La guerre en Ukraine ne peut prendre fin qu'avec la défaite de Vladimir Poutine. »

Plus tard, le chef du parti politique de Zelensky et chef de la délégation ukrainienne à Istanbul, David Arakhamiya, a déclaré dans une interview que les négociations visaient avant tout à restaurer la neutralité de l'Ukraine. Puis il a ajouté, et c'est une citation directe : « Boris Johnson est venu à Kiev et a dit que nous ne signerions rien du tout avec eux et que nous irions simplement à la guerre ». Voilà donc la contribution de Boris Johnson.

Pourtant, des pourparlers ont eu lieu en 2022. La Turquie a joué le rôle de médiateur à Istanbul, mais l'ancien premier ministre israélien, Naftali Bennett, a également joué un rôle de soutien. Voyons donc comment ils ont évalué les négociations.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a affirmé que la Russie voulait mettre fin à l'expansion de l'OTAN et qu'elle était prête à faire, je cite,  « d'énormes concessions pour y parvenir ». Il a également affirmé que Zelensky avait accepté les conditions de neutralité. Ainsi, selon Bennett, les deux parties souhaitaient vivement un cessez-le-feu. Cependant, il poursuit en expliquant que l'Occident a bloqué l'accord de paix, parce qu'il y avait, je cite, « une décision de l’Occident  de continuer à frapper Poutine ».

Voici donc l'idée générale. Ils ont formé des centaines de milliers d'Ukrainiens, ils les ont armés. Et maintenant, c'était l'occasion d'utiliser ces Ukrainiens pour saigner la Russie, un rival stratégique. Pourquoi les États-Unis et le Royaume-Uni accepteraient-ils alors un accord de paix dans lequel l'Ukraine deviendrait neutre ? Encore une fois, il ne s'agit pas vraiment d'une conspiration, cela n'aurait juste pas de sens.

Mais nous pouvons aussi regarder du côté turc. Qu'ont dit les négociateurs turcs sur ce qui s'est passé à Istanbul ? Le ministre turc des Affaires étrangères a déclaré, je cite, « Après les pourparlers d'Istanbul, nous ne pensions pas que la guerre prendrait autant de temps. Mais après la réunion des ministres des affaires étrangères de l'OTAN, j'ai eu l'impression que certains États membres de l'OTAN souhaitaient que la guerre se poursuive. Que la guerre continue, et que la Russie s'affaiblisse. Ils ne se soucient pas beaucoup de la situation en Ukraine ». C'est ce qu'a déclaré le ministre turc des affaires étrangères.

Mais nous pouvons également écouter le vice-président du parti politique d'Erdogan, qui a confirmé que Zelensky était prêt à signer l'accord de paix avant l'intervention des États-Unis et du Royaume-Uni. Selon ses propres mots, je cite, « Cette guerre n'est pas entre la Russie et l'Ukraine. C'est une guerre entre la Russie et l'Occident. En soutenant l'Ukraine, les États-Unis et certains pays d'Europe entament un processus de prolongation de cette guerre. Ce que nous voulons, c'est mettre fin à cette guerre. Quelqu'un essaie de ne pas mettre fin à la guerre. Les États-Unis considèrent que la prolongation de la guerre est dans leur intérêt. »

 Nous pouvons également regarder du côté ukrainien, où l'ambassadeur ukrainien qui a participé aux négociations, a déclaré plus tard, je cite, « nous étions très proches de mettre fin à notre guerre par un règlement pacifique ». Il poursuit en disant que « Poutine a essayé de faire tout son possible pour conclure un accord avec l'Ukraine. » et qu’ils étaient arrivés à, je cite, « un très réel compromis ».

Nous avons également entendu des commentaires similaires de la part d'autres personnes, comme le général à la retraite Harald Kujat, l'ancien chef des forces armées allemandes et ancien président du comité militaire de l'OTAN, qui est la plus haute fonction militaire au sein de l'OTAN. Lui aussi a confirmé non seulement que l'OTAN avait contribué à provoquer cette guerre, mais aussi que Boris Johnson avait saboté les négociations de paix pour mener une guerre par procuration avec la Russie, c'est-à-dire affaiblir la Russie en utilisant les Ukrainiens.

L'un après l'autre, les dirigeants étatsuniens ont également fait l'éloge de cette brillante stratégie consistant à utiliser les Ukrainiens pour affaiblir la Russie, ce qui permettrait aux États-Unis de se recentrer sur la Chine.

Nous avons le général étatsunien Keith Kellogg qui soutient en mars 2023 que, je cite, « Si vous pouvez vaincre un adversaire stratégique sans utiliser de troupes étatsuniennes, vous êtes à l'apogée du professionnalisme. »

Puis nous avons Mitt Romney, qui a affirmé que l'envoi d'armes à l'Ukraine était, je cite, « la meilleure dépense de défense nationale que nous ayons jamais faite. Et pourquoi a-t-il dit cela ? Eh bien, parce que « nous dépensons une somme relativement faible et nous ne perdons aucune vie en Ukraine ».

Nous avons entendu des commentaires similaires de la part de Mitch McConnell. Mais lui il soutient que les États-Unis ne devaient pas se laisser emporter par l'idéalisme, car selon lui, je cite, «  les raisons les plus fondamentales pour continuer à aider l'Ukraine à dégrader et à vaincre les envahisseurs russes sont des intérêts étatsuniens froids, durs et pratiques. Nous savons tous que la lutte de l'Ukraine pour reprendre son territoire n'est ni le début ni la fin de la compétition stratégique plus large de l'Occident avec la Russie de Poutine. »

 Nous avons pareillement entendu le sénateur Richard Blumenthal, affirmer que « nous en avons pour notre argent avec notre investissement en Ukraine, car pour moins de 3 % du budget militaire de notre pays, nous avons permis à l'Ukraine de réduire de moitié la puissance militaire de la Russie. »

Finalement, nous avons aussi Lindsey Graham, qui a déclaré : « J'aime la voie structurelle sur laquelle nous sommes engagés, tant que nous aidons l'Ukraine avec les armes dont elle a besoin et le soutien économique, elle se battra jusqu'à la dernière personne. »

En 2024, il est devenu évident que l'OTAN ne pouvait pas utiliser les Ukrainiens pour épuiser la Russie, et que la Russie était en train de gagner. À ce moment-là, Boris Johnson a déclaré, je cite, que « si l'Ukraine tombe, ce sera une catastrophe pour l'Occident.  Ce sera la fin de l'hégémonie occidentale ».

Cependant, nous avons également vu que dans chaque guerre, les Européens ont prétendu que la diplomatie était l'outil le plus important pour mettre fin à un conflit, ou plutôt, correction : à un conflit dans lequel les Européens ne combattaient pas. Mais cette fois-ci, les Européens ont boycotté la diplomatie pendant quatre ans et, au lieu de la diplomatie, le secrétaire général de l'OTAN a proclamé que les armes étaient le chemin de la paix.

Comment expliquer ce décalage alors qu'il était évident que les Russes voulaient un accord ? A quoi vous attendez-vous, si vous déclenchez une guerre que l'adversaire, ici la Russie, considère comme une menace existentielle, ce qui signifie que les Russes ne veulent ni ne peuvent reculer ? Et puis, vous suspendez toute diplomatie pour trouver une issue pacifique et vous prétendez que le seul moyen de mettre fin à la guerre est d'envoyer des armes et d'envoyer davantage d'Ukrainiens sur la ligne de front ?

Ce n'est pas une recette pour la paix. C'est une recette pour une guerre par procuration, où nous nous battons via les Ukrainiens.

Ainsi, en reconnaissant le sabotage des négociations d'Istanbul, il est important de trouver la paix, car nos gouvernements et leurs porte-parole dans les médias partent du même principe : Ils affirment toujours que nous devons nous tenir aux côtés de l'Ukraine, nous devons soutenir l'Ukraine.

Et avec cela, je suis tout à fait d'accord : Nous devons soutenir l'Ukraine. Mais comment soutenir l'Ukraine, c'est-à-dire comment obtenir le meilleur accord possible pour l'Ukraine ? Il y a quatre ans, cela aurait été à Istanbul. Bien sûr, sept ans auparavant, nous aurions pu mettre en œuvre l'accord de Minsk au lieu de le saboter.

Mais que faisons-nous aujourd'hui ? Quatre ans après l'invasion, il s'agit maintenant d'obtenir le meilleur accord possible.

Ainsi, ce que la solidarité avec l'Ukraine ne devrait pas impliquer, c'est de chasser les Ukrainiens, de les sortir de chez eux et de les envoyer sur la ligne de front pour se battre jusqu'au dernier homme, dans l'espoir d'affaiblir la Russie en tant que rivale stratégique de l'OTAN.

Chaque jour que dure cette guerre, les Ukrainiens perdent davantage d'hommes, d'infrastructures et de territoires.

Alors, allons-nous continuer à faire comme si l'objectif de cette guerre était d'aider l'Ukraine, alors que les preuves montrent de façon écrasante que l'objectif est d'utiliser les Ukrainiens pour affaiblir la Russie ?

transcrit et traduit par Roland Marounek