Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n°0

Le criminel de guerre Wesley Clark témoigne à La Haye
John Catalinotto

Le mensonge, la nausée et les sanctions
Michel Raimbaud

Lettre ouverte au ministre belge des Affaires étrangères
Père Daniel Maes, Communauté du Monastère de Mar Yakub à Qâra, Syrie

Illégalité du déploiement des armes nucléaires americaines en Europe
Pierre Piérart

Guerres sans fin
Droit international contre droit du plus fort

Diana Johnstone

Les bases nucléaires de l'OTAN en Europe
Pierre Piérart

HIROSHIMA ET LE TRAITÉ DE NON PROLIFÉRATION
Pierre Piérart

Lettre au Général Jones, commandant du SHAPE, pour réclamer le retrait des armes nucléaires des pays de l'OTAN

Mordechaï Vanunu prisonnier d'opinion

L'OTAN et l'Afrique du Nord
Rashid Khashana

OTAN : Vers une expansion planétaire
Michel Collon

OTAN : au service de qui et pour quels objectifs ?
Valérie Peclow

L' Europe de la défense aux lendemains du sommet de Prague
Jean-Sylvestre Mongrenier

Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne
Pol De Vos

Occupations militaires - La prostitution érigée en système
Richard Poulin

Les minutes les plus longues de ma vie...
Michel Collon

Les États-Unis à la conquête de l'Eurasie et du monde
Jean-Marie Chauvier

Le Tribunal Pénal de La Haye de moins en moins crédible
Edward Herman

Bush et l'OTAN

Les nouveaux rôles probables de l’Otan dans les futurs scénarios impérialistes : Comment arrêter l’Otan ?
George Havatzas

50 juristes et avocats de 12 pays lancent un appel contre l’imposition d’un conseil juridique à Slobodan Milosevic

Solidarité avec Hiroshima et Nagasaki
Pierre Piérart

Parodie de procès Milosevic : Déclaration du Comité grec pour la Détente internationale et pour la Paix (EEDYE)

Contre ces lois-là, la Loi Internationale (et Milosevic) n’ont pas l’ombre d’une chance
Stephen Gowans

Une lettre ouverte de Christopher Black, président du Comité légal de l’ICDSM
Christopher Black

L'ancien premier ministre soviétique : « Je n'irai pas témoigner à La Hague dans les circonstances actuelles»
Nikolai Ryzhkov

Refus de participer au 'procès' en tant que témoin de Léonide G. Ivachov

L’ICTY et la décimation de la Yougoslavie – Une histoire de famille
Ian Johnson

Milosevic au TPI : Celui qui doit se taire
Vladimir Caller, Georges Berghezan, Jean Bricmont, Hernn Valverde

Tribunal international ou «Chambre étoilée»?
British Helsinki Human Rights Group

Milosevic se voit refuser le droit universel d'assurer sa propre défense
Sara Flounders

Lettre d'un groupe de témoins des Etats-Unis au président Slobodan Milosevic

La défense de la patrie est-elle un acte criminel ?
Pr. Kosta Cavoski

Ramsey Clark : Le 'tribunal' saborde ses dernières prétentions à la légalité
Ramsey Clark

Le Tribunal Penal International de La Haye : Deux ans d'efforts coûteux pour aboutir a un constat d'échec
Nico Varkevisser

Justice et propagande : L'échec du procès Milosevic

Deux ans de procès Milosevic : fiasco à La Haye ?

La Haye a remplacé la jurisprudence de la paix établie à Nuremberg par une licence à l'Occident de tuer.
John Laughland

Laissez Milosevic se représenter lui-même
John Laughland

Interview de Mordechai Vanunu à la BBC du 24 Octobre 2004

Murmures nucléaires à l'ombre des canons

Vanunu : « J'ai fait ce devais faire »
Baudouin Loos

Nikolaï Ryjkov défend Milosevic et dénonce l'OTAN

La reculade du Tribunal pénal international
Louis Magnin.

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971
Olivier Corten, Eric David, Pierre Klein, Jean Salmon

L’OTAN et la constitution européenne nuisent gravement à la Paix

Deuxième bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total. (Du 6 août 2004 au 28 février 2005)
Pierre Piérart

Premier bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total.

Le chef de la mission de contrôle de l'Union Européenne au Kosovo dément toutes les affirmations de Carla Del Ponte
Compte rendu rédigé par Andy Wilcoxson

La Constitution et la Guerre
Diana Johnstone

Campagne « Mayors for Peace »
Pierre Piérart et Henri Firket

Traité constitutionnel européen : Un traité peut en cacher un autre

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (I)
Pierre Piérart

« Si demain, il faut à nouveau manifester pour la paix, j’irai à nouveau. Dans quel état reviendrai-je ? »
Michel Collon

« La future défense européenne est un livre ouvert pour les États-Unis »
Entretien avec le Général Henri Paris, président de la Fédération des officiers de réserve républica

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki se précisait malgré l’écroulement de l’Allemagne nazie. (1e partie)
Pierre Piérart.

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (2e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (3e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (4e partie)
Pierre Piérart

Pianosa, le mystère du bateau de l’OTAN
Gianvito Lo Vecchio

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (5e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans ….. Hiroshima, après Alamogordo qui préparait Nagasaki.
Pierre Piérart

D'Hiroshima à Bagdad
Joëlle Penochet

Pourquoi le bombardement de Nagasaki ?
Pierre Piérart

Milosevic à La Haye : plus c'est intéressant, moins on en parle
Diana Johnstone

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (6e partie).
Pierre Piérart

Un témoignage accablant pour l'accusation
D'après les comptes rendus de Andy WILCOXSON

Armes nucléaires : une parodie politique se transforme en poursuites judiciaires.

Karel De Gucht démis de ses fonctions : Déclaration publiée par le comité intérimaire le 24 novembre 2005

Intervention sur la « perception de l'OTAN par la société civile »
Arnaud Ghys, CNAPD

L'Afghanistan et son «processus démocratique»
Latif Pedram

Guerre nucléaire contre l'Iran
Michel Chossudovsky

Une nouvelle OTAN pour un nouvel ordre mondial ?
Hans Lammerant et Fabien Rondal

Bientôt la prison pour la dénonciatrice du premier crime de guerre en Yougoslavie ?
Georges Berghezan

Deux minutes, une vie
Michel Collon

Le grand jeu des bases militaires en terre européenne
Manlio Dinucci

Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux – 4e Forum social européen

La désinformation en ex-Yougoslavie et au Kosovo
Jean Toschi

Kosovo : une nécessaire décentralisation
Frédéric Saillot

Europarlement • Aide au pacifisme condamnée
Pol De Vos

Feodossia: partenariat et politicaillerie
Viktor Litovkine, commentateur militaire de RIA Novosti

A propos de la réunion des parlementaires en commission sur les prochains sommets de l'OTAN (réunion du 6 juin 2006).
Claudine Pôlet

Mordechaï Vanunu condamné pour avoir pris la parole

Massacres discrets dans l'Afghanistan libéré
Roland Marounek

Interventions militaire et humanitaire?
Ludo De Brabander et Georges Spriet (Vrede), Pol De Vos (StopUSA)

Pétition: Pas de F-16 belges en Afghanistan!

Le Kosovo : une colonie de l’Otan dans le Nouvel Ordre Mondial
Diana Johnstone

Le Canada dans la guerre d’occupation en Afghanistan
Collectif Échec à la guerre

La Belgique dans la guerre en Afghanistan : L'opération de désinformation des ministres De Crem - De Gucht
Roland Marounek

Pourquoi les arguments de De Gucht et De Crem ne tiennent pas la route
Vrede, Intal, UCOS...

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Marcel Poznanski pour le CSO
Marcel Poznanski

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Roland Marounek pour StopUSA
Roland Marounek

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Pierre Merveilleux pour Europe for Peace
Gilles Desmet, Parti Humaniste

De Munich au Kosovo
John Laughland

Les roses fanées de la révolution géorgienne
John Laughland

Non au bouclier antimissile !
Patrice Salzenstein

Des Tchèques mobilisés contre le bouclier antimissile U.S.
Patrice Salzenstein

9 Questions sur la Déclaration de Coopération entre les secrétariats de l'ONU et de l'OTAN
Transnational Foundation for Peace and Future Research

L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN ne répond pas aux objectifs de la communauté internationale
Karl Müller

L'accord entre les Secrétariats de l'ONU et de l'Otan viole la Charte des Nations Unies
Alfred de Zayas, fonctionnaire de l’ONU à la retraite

Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN
Manlio Dinucci (Il Manifesto)

L’Otan, gardien militaire de la sécurité d’approvisionnement énergétique des pays membres

Le cercle vicieux otanien de la violence
Diana Johnstone

La criminalisation du mouvement de la paix à Strasbourg est inacceptable
Pieter Terlinck

A Strasbourg des dizaines de milliers de citoyens du monde ont osé dire leur opposition à l'Otan
Claudine Pôlet

Une grande mobilisation le 4 avril pour dire « NON à la Guerre, NON à l’OTAN » dans un contexte de répression policière et de tension.
Collectif anti Otan de Strasbourg

Pour un bilan nuancé du Contre-Sommet de Strasbourg
Roland Marounek

Mais que fait donc la Bundeswehr dans l'Hindoukouch ?
Jürgen Rose

Franz Weber : Pour un tribunal de la conscience humaine

L’Iran, la Corée du Nord… et les autres.
Henri Firket

Trafics d’organes : Vers la fin de l’impunité au Kosovo ?
Georges Berghezan

Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye
Domenico Losurdo

La Libye : Est-ce qu'on nous refait le coup du Kosovo ?
Diana Johnstone

« Femmes pour la Paix » et pas « Femmes pour la guerre »
Anne Morelli

Terrorisme nucléaire
Michel Wautelet

Sept points sur la Libye
Domenico Losurdo

L’OTAN dans sa guerre des menteurs et des lâches
Mohamed Bouhamidi

200 intellectuels Africains contre l'Otan

L’OTAN et la montée en puissance des médias sociaux
Roland Marounek

Dix ans de guerre de l'information en Afghanistan
IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques

Message du Président du Venezuela, Hugo Chávez Frías devant l'Assemblée Générale des Nations Unies.

La conclusion barbare d’une guerre colonialiste barbare.
Domenico Losurdo

Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole
Domenico Losurdo

L'oppression de Kadhafi
Stephen Gowans

Manœuvres de guerre OTAN contre l'Iran
Manlio Dinucci

En Libye, la fin de 42 ans de...
Stephen Gowans

On voit les États-Unis partout...
Stephen Gowans

Syrie : Comment on transforme un homme en un être monstrueux
Mouna Alno-Nakhal

Que se passe-t-il en Syrie ?
Domenico Losurdo

Transcription de l'interview de Françoise Wallemacq de retour de Syrie

Lettre ouverte sur les plans de l'OTAN de défense antimissile et sur le risque accru d'une guerre nucléaire
David Krieger

Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie
Domenico Losurdo

Course à la guerre par procuration contre la Syrie
M. K. Bhadrakumar

Al-Qaeda’s Air Force
Stephen Gowans

Les USA gardent un oeil sur la Syrie, et tissent leur toile dans le Golfe
M K Bhadrakumar

Une intervention humanitaire en Syrie, il y a 150 ans
Pascal Herren, doctorant en droit à l

Fabrice à Waterloo : L’Occident humanitaire et la Syrie
Diana Johnstone

Un autre regard sur la Syrie
Bahar Kimyongür

Yougoslavie : Quand on prend l’avenir pour le passé - Raisons pour lire : Quand "Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves", de Fabrice Garniron
Diana Johnstone

1. Matins de Roses
Marie-Ange Patrizio

2. Matin de lumière

3. La volière de Mar Yakub
Marie-Ange Patrizio

4. « Les gens qui ont un livre »
Marie-Ange Patrizio

5. Les gardiens
Histoires du siège de Qâra, et de quelques unes de ses conséquences

Marie-Ange Patrizio

6. Damas des étoiles
Marie-Ange Patrizio

7. Damas à bâtons rompus
Marie-Ange Patrizio

8. Au coeur de la Syrie, Générosité
Marie-Ange Patrizio

Articles de la Charte des Nations Unies et du Traité de l'OTAN violés par l'agression contre la Yougoslavie

Annexe B des Accords de Rambouillet

Accords secrets de 1971 entre la Belgique et les USA

Réunion du Comité des plans de défense et du groupe des plans nucléaires, Bruxelles le 12 juin 2003 : Communiqué final

Extension de la zone d'intervention OTAN : Communiqué de l'OTAN

Allocution prononcée par M. Jaap de Hoop Scheffer devant la Commission parlementaire pour les Affaires étrangères
Jaap de Hoop Scheffer

Jaap de Hoop Scheffer : « Un nouvel OTAN est nécessaire »

La force de réaction de l'OTAN : Au centre de la transformation de l'OTAN

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971

Réunion ministérielle du Conseil de l'Atlantique Nord de Madrid - Communiqué final

Discussions à la Chambre belge sur le projet de loi portant assentiment à l'adhésion des nouveaux membres à l'OTAN

Declaration du sommet de Prague sur l'Irak

Traité de Maastricht : Dispositions concernant une politique étrangère et de sécurité commune

Projet de Constitution Européenne et OTAN

Exerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo:The inadequacy of human rights protection mechanisms
Marek Nowicki

Excerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo: The situation of non-Albanian communities in Kosovo

Statut juridique de l'aéroport de Chièvres.
Demande d'explications au Ministre de la Défense

Rôle de la base aérienne de Florennes dans l'OTAN

Votes à l'ONU sur le Désarmement

Directive politique globale entérinée par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors du sommet de Riga

Demande d'explications de M. Josy Dubié au ministre de la Défense sur «l'accroissement de la présence militaire belge en Afghanistan»

Déclaration du Sommet de Bucarest

Non-prolifération, contrôle des armements et désarmement
Note de Karel De Gucht

Ministère de la défense belge : Note d’Orientation Politique
Pieter De Crem

Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN
Jaap de Hoop Scheffer - Ban Ki-Moon

Adresse de Tzipi Livni au Symposium OTAN-Israël, Herzliya

Discours à l'Assemblée générale des Nations unies: «Nous avons peur»
Paul-Henri Spaak

The Continuing Relevance of NATO’s Nuclear Deterrence Strategy in an Uncertain World
Guy B. Roberts, Deputy Assistant Secretary General for WMD Policy at NATO

Déclaration du Sommet de Strasbourg-Kehl

Extraits du Concept Stratégique de l'Alliance de 1999 sur les armes nucléaires

Opérations en zone urbaine en l’an 2020 - Synthèse

De la bonne coopération entre l'Otan et les ONG
Anders Fogh Rasmussen

Une Otan sans armes nucléaires
Lt Col. Michael J. Byrne, Com. Douglas L. Edson, Lt Col Andrea L. Hlosek

Traitement inhumain de personnes et trafic illicite d’organes humains au Kosovo
Commission des questions juridiques et des droits de l’homme

Annexe au rapport de Dick Marty : Carte des centres de détention du nord de l’Albanie

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE : Proposition de résolution concernant la situation en Libye

Mémorandum de la CNAPD dans le cadre du sommet de l’OTAN à Varsovie

Contribution du Comité Surveillance OTAN au Forum Social Européen

Bertrand Russell Peace Foundation, Conférence de Bruxelles les 26 et 27 juin 2003

Après Madrid, Bruxelles ?

Soutien à la Conférence de Paris sur l'Irak du CSO

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki : Communiqué

Bush Not Welcome

Lever toutes les restrictions à la liberté de Mordechai Vanunu

Contribution du CSO à la Conférence sur les bases militaires dans le monde

LAS BASES MILITARES : UN ASPECTO DE LA ESTRATEGIA GLOBAL DE LA OTAN

Militar bases: An aspect of the NATO strategy

Lettre de protestation du CSO au Ministre des Affaires Étrangères face aux poursuites judiciaires d'un militant de Bombspotting

Message pour la commémoration du 61e anniversaire du lancement de la bombe atomique nord américaine sur Hiroshima et Nagasaki

Mise au point concernant l’essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

Pourquoi tant de discrétion des négociateurs pour un futur gouvernement sur la politique extérieure et de défense de la Belgique ?

Lettre à l'ambassade de la Répblique tchèque en soutien à la manifestation contre les bases US

Pour un retrait immediat et inconditionnel des troupes belges d’Afghanistan !

L’Otan en Géorgie... sans attendre la Géorgie dans l’Otan ?

Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

SORTIR D'AFGHANISTAN MAINTENANT !

Décès de Pierre Piérart

Réponse au communiqué de la CNAPD annonçant son retrait de la conférence sur l’Iran
Comité Surveillance Otan

UN NON SANS EQUIVOQUE A TOUTE INTERVENTION DE L’OTAN EN LIBYE !

Libye, Iraq, Afghanistan : non à la guerre !
Non à toute participation belge !

La Belgique est entrée en guerre contre la Libye ! Stoppons l’escalade !

Non à la reconnaissance du Conseil national de Transition Libyen
Pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces militaires belges engagées en Libye

Ne laissons pas l’Otan nous entraîner dans une nouvelle guerre froide !

L'OTAN a besoin de l'Irak !
Tom Lantos

Thomas Fiedman : plaidoyer que l'Irak, l'Egypte et Israël deviennent membres de l'OTAN...
Thomas L. Friedman

Garder un œuil sur l'ours russe
William Safire

Poutine : L'OTAN n'est plus une organisation hostile...

Aznar : « L'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban »

Contenir l'Iran : Accueillir Israël dans l'OTAN
Ronald D. Asmus

CONTRE-SOMMET DE L'OTAN: RESISTANBUL 2004

D'anciens officiers de l'armée grèque parlent

Initiative against the NATO summit in Istanbul
Committees Against Occupation

Initiative contre le sommet de l'OTAN à Istanbul
Comités Contre l'Occupati

Appel de Resistanbul 2004

Des dizaines de milliers de signatures contre l'OTAN envoyées à Ankara
Comités Contre l'Occupation

Contribution à la conférence Anti-Otan d'Istanbul
Roland Marounek

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki - Communiqué

Appel pour le Kosovo

Intervention à l'ONU du Maire d’Hiroshima lors de la Conférence sur la révision du TNP

Déclaration

Forum Social Européen de Londres : Appel de l'Assemblée des mouvements sociaux

Declaration

IRAK : CONTRE L'ESCALADE
Jean Bricmont

Rapport d'enquête sur la population rom au Kosovo et Metohija suite aux événements survenus du 17 au 21 mars 2004
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

Projet de création a Kosovska-Mitrovica d’un bureau et d’un organisme de défense des droits des Roms
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

APPEL À L'ACTION de l'ASSEMBLÉE CONTRE LA GUERRE
Forum social mondial 2005, Porto Alegre, Brésil

Plate-forme pour les actions de protestation contre la venue de Bush en Belgique

Le maire d’Hiroshima appelle à participer à la marche pour abolir les armes nucléaires
For Mother Earth

International Conference against Foreign Military Bases
FINAL DECLARATION

Conférence internationale contre les bases militaires étrangères
Déclaration finale

Report on the International Conference against Foreign Military Bases

Non à la guerre contre l'Iran
Prise de position de la plate-forme anti-guerre

Appel pour éviter une guerre nucléaire en Iran

Appel de la Plateforme anti-guerre

Paix au Moyen Orient: maintenant!
Texte de plateforme des mouvements pour la paix

Appel de Stuttgart

Forum Social Européen de Malmö : Appel à rejoindre la mobilisation contre l’Otan d’avril 2009

Appel de la World Afghan Professional Organization contre la guerre en Afghanistan

Des organisations de paix réagissent à l'expansion de la mission belge en Afghanistan
Vrede, Intal, CNAPD, CSO et MIR-IRG.

Déclaration du Comité International Non à la Guerre - Non à l'Otan

Évaluation des actions par le Comité International de Coordination
Arielle Denis et Reiner Braun

Contre-Sommet de Strasbourg du 2 au 5 avril 2009. - Évaluation des participants de Belgique

Déclaration du Conseil mondial de la paix et du Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du sommet de l'OTAN de Lisbonne
World Peace Concil

Communiqué de presse : « Freeze for peace in Afghanistan »
La Plate-forme Afghanistan

Communiqué de la CNAPD à propos de l’invitation à la conférence – table-ronde de ce vendredi 17 décembre « L’Iran dans la visière de l’Ouest ».

Carte Blanche : La menace nucléaire, d'Hiroshima à … Tihange

Appel à la résistance et à la protestation contre Petersberg II
No To Nato

Appel
Pas de nouvelle guerre au Moyen Orient

Commémoration du 67ème anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

Lettre ouverte à l'occasion de l'intervention de Jamie Shea au Festival des Libertés

Camp de Pozega : «Nous n'avons besoin de rien, seulement de la liberté»

Leposavic : Visite aux réfugiés roms

Tentative d'intimidation ?

Les États-Unis et le crime organisé

A la rencontre des Croates et des Roms

La KFOR nous photographie et nous empeche de photographier

Ceux d'en haut

Prizren dévastée

Le plus sinistre ghetto du Kosovo

Entretien avec Gušani Skender, Leposavic

Entretien avec Oliver Ivanovic, Mitrovica

Entretien avec Sava Janjic, Visoki Decani

Entretien avec Marek Nowicki, Pristina

Entretien avec Momcilo Trajkovic, Caglavica

Aveux tardifs

Le calvaire des Roms au Kosovo
Marie-Pierre Lahaye

Invisibles et indésirables : les nouveaux réfugiés du Kosovo
Georges Berghezan

Faillite de l'ONU et de l'OTAN au Kosovo
Philippe Scheller

Kosovo, essai en plein champ de l'impérialisme guerrier
Manuel Grandjean

Notre film annonçait ce drame, pourquoi n’avons-nous pas été entendus?
Interview de Vanessa Stojilkovic

Rompre 5 ans de silence
Philippe Scheller

Nettoyage ethnique au Kosovo : Un voyage pour rompre cinq ans de silence
Georges Berghezan

ROMS D’EX-YOUGOSLAVIE (KOSOVO ET METOHIA) :
PEUPLE EN DANGER !

Avec la drogue, les jeunes du Kosovo oublient leurs préjugés ethniques
Tanja Matic et Tanja-Marija Vujisic

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message de la COLUPA
Présenté par Pierre Debbaut

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Intervention de Sortir du Nucléaire
Louis Verheyden

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Inetrvention du Mouvement Chrétien pour la Paix
Carla Goffi

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message du CSO
Marcel Poznanski


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Discours à l'Assemblée générale des Nations unies: «Nous avons peur»

Les orateurs qui ont pris la parole au début de ce débat général ont, à plusieurs reprises, souligné l'atmosphère de lourde inquiétude dans laquelle nos travaux ont commencé.

Comment pourrait-il en être autrement, après tant d'espoirs déçus et tant de problèmes restés sans solution ?

Après une semaine de débat général, peut-être est-il permis de se demander où nous en sommes et si nous avons fait quelques progrès.

Les uns sont montés à cette tribune pour redire leur foi persistante dans les principes et dans l'idéal de la Charte. Les autres ont fait le point avec sérénité et avec courage. D'autres enfin se sont livrés à leurs réquisitoires habituels.

Atmosphère d'incompréhension à l'ONU

Si, à ce moment des débats généraux, je devais me poser la question : « Quel est le sentiment dominant ? » je dirais qu'il me semble, hélas, que l'atmosphère d'incompréhension qui, de plus en plus, divise les Nations Unies, n'a fait que grandir, n'a fait que s'approfondir.

Et je n'hésite pas à le dire : il n'y a peut-être pas de sensation plus douloureuse et d'idée plus grave que celle-là, car une société comme la nôtre ne peut réussir que si, à la base de son action, se trouvent non seulement la tolérance, mais aussi, de la part de chacun, la possibilité de comprendre le point de vue d'autrui.

Nous voulons la liberté

Qui, dans cette atmosphère d'incompréhension, est le plus coupable ?

Qui ne fait pas d'effort pour comprendre le point de vue de l'autre ?

M. Bevin l'a dit hier à cette tribune et je ne pourrais le redire que moins bien que lui.

Il me semble que les pays qui se réclament de la civilisation occidentale et démocratique, au sens classique du mot, n'ont rien à se reprocher.

C'est nous qui voulons la libre circulation des hommes.

C'est nous qui voulons surtout la libre circulation des idées.

C'est nous qui sommes prêts à soumettre à l'examen et au jugement de tous notre politique, notre action, nos buts et nos idéaux.

Ce n'est pas nous qui nous enfermons derrière un rideau de fer que nous voudrions percer pour savoir, pour comprendre, et pour, ayant compris, tâcher de nous rapprocher et de collaborer.

La politique soviétique

Ce qu'il y a de certain, c'est que du côté de la Grande République Socialiste Soviétique, on ne comprend plus du tout le monde occidental.

Et le discours de M. Vichinsky en a été une preuve, une fois de plus administrée.

Peut-être peut-il paraître immodeste aux délégués que le représentant d'un petit pays comme la Belgique veuille répondre au représentant de l'Etat Soviétique.

Mais après tout, peut-être est-il meilleur que ce soit le délégué d'un petit pays qui réponde au représentant de l'Union Soviétique. Car personne ne pourra trouver dans mon attitude une idée de provocation quelconque. Une provocation de la Belgique à l'U.R.S.S. serait une chose trop ridicule.

Mais le discours de M. Vichinsky ne peut se comprendre que de deux façons :

Ou bien c'est un discours de propagande, ou bien c'est un discours tout à fait sincère.

Dans les deux cas, ce discours mérite une réponse. Car si c'est un discours de propagande, nous avons le droit de nous servir de cette tribune pour faire la contre-propagande.

Et, si c'est un discours tout à fait sincère, il révèle une telle méconnaissance de nos buts, une telle ignorance de ce que l'on veut, de ce que l'on pense dans les pays de l'Europe Occidentale, qu'il est absolument indispensable de redresser ces erreurs et de permettre alors à la République socialiste soviétique de fonder sa politique sur une connaissance exacte de ce qui se passe et ce qui se pense dans une partie du monde.

Nous n'avons pas besoin de subir l'épreuve communiste

Après M. Bevin, je répéterai : Nous ne voulons pas discuter le régime communiste.

Nous considérons que pour beaucoup de pays le communisme est une épreuve sans doute nécessaire. Mais nous pensons que c'est une épreuve dont le monde occidental peut se passer. Et, sans vouloir discuter aucun régime, nous voulons affirmer qu'après avoir lutté dans cette dernière guerre contre le fascisme et contre l'hitlérisme, nous n'entendons pas nous soumettre à n'importe quelle doctrine autoritaire ou totalitaire.

Nous croyons à la démocratie libérale, c'est-à-dire que nous croyons et que nous croyons de toute notre force et de toute notre conscience à la nécessité de bâtir une société politique sur la liberté de penser, d'écrire, de nous réunir librement, de nous associer librement.

Nous voulons des élections libres, un Gouvernement responsable devant le peuple, le respect de la dignité de l'homme et un Etat qui sert l'homme et non pas l'homme au service d'un Etat. Et encore moins l'homme au service d'un Parti.

Ce régime a d'immenses avantages : il permet tous les progrès économiques et sociaux. Il répudie l'intolérance. Il répudie l'emploi de la force et l'emploi de la violence. Il fait confiance au bon sens et à la sagesse de l'homme.

Je reconnais que ce régime est sans doute le régime politique le plus difficile à appliquer. Et je reconnais aussi qu'il présente certains inconvénients et peut-être même certains dangers.

Chez nous la liberté de penser et d'écrire comporte même la liberté de penser et d'écrire des erreurs. Mais pour lutter contre l'erreur, nous ne pensons pas qu'il faille s'appuyer sur la police, sur les tribunaux, sur l'exil ou sur pire encore.

A la propagande qui répand l'erreur, nous pensons que le vrai moyen de répondre c'est de répandre la propagande qui contient la vérité. Et parce que nous avons cette confiance puissante et inébranlable dans le bon sens et dans la sagesse des hommes, nous pensons que la propagande pour la vérité finit par triompher.

Tout cela : cet état d'esprit dans lequel nous vivons, ces principes qui sont les nôtres, ces vérités que nous entendons défendre, il faut les comprendre si l'on veut juger notre action politique.

Les démocraties ne poursuivent pas une politique belliciste

M. Vichinsky a beaucoup parlé des campagnes bellicistes qui, paraît-il, existent aux Etats-Unis, en Angleterre et même, - il n'a pas hésité à le déclarer - en France, en Belgique, dans le Luxembourg et dans les Pays-Bas.

Très franchement, en ce qui concerne mon pays, je ne connais pas un parti politique, je ne connais pas un homme politique responsable, je ne connais pas un homme ayant une part quelconque d'influence dans la direction de l'opinion publique, qui soit un belliciste. Je n'ai jamais vu, je n'ai jamais entendu, je n'ai jamais lu dans la presse de mon pays, dans les discours prononcés dans mon pays, une phrase qui pourrait faire croire que, volontairement, la Belgique participerait à une campagne d'excitation et se préparerait à une guerre agressive contre n'importe quel autre pays.

Mais, je crois qu'en cette matière, il faut ne pas perdre le sens des nuances.

Il ne faut pas confondre la croyance qu'une guerre pourrait éclater et la volonté qu'une guerre éclate. Il ne faut pas confondre la possibilité d'envisager une guerre et le fait de la désirer. Et il ne faut même pas confondre le fait de s'y préparer avec le fait d'y pousser.

Certainement, du côté de l'Union Soviétique, on exagère, et on exagère grandement, ce que l'on lit dans les journaux ou ce que l'on entend dans les discours.

J'ai pris soin non pas seulement d'écouter avec la plus grande attention et avec le plus grand respect ce qu'a dit le délégué de l'U.R.S.S., mais j'ai pris le soin de relire son discours. Et je me suis aperçu que tout de même il donnait à des faits qui, dans un pays de liberté passent pour ainsi dire inaperçus, une importance véritablement extraordinaire.

M. Vichinsky s'élève, et s'élève avec quelle passion, contre certains articles qui ont paru dans la presse américaine, et il dit : « Dans cet article, sont indiqués avec une franchise cynique les bases militaires aériennes d'où les villes soviétiques seront attaquées. Sont marquées également les distances respectives : la distance de Londres à Moscou et retour est de 3.100 milles ; de Tripoli à Rostov, de 1.750 milles ; de Fairbanks en Alaska à Vladivostok, de 3.400 milles ; et de la base de Groenland à Swerdlov, de 3.500 milles. »

Quelle révélation, Messieurs ! Et quelle propagande belliciste, que d'indiquer ainsi, en termes aussi précis, la distance qui existe entre Londres et Moscou.

Je voudrais me permettre de poser une question à l'Honorable Délégué soviétique : peut-il me donner l'assurance que jamais l'Etat-Major soviétique n'a calculé la distance qui existe entre Moscou et Londres ? Et qu'est-ce qu'il croit qu'il y a de plus dangereux pour la paix du monde : les calculs qui sont faits dans le secret des travaux d'Etat-Major ou les cartes qui sont publiées par les revues américaines et qui révèlent des nouveautés aussi extraordinaires que les distances existant entre les grandes villes ?

Il n'y a pas que la propagande belliciste. Il y a aussi le pacte à cinq, le pacte de Bruxelles.

Ceux qui concluent de pareils traités, dit M. Vichinsky, et organisent de pareils blocs, mènent une politique qui n'a rien à voir avec la consolidation de la paix, et encouragent les instigateurs et les organisateurs d'une nouvelle guerre.

L'argument soviétique n'est pas extrêmement subtile.

Elle consiste à dire : quand la Russie s'allie avec les pays qui l'entourent, quand elle fait un traité de défense avec la Pologne, ou avec la Tchécoslovaquie ou avec la Yougoslavie ou avec tant d'autres pays de l'Europe de l'Est, cela c'est de la politique pacifique. Quand, au contraire, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas s'allient avec la France et avec l'Angleterre, cela c'est nécessairement de la politique guerrière.

Le Pacte de Bruxelles est conforme à la Charte

Messieurs, j'ai deux arguments, dont l'un et l'autre sont décisifs pour réfuter une propagande comme celle-là.

Quand nous avons fait le pacte à V, le pacte de Bruxelles, nous n'avons pas fait autre chose que d'appliquer strictement l'article 51 de la Charte. L'article 51 de la Charte dit : « Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte aux droits naturels de légitime défense individuels ou collectifs. »

Cette Charte, que l'U.R.S.S. et que les pays de l'Est ont signée en même temps que nous, nous autorise, nous donne le droit de nous réunir et d'organiser notre légitime défense individuelle ou collective. C'est sur la base de cet article, et sur la base d'aucun autre sentiment, que nous nous sommes réunis et que nous avons conclu notre Pacte.

Cet argument juridique à lui seul est suffisant.

Mais, vraiment, y a-t-il quelqu'un dans cette salle, y a-t-il, je pourrais presque dire, quelqu'un au monde qui pense que le Luxembourg, les Pays-Bas et la Belgique veulent participer à une guerre d'agression ?

Mais est-ce qu'on oublie d'où nous venons ? Est-ce que l'on oublie les deux épreuves que nous avons subies en 25 ans ? Est-ce qu'on oublie que si nous avons été victorieux finalement, nous avons été occupés pendant quatre longues années ?

Et si nos pays sont sortis de leur double épreuve, nous ne pourrions pas affirmer avec certitude qu'ils seraient capables, encore une fois, de sortir d'une troisième guerre mondiale et de reprendre courageusement leur marche en avant.

Personne ne peut croire que l'alliance qui s'est faite à Bruxelles, au mois de mars dernier, ait une portée agressive, contre n'importe quelle nation.

Mais au contraire tout le monde sait que nous avons voulu nous unir pour nous défendre.

La base de notre politique, c'est la peur.

La délégation soviétique ne doit pas chercher d'explications compliquées à notre politique.

Je vais lui dire quelle est la base de notre politique. Je vais le lui dire, dans des termes qui sont un peu cruels peut-être et dans des termes que seul le représentant d'une petite Nation peut employer.

Savez-vous quelle est la base de notre politique ? C'est la peur. La peur de vous, la peur de votre Gouvernement, la peur de votre politique.

Et si j'ose employer ces mots, c'est parce que la peur que j'évoque, n'est pas la peur d'un lâche, n'est pas la peur d'un Ministre qui représente un pays qui tremble, un pays qui est prêt à demander pitié ou à demander merci.

Non, c'est la peur que peut avoir, c'est la peur que doit avoir un homme quand il regarde vers l'avenir et qu'il considère tout ce qu'il y a peut-être encore d'horreur et de tragédie, et de terribles responsabilités dans cet avenir.

L’impérialisme

Savez-vous pourquoi nous avons peur ? Nous avons peur parce que vous parlez souvent d'impérialisme. Quelle est la définition de l'impérialisme ? Quelle est la notion courante de l'impérialisme ? C'est celle d'un peuple - généralement d'un grand pays - qui fait des conquêtes et qui augmente, à travers le monde, son influence.

Quelle est la réalité historique de ces dernières années ? Il n'y a qu'un seul grand pays qui soit sorti de la guerre ayant conquis d'autres territoires, et ce grand pays c'est l'U.R.S.S. C'est pendant la guerre et à cause de la guerre que vous avez annexé les pays baltes. C'est pendant et à cause de la guerre que vous avez pris un morceau de la Finlande. C'est pendant et à cause de la guerre que vous avez pris un morceau de la Pologne. C'est grâce à votre politique audacieuse et souple que vous êtes devenus tout-puissants à Varsovie, à Prague, à Belgrade, à Bucarest, à Sofia. C'est grâce à votre politique que vous occupez Vienne et que vous occupez Berlin, et que vous ne semblez pas disposés à les quitter. C'est grâce à votre politique que vous réclamez maintenant vos droits dans le contrôle de la Ruhr. Votre empire s'étend de la mer Noire à la Baltique et à la Méditerranée. Vous voulez être aux bords du Rhin et vous nous demandez pourquoi nous sommes inquiets...

La vérité, c'est que votre politique étrangère est aujourd'hui plus audacieuse et plus ambitieuse que la politique des Tsars eux-mêmes.

Nous avons peur aussi à cause de la politique que vous suivez dans cette Assemblée. Nous avons peur à cause de l'usage et surtout à cause de l'abus que vous faites du droit qui vous a été reconnu à San Francisco : le droit de veto.

La souveraineté nationale

Nous avons peur parce que dans cette Assemblée, vous vous êtes fait les champions de la doctrine de la souveraineté nationale absolue. Et nous nous demandons comment une organisation internationale pourra fonctionner. Comment une organisation internationale pourra remplir les buts qui lui sont dévolus, si cette doctrine périmée et, comme je l'ai dit déjà l'année dernière, si cette doctrine réactionnaire triomphe.

L'organisation internationale ne pourra fonctionner que le jour où les Nations, petites, moyennes et grandes auront reconnu, en pleine conscience, qu'au-dessus de leurs volontés personnelles, il y a la loi internationale. Aussi longtemps qu'un pays quelconque prétendra affirmer sa propre volonté par-dessus la volonté de la majorité des Nations, la présente organisation ne pourra pas donner tout ce que nous attendions d'elle.

La collaboration de l'U.R.S.S. à l'O.N.U.

Et il ne vous a pas suffi d'user et d'abuser du veto. Il ne vous a pas suffi de proclamer ce principe de la souveraineté nationale contre la loi internationale : vous avez systématiquement refusé de collaborer avec l'Organisation des Nations Unies chaque fois que cette Assemblée, contre votre sentiment ou contre votre avis, a fait une recommandation.

Vous avez beau jeu aujourd'hui de soutenir que la Commission des Balkans ou que la Commission de Corée n'a pas donné de bons résultats. Comment pouvait-elle donner ces résultats alors qu'avant même qu'elle ait commencé son travail, une partie de cette Assemblée refusait d'y collaborer ?

Nous avons de l'inquiétude à cause de tout cela :

parce qu'à cause de votre façon de faire, vous avez rendu cette Organisation inefficace ;

parce que les questions qui se posent devant cette Organisation restent sans solution par votre propre volonté, même contre l'avis de l'ensemble des Nations Unies.

Nous sommes dans l'inquiétude, parce que nous avions placé toute notre confiance dans une Organisation des Nations Unies efficace et que, par la politique que vous avez suivie, vous nous forcez à rechercher maintenant notre sécurité, non pas dans le cadre international et universel de cette Assemblée, mais dans le cadre des accords régionaux auxquels nous aurions voulu renoncer pour toujours.

Enfin, vous nous inquiétez parce que dans chacun des pays ici représentés, vous entretenez une cinquième colonne auprès de laquelle la cinquième colonne hitlérienne n'était qu'une organisation de boy-scouts.

Il n'y a pas un endroit au monde où un Gouvernement, qu'il soit d'Europe, d'Afrique ou d'Asie, qui ne trouve une difficulté ou un obstacle, que vous ne soyez là pour l'envenimer.

C'est votre façon de collaborer avec les Gouvernements ici représentés, avec lesquels vous devriez travailler à assurer la paix. Et dans chacun de nos pays, à l'heure actuelle, il y a un groupe d'hommes qui, non seulement sont les représentants et les défenseurs de votre politique étrangère (ce qui après tout ne serait pas très grave) mais qui ne manquent pas une occasion d'affaiblir l'Etat dans lequel ils vivent, politiquement, moralement et socialement.

Et vous avez donné, et l'U.R.S.S., et les pays de l'Est, et les partis communistes du monde entier, la mesure exacte de ce que vous pouvez faire dans votre opposition, dans votre attaque contre le plan Marshall.

L'Europe a besoin du plan Marshall

Oh, je ne me fais pas beaucoup d'illusions.

Demain matin, dans une partie de la presse mondiale, je serai traité de valet de l'impérialisme américain ou de vendu à Wall Street.

Mais j'ose affirmer que la position prise par l'U.R.S.S. et par les partis communistes du monde entier contre le plan Marshall est l'action la plus déprimante, la plus grave, la plus inquiétante qu'ils aient pu mener.

Car la vérité proclamée par seize pays européens, qui n'ont tout de même de leçon de dignité nationale à recevoir de personne, c'est que sans le plan Marshall, l'Europe est perdue.

Le plan Marshall ? Au lieu de chercher des explications compliquées, au lieu d'aller trouver des commentaires dans je ne sais quel journal de province américain, il est peut-être plus normal et plus logique d'en puiser le commentaire et d'en retrouver le haut idéal dans les paroles du général Marshall lui-même, quand il a parlé pour la première fois de ce qui devait devenir le plan Marshall.

Il a dit : « Il est logique que les Etats-Unis fassent tout ce qu'ils peuvent pour aider à rétablir la santé économique du monde, sans laquelle la stabilité politique et la paix ne peuvent être assurées. Notre politique n'est dirigée contre aucun pays, aucune doctrine, mais contre la famine, la pauvreté, le désespoir et le chaos.

Son but doit être la renaissance d'une économie active dans le monde, afin que soient créées les conditions politiques et sociales où de libres institutions puissent exister. »

Quoi qu'il arrive dans l'avenir et quoi que soit l'avenir du plan Marshall, les paroles qui ont été prononcées ce jour-là sont des paroles qui honoreront le chef de la diplomatie américaine et qui sont dans la ligne d'une politique pour laquelle, malgré tout et toujours, nous garderons une énorme gratitude.

Car nous savons que c'est cette politique-là, qui, deux fois en vingt-cinq ans, a envoyé les soldats américains contribuer à la victoire, qui nous a rendu notre indépendance, que c'est cette politique-là, inspirée par Wilson, inspirée par Roosevelt, qui a fait l'effort de guerre américain, qui a fait l'U.N.R.R.A., qui a fait le lend-lease et qui, aujourd'hui, donne à l'Europe sa seule chance de se sauver.

Voilà pourquoi nous sommes inquiets. Voilà, je le répète, un peu crûment, pourquoi nous avons peur.

Nous libérer de la peur

Au cours d'un grand discours qu'il a fait pendant la guerre, le Président Roosevelt a un jour énuméré les quatre libertés qui devaient, d'après lui, rendre la confiance et la prospérité au monde. Et l'une de ces libertés ou plutôt l'une de ces libérations, c'était la libération de la peur.

J'avoue qu'au moment où le discours a été prononcé, je n'en ai pas compris tout le sens, et je n'en ai pas compris toute la profondeur.

Aujourd'hui, au moment où s'ouvre cette troisième session de l'Assemblée des Nations Unies, je sais quel service incommensurable serait rendu au monde si l'on parvenait à nous libérer de la peur. Eh bien, dans cette libération de la peur, que l'U.R.S.S. me permette de le lui dire, elle a un grand rôle, un rôle décisif à jouer.

Nous ne demandons pas seulement qu'on nous affirme catégoriquement, que l'on est pour la paix, que l'on est contre l'impérialisme, que l'on est pour la Charte des Nations Unies. Nous voudrions voir ces paroles traduites en actes et commencer au sein de notre Assemblée une véritable collaboration, basée sur une compréhension et sur l'estime réciproque.

Est-ce que mon discours est un discours pessimiste ?

Est-ce que je considère que tout est perdu ?

Certainement non.

Car dans tout ce qui a été dit dans cette tribune, j'ai constaté que, tout de même, quel que soit, dans une certaine mesure, le sens différent que l'on donne aux mots, le même langage a toujours été tenu en général.

On se réclamait de tous les côtés des mêmes principes.

On affirmait de tous les côtés que l'on voulait assurer la paix.

On assurait de tous les côtés que l'on voulait collaborer.

Et je pense, quelle que soit peut-être la rudesse des paroles que j'ai prononcées, je pense, laissez-moi vous le dire sincèrement, que ces discours pacifiques sont vrais.

Je crois que nous sommes encore trop près de la guerre, trop près des souffrances communes que nous avons subies, trop près de nos ruines et trop près de nos morts. Je pense que nous sommes trop près de tout cela pour que, quand nous parlons de la paix et de la collaboration, ce ne soit pas dans un grand sentiment de sincérité et de vérité.

Ce qui m'épouvante, c'est que je me rends compte qu'à l'heure actuelle, l'humanité sait ce qu'elle devrait faire pour être sauvée, que l'humanité voudrait le faire, mais son destin - son destin tragique - est qu'il semble qu'elle soit incapable de le faire.

Prenons un nouveau départ !

Au moment où commence cette troisième session, nous devrions essayer, maintenant que nous avons touché le fond de nos illusions, de faire quelque chose.

Ah, nous ne devons pas être trop ambitieux. Nous ne devons pas tenter tout de suite, maintenant, de redresser complètement une situation que nous avons laissé se détériorer depuis des années.

Mais nous devrions nous acharner, dans le cadre de notre besogne actuelle, dans le cadre de cette troisième session, à résoudre certaines questions.

Et nous devrions commencer par un coup d'éclat. Nous devrions commencer par un compromis.

Ah, je sais bien que l'on n'aime pas entendre de certains côtés, le compromis. Mais comment s'entendre ? Mais comment réussir à bâtir quand on est si différent les uns des autres, sans chercher tout de même à travers ces divergences, ce qui peut nous unir ?

Et j'ai fait une constatation : notre ordre du jour est abominablement chargé. Entre parenthèses, je crois vraiment que notre Société s'occupe de trop de choses et essaie de résoudre trop de problèmes secondaires. Ne ferait-elle pas mieux de s'acharner à résoudre les problèmes essentiels et les problèmes immédiats qui se posent ?

Peut-être suis-je naïf, mais tout de même dans ce que je vais dire, y a-t-il une part de proposition raisonnable.

D'un côté de cette Assemblée, on déteste tout ce qui est révision de la Charte. On déteste toutes les discussions sur le veto et on semble craindre que ceux qui défendent un système différent du système existant cherchent à créer une situation qui ferait que certains pays se trouveraient toujours dans la minorité.

Je ne crois pas, je le dis franchement, je ne crois pas que cette crainte soit vraie. Je crois qu'elle est exagérée. Et je sais dans cette Assemblée de multiples délégations qui aimeraient, à certain moment, se rapprocher des thèses qui sont présentées, par certains pays, si vraiment ces thèses paraissaient raisonnables et défendables.

Mais qu'importe. Bien que je pense que la crainte soit vaine, je comprends qu'elle puisse exister.

Et que diriez-vous si nous vous disions : Eh bien ! quoique nous sommes intimement persuadés que la Société ne pourra fonctionner que lorsqu'elle sera révisée, qu'elle ne pourra fonctionner que quand l'abus du veto aura été extirpé, nous allons renoncer à ces idées qui nous sont chères.

Nous allons faire avec vous un nouvel effort, un nouvel effort pour appliquer la Charte telle qu'elle a été établie à San Francisco.

Nous allons renoncer à quelque chose que nous considérons comme essentiel, à une seule condition : c'est que vous, de votre côté, vous promettiez vraiment de collaborer à l'exécution de la Charte.

Collaborer à l'exécution de la Charte dans sa lettre, mais surtout collaborer à l'exécution de la Charte dans son esprit.

Cela veut dire que vous ne vous opposerez plus systématiquement et sans raison à l'admission de nouveaux membres.

Cela veut dire que vous n'écarterez plus de la famille des Nations Unies des pays qui ont le droit d'y entrer aujourd'hui.

Cela veut dire que lorsque, après mûre discussion, une recommandation sera faite aux pays faisant partie de l'organisation, vous accepterez d'y souscrire.

Car nous avons besoin de vous pour réussir dans notre tâche et nous vous demandons de ne pas saboter notre travail.

Faisons cet effort. Acceptez notre sacrifice. Promettez-nous votre collaboration loyale.

Essayons de prendre un nouveau départ...

Et, si nous le prenons, en essayant de nous rapprocher, en essayant de nous comprendre, alors la flamme qui nous brûlait à San Francisco rejaillira claire et vivante. Alors nous pourrons de nouveau espérer dans les destinées du monde.

Prenons ce nouveau départ ensemble. Il n'est pas trop tard...

Il n'est pas trop tard, mais il est temps.

Paul-Henri Spaak