Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n° 54
octobre 2014

Éditorial

Non à la Belgique en guerre
Déclaration du CSO

Le nouveau Frankenstein
Patricia Villalon

Derrière l’unanimité du Conseil de sécurité
Manlio Dinucci

Extraits de la Déclaration du Sommet de l'Otan

Les mouvements pour la paix belges s'allient contre l'OTAN

Les enjeux du Sommet OTAN 2014 et de nos luttes contre la guerre
Intervention du CSO au contre-sommet de Cardif

Commémoration des 69 ans des bombardements nucleaires sur Hiroshima et Nagasaki

Pierre Piérart, souvenir et exemple dans ces heures sombres
Vladimir Caller

Des armes nucléaires plus précises. Cela sert à quoi ?
Michel Wautelet

La stratégie nucléaire de l’Otan
Ludo De Brabander (VREDE)

Le pacifisme du 21e siècle
Luc Mampaey (GRIP)


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Les enjeux du Sommet OTAN 2014 et de nos luttes contre la guerre

Ne laissons pas l'Otan nous entraîner dans une nouvelle guerre froide !

On comprend mieux maintenant pourquoi l'Otan ne s'est pas dissoute en 1991, après le démantèlement de l'Union Soviétique et la dissolution du Pacte de Varsovie : les buts de l'OTAN n'avaient rien de défensif contre le soi-disant ogre communiste. Le but de l'OTAN a toujours été de sauvegarder les intérêts économiques, financiers, politiques, des grandes puissances occidentales et de leurs états vassaux. Aujourd'hui, ces puissances, UE et USA-Canada, connaissent une crise sans précédent et n'ont d'autres moyens de sauvegarder leur pouvoir que l'imposition de la force militaire et l'extension des guerres ou des états de crise permanente dans le monde entier.

C'est pour cela que ce sommet de l'Otan sera consacré en grande partie à extorquer de tous les états membres de nouveaux moyens financiers, des augmentations des budgets militaires, pour structurer la force de réaction rapide, pour perfectionner toutes les armes de destruction massive, inclus les armes nucléaires. Disons NON dans chaque pays à toute augmentation de ces dépenses !

L'Otan se propose de présenter à ce sommet son plan pour continuer l'occupation de l'Afghanistan, même après le simulacre de départ des forces militaires internationales : l'ISAF disparaît, le partenariat Otan-Afghanistan prendra sa place jusqu'en 2024. Disons NON dans chaque pays à toute participation à ce partenariat !

Mais le plus grave, c'est que l'Otan veut à tout prix la confrontation avec la Russie. Selon le secrétaire général sortant Rasmussen, la Russie « serait devenue la plus grande menace pour la sécurité mondiale ». La « crise ukrainienne » est exacerbée et en grande partie suscitée par l'OTAN dans ce but.

La Russie n'est pas notre ennemie.

L'Otan a joué un rôle important dans le coup d'état de Kiev, qui a mené au renversement violent d'un gouvernement démocratiquement élu et à son remplacement par une équipe de ministres, composée d'un tiers de membres d'un parti néo-nazi. C'est l'Otan, au travers du partenariat spécial avec l'Ukraine signé en 1997 , qui porte gravement atteinte à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité de ce pays et qui utilise la crise qu'il traverse pour s'y installer. La Crimée n'a pas été annexée par la Russie, c'est la population qui a voté massivement pour son rattachement. La population de l'Ukraine n'est pas victime d'un soi-disant expansionnisme russe, elle est en grande partie russe elle-même et, surtout, elle se rebelle contre le gouvernement d'extrême droite installé à Kiev. Elle ne voit aucun intérêt à se rattacher à l'UE ou à l'Otan et elle voit dans ses liens avec la Russie le seul moyen de se protéger des milices fascistes de Kiev. Dans plusieurs régions d'Ukraine, des manifestations importantes se déroulent contre la conscription et contre cette guerre civile provoquée par le gouvernement.

Nos gouvernements participent à cette escalade guerrière contre la Russie, mais les populations n'en veulent pas ! Il faut exiger la levée de toutes les sanctions US et UE contre la Russie. Il faut stopper le bain de sang dans l'est de l'Ukraine, promouvoir une solution négociée à cette crise et mener une politique de coopération à tous les niveaux.

Intervention du CSO au contre-sommet de Cardif