Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n° 50
octobre 2013

Éditorial

Anniversaire de la tragédie de Hiroshima et Nagasaki

It's time to go!

AFGHANISTAN : A quand une solution humaine pour les familles afghanes ?

Le Nord de la Suède est devenu un terrain d’entrainement pour la guerre
Extrait d’une conférence de Agneta Norberg

La Colombie : Un nouveau partenaire pour l’Otan !
Patricia Villalon

Brèves : pour ne pas oublier les autres guerres de l'Otan

Les armes secrètes NBC d’Israël
Manlio Dinucci

En Syrie la paix n'a pas encore été sauvée
Communiqué du Comité de Surveillance Otan


Autres numéros :

n°1 : mars 2000
n°2 : juin 2000
n°3 : novembre 2000
n°4 : février 2001
n°5 : avril 2001
n°6 : octobre 2001
n°7 : janvier 2002
n°8 : février 2003
n°9 : mars 2003
n°10 : mai 2003
n°11 : juin 2003
n°12 : novembre 2003
n°13 : mars 2004
n°14 : juin 2004
n°15 : octobre 2004
n°16 : décembre 2004
n°17 : mars 2005
n°18 : juin 2005
n°19 : septembre 2005
n°20 : décembre 2005
n°21 : mars 2006
n°22 : juin 2006
n°23 : septembre 2006
n°24 : décembre 2006
n°25 : mars 2007
n°26 : juin 2007
n°27 : septembre 2007
n°28 : décembre 2007
n°29 : mars 2008
n°30 : juin 2008
n°31 : septembre 2008
n°32 : décembre 2008
n°33 : mars 2009
n°34 : juillet 2009
n°35 : octobre 2009
n°36 : décembre 2009
n°37 : avril 2010
n°38 : juin 2010
n°39 : octobre 2010
n°40 : janvier 2011
n°41 : avril 2011
n°42 : juin 2011
n°43 : octobre 2011
n°44 : décembre 2011
n°45 : mars 2012
n°46 : juillet 2012
n°47 : octobre 2012
n°48 : janvier 2013
n°49 : avril 2013
n°50 : octobre 2013
n°51 : janvier 2014
n°52 : avril 2014
n°53 : juillet 2014
n°54 : octobre 2014
n°55 : janvier 2015
n°56 : avril 2015
n°57 : juillet 2015
n°58 : octobre 2015
n°59 : janvier 2016
n°60 : avril 2016
n°61 : juillet 2016
n°62 : octobre 2016
n°63 : janvier 2017
n°64 : avril 2017
n°65 : juillet 2017

Accueil
Plate-forme du CSO
Alerte OTAN !
Communiqués du CSO

Articles

Documents officiels
Autres textes

Carte de l'Otan
L'Europe et l'Otan (2004)

Kosovo:
Fact-finding mission

Images
Archives
Liens

Contactez-nous !

imprimer 

La Colombie : Un nouveau partenaire pour l’Otan !

L'OTAN et la Colombie ouvrent la voie à une future coopération

Le secrétaire général délégué de l'OTAN, M. l'ambassadeur Alexander Vershbow, et le ministre colombien de la Défense, M. Juan Carlos Pinzon Bueno, ont signé le mardi 25 juin 2013 un accord sur la sécurité des informations, qui permettra à l'OTAN et à la Colombie d'explorer des pistes de coopération et de consultation dans des domaines présentant un intérêt commun. « En tant qu'alliance de démocraties, l'OTAN se félicite que des pays qui partagent ses valeurs viennent à sa rencontre », a déclaré le secrétaire général délégué lors de son entretien avec M. Pinzon Bueno.
25 juin 2013 www.nato.int

Vive opposition en Amérique Latine

Comme toute personne sensée, le président du Venezuela a qualifié d'aberrante l'idée qu'une nation bolivarienne rejoigne l'Otan, il se demande « si un soldat latino-américain est censé défendre les intérêts des transnationales en acceptant la coopération avec l'Otan », organisation créée dans un but de guerre, et qui, ces dernières années, n'a pas hésité à envahir des zones riches en ressources naturelles ou stratégiques comme c'est le cas pour l’Afghanistan, l'Irak, la Libye. Au contraire, ce même soldat choisira la paix, l'indépendance et le progrès en faveur des peuples latino-américains, en rejetant toute possibilité de coopération avec des organismes de guerre qui ne cessent de mentir et qui actuellement collaborent avec les terroristes qui ont pris la Syrie d'assaut.

Les dernières nouvelles annoncent que les gouvernements du Venezuela, Bolivie, Équateur et Nicaragua ont rejeté énergiquement l'annonce faite par la Colombie de souscrire un accord de coopération avec l'Otan. Le président de Bolivie, Evo Morales déclare que le projet colombien «  est une menace pour notre continent, une agression, une provocation, une conspiration contre les gouvernements anti-impérialistes  », et le président du Nicaragua, Daniel Ortega, qualifie l'annonce d'un «  coup de poignard dans le cœur des peuples de notre Amérique  ».

D'autre part, le secrétaire général de UNASUR (Union de Nations sud-américaines), Ali Rodriguez, affirme que le Venezuela doit «  rester en alerte  » face aux récentes décisions et actions entreprises par le gouvernement de Colombie. Au cours d'un interview à Telesur, Ali Rodriguez a fait référence spécifiquement à la réunion du président de Colombie, Juan Manuel Santos, avec le leader de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, très lié aux  Etats-Unis. «  Le Venezuela doit être très en alerte devant ces faits qui semblent innocents mais qui doivent servir d'alarme à toute personne moyennement avertie  », Rodriguez ajoute «  l'Otan et la région suivent des voies différentes, la première va vers la violence, la seconde vers la paix  ». Pour lui, l'annonce par la Colombie de sa volonté de coopérer avec l'Otan est «  grave, puisque connaissant l'histoire de cette organisation on sait qu 'elle a été créée pour la guerre et a agi ainsi tout au long de son existence , l'Otan est un instrument de re-colonisation  ».

Le président Maduro ainsi que le secrétaire d'UNASUR «  recommandent aux unités de la Force Armée bolivarienne (FANB) de faire une profonde analyse quant à l'intérêt de l'Otan de s'approcher de l'Amérique latine  » .

Le politologue et sociologue argentin Atilio Boron nous prévient aussi que «  par sa décision Santos se met au service d'un funeste projet. Quand le président colombien déclare que sa vocation est de se projeter dans le monde entier, il montre sa disposition à se convertir en complice de Washington pour mobiliser ses forces très bien armées au-delà du territoire colombien et pour intervenir dans des pays que l'empire s'efforce de déstabiliser comme le Venezuela, l'Équateur, la Bolivie, le Nicaragua et Cuba qui ont l'audace de s'opposer aux desseins impériaux  ». Selon Boron, «  une nouvelle offensive impérialiste dans notre Amérique pourra seulement être repousse par la mobilisation massives des peuples et l'énergique réponse des gouvernements véritablement démocratiques de la région  » .

L'argentin Adolfo Perez Esquivel, prix Nobel de la Paix, condamne également les démarches du président Santos pour intégrer la Colombie dans l'Otan. Il insiste sur le fait que «  la présence militaires des Etats-Unis en Amérique Latine équivaut déjà à la présence de l'Otan, vu que le traité fondateur de Washington stipule que toutes les bases militaires appartenant à un Etat membre de l'Otan peuvent être utilisées dans le cadre des missions de cette dernière, même si elles n'affichent pas officiellement son sigle. Cela inclut également les Iles Malouines où se trouve une base militaire britannique  ». Il ajoute que «  Santos doit faire marche arrière dans cette initiative et l'UNASUR doit débattre sérieusement sur le rôle de nos armées et prendre une position ferme contre les armes nucléaires . »

Questions en Belgique

Les hauts dirigeants otaniens ont beau répéter que l'Otan est une alliance des démocraties et de défense des valeurs communes, comme ils viennent encore de le faire lors de leur récente rencontre avec le ministre colombien, la signature de cet accord de coopération, càd la première démarche vers un partenariat, est un acte à la fois anti-démocratique et contraire aux intérêts de la Belgique.

Anti-démocratique, car il n'a fait l'objet d'aucun débat public au parlement, ni même d'une consultation de la commission Affaires Etrangères-Défense et peut-être même d'aucune mise au courant du gouvernement belge sur la question.

Contraire aux intérêts de la population belge, car il provoque des situations d'antagonismes avec les autres pays d'Amérique Latine, avec lesquels des accords de ccopération économique, culturelle et sociale seraient bien plus profitables que la perspective de conflits qui se dessine déjà.

Patricia Villalon
Autres textes de Patricia Villalon sur le site du CSO